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Industrie

Sonatrach et la congolaise SNPC étendent leur partenariat

Sonatrach et la congolaise SNPC étendent leur partenariat
  • Publiémai 28, 2024

L’appui de la compagnie algérienne permettra au Congo de lancer de nouvelles activités, y compris dans le raffinage, et d’affirmer ses ambitions dans le GNL.

 

La compagnie pétrolière nationale algérienne Sonatrach et son homologue congolaise, la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), renforcent leur engagement intra-africain dans le secteur de l’énergie. En s’appuyant sur les forces des deux organisations pour stimuler la production d’énergie, la formation du personnel et les capacités de raffinage dans la région, leur partenariat est prêt à contribuer au développement des ressources pétrolières et gazières de l’Afrique pour renforcer la sécurité énergétique et la croissance économique, se félicite la Chambre africaine de l’Énergie (AEC).

« La demande de gaz naturel en Afrique devrait culminer d’ici 2035 et rester la principale source de production d’énergie jusque dans les années 2050. Pour plusieurs industries africaines, le gaz est également susceptible de rester ou de se développer en tant que combustible de choix. »

Le 21 mai, une délégation de haut niveau de Sonatrach, conduite par le PDG Rachid Hachichi, a visité le siège de la SNPC à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Cette réunion stratégique a marqué une étape cruciale dans le renforcement des relations entre les deux géants de l’énergie. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines clés d’intérêt mutuel qui promettent d’apporter des avantages significatifs aux deux parties.

PDG Sonatrach et SNPCLa réunion visait à assurer une collaboration commerciale, technique et technologique dans le développement des ressources en hydrocarbures des deux pays, tout en soutenant l’échange d’études de recherche et de développement afin d’optimiser les activités du secteur. Les deux parties ont également souligné leur engagement à faciliter la collecte de données et le partage des meilleures pratiques, tout en soutenant un large éventail d’initiatives de renforcement des capacités.

Le partenariat prévoit également d’établir la présence de Sonatrach au Congo par le lancement d’activités sur de nouveaux permis. Cette démarche permettra non seulement de renforcer l’empreinte de Sonatrach dans la région, mais aussi de contribuer au développement du secteur en amont, pour le Congo. « Cette collaboration devrait attirer de nouveaux investissements et créer des emplois, favorisant ainsi le développement du contenu local et stimulant la croissance économique », juge l’AEC.

 

Échanges de bons procédés

Enfin, la visite a permis aux deux entités de discuter des récents développements du marché, y compris des mises à jour de la Congolaise de raffinage, une raffinerie située à Pointe-Noire qui s’enorgueillit d’une capacité de 600 000 tonnes de pétrole par an et couvre 60 % à 70 % de la demande de produits pétroliers raffinés du pays. La raffinerie a récemment fait l’objet d’une révision des unités de production qui a permis de moderniser et d’augmenter ses installations et sa capacité de raffinage.

Un aspect essentiel du partenariat entre la SNPC et Sonatrach est le partage de la vaste expérience de Sonatrach dans la production, la valorisation et l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL). La compagnie algérienne, leader mondial dans le domaine du GNL, fournira des informations et des bonnes pratiques qui pourront être adoptées par la SNPC pour optimiser ses opérations, alors que le Congo cherche à devenir un exportateur de GNL de premier plan et un fournisseur clé de l’Europe.

En fin d’année 2023, plusieurs protocoles entre les deux groupes avaient jeté les bases d’une collaboration dans les domaines de l’exploration et de la commercialisation des hydrocarbures, en vue de maximiser les chaînes de valeur des hydrocarbures des deux pays. Le pacte vise à renforcer le développement, le transport, la transformation, la distribution et la fourniture de produits pétroliers, ainsi que l’échange d’expertise, le développement des compétences professionnelles et la formation du personnel de la SNPC par Sonatrach.

NJ Ayuk
NJ Ayuk

« La stratégie de la SNPC et de Sonatrach accorde une grande importance au rôle joué par le gaz naturel qui, au cours des cinq dernières décennies, a connu une croissance constante et est devenu une source d’énergie essentielle dans le monde entier. L’Afrique en aura besoin pour son industrialisation et pour lutter contre la pauvreté énergétique.

Sonatrach est bien avancée dans la monétisation du gaz et voit clairement le rôle que joue le gaz dans la transition énergétique. Il émet deux fois moins de dioxyde de carbone que le charbon et, dans de nombreux cas, il est moins cher que le charbon ou le pétrole comme source d’énergie », commente NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie.

 

Des visionnaires

En effet, « la demande de gaz naturel en Afrique devrait culminer d’ici 2035 et rester la principale source de production d’énergie jusque dans les années 2050. Pour plusieurs industries africaines, le gaz est également susceptible de rester ou de se développer en tant que combustible de choix, en raison de son abondance et de sa rentabilité par rapport à d’autres sources d’énergie », poursuit le lobbyiste. Qui juge qu’ici, « les dirigeants de la SNPC et de Sonatrach sont visionnaires dans leur réflexion sur le commerce intra-africain de l’énergie ». Car il existe un énorme marché en Afrique, ainsi qu’un marché d’exportation, qu’ils vont diriger. « Le plan directeur gazier de la SNPC offre des possibilités d’investissement et de partenariat de classe mondiale. »

@AB 

Écrit par
Paule Fax

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