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Industrie

Rainbow fait appel à OCP dans les terres rares

Rainbow fait appel à OCP dans les terres rares
  • PubliéAugust 23, 2022

OCP rejoint Rainbow Rare Earths dans son prometteur projet de terres rares Phalaborwa en Afrique du Sud. Les deux groupes, ainsi que l’université polytechnique Mohammed VI vont assurer en commun la R&D de procédés optimaux d’extraction des éléments de terres rares, à partir de gisements de phosphogypse.

 

Rainbow Rare Earths a conclu un accord-cadre avec OCP, le premier producteur marocain de produits à base de phosphate, et l’Université polytechnique Mohammed VI, afin de poursuivre en commun l’étude et le développement de la technique optimale d’extraction des éléments de terres rares du phosphogypse. L’université marocaine est fortement axée sur la science, la technologie et l’innovation, rappelle le groupe minier de droit britannique.

Le phosphogypse, en tant que sous-produit de la production d’acide phosphorique – la spécialité de OCP – contient des terres rares. OCP, ainsi que les recherches innovantes menées par l’université marocaine, ont accumulé des actifs de propriété intellectuelle, un savoir-faire et une expertise significatifs dans le domaine du traitement de ce composant, juge-t-on chez Rainbow.

Le groupe minier compte sur la volonté des pays occidentaux, en particuliers européens, de réduire leur dépendance à la Chine en matière de terres rares, pour trouver de nouveaux débouchés.

En Afrique du Sud, la société minière conduit Phalaborwa, un projet de 38,3 millions de tonnes titrant 0,43% d’oxyde de terre rare contenue dans les résidus de phosphogypse d’une mine de phosphate désaffectée. Voici un an, Rainbow a lancé une étude de faisabilité concernant Phalaborwa. Sans attendre ses résultats, le groupe a conclu un accord avec l’américain K-Technologies, une société spécialisée dans les technologies de traitement, pour utiliser son procédé de séparation des terres rares.

Il s’agit, juge Rainbow, d’« une opportunité synergique de développement conjoint », compte tenu de l’expertise et de la propriété intellectuelle que la société en matière d’extraction et de traitement des terres rares, acquises grâce aux travaux réalisés à ce jour à Phalaborwa. Le groupe utilise la technologie de séparation sous licence de K-Technologies, tandis que de leur côté, OCP et l’université polytechnique Mohammed VI apportent leur expertise respective, y compris des technologies de séparation complémentaires adaptées.

 

De nouveaux développements

Les partenaires ont l’intention de développer la voie optimale pour l’extraction des terres rares du phosphogypse, et le traitement ultérieur de ces terres rares en éléments séparés. Ils ont l’intention de travailler ensemble au développement de l’extraction à l’échelle pilote et industrielle des terres rares du phosphogypse.

George Bennett, PDG de Rainbow Rare Earths, se dit « ravi » de conclure cet accord « avec des partenaires aussi innovants » ; « nous pensons que leur connaissance significative du traitement du phosphogypse s’accorde bien avec notre propre expertise technique dans le traitement des terres rares ».

Reconnaissant l’énorme potentiel du phosphogypse en tant que source précieuse de terres rares, Rainbow se concentre sur l’obtention d’opportunités de collaboration et de partage d’expertise, ainsi que sur l’accès à de nouveaux approvisionnements.

Déjà, Rainbow identifie des projets mondiaux où la technologie pourrait être utilisée pour débloquer d’autres sources de terres rares à partir du phosphogypse. Ce 23 août, la société minière a dévoilé un rapport technique préliminaire qui fait état de fortes économies de coûts en capital et en fonctionnement pour l’extraction de ce produit à Phalaborwa. Ce qui est de bon augure avant la divulgation du rapport économique, attendu au plus tard début octobre. Le schéma de traitement, mis au point avec K-Technologies, représente une percée en permettant l’extraction économique des éléments de terres rares du phosphogypse, ce qui était jusque-là difficile, révèle Rainbow.

« La réussite de la transition mondiale vers une énergie propre dépend d’une augmentation considérable de l’approvisionnement en matériaux critiques tels que le NdPr (néodyme-praséodyme), nécessaire à la technologie des aimants permanents, et nous explorons donc continuellement la meilleure façon de produire des terres rares de manière responsable à partir de sources secondaires, ce qui élimine un temps, un risque et un coût significatifs du calendrier global du projet. »

En travaillant avec K-Tech, « nous avons continuellement vu des possibilités de raffinement et d’optimisation au fur et à mesure du développement du schéma de traitement », explique George Bennett.

Le groupe minier compte sur la volonté des pays occidentaux, en particuliers européens, de réduire leur dépendance à la Chine en matière de terres rares, pour trouver de nouveaux débouchés.

@AB

 

Écrit par
Laurent Soucaille

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