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Industrie

Les technologies vertes s’adaptent aux besoins énergétiques

Les technologies vertes s’adaptent aux besoins énergétiques
  • Publiédécembre 12, 2023

Alors que l’attention du monde se porte sur l’optimisation de la consommation d’énergie et la réduction des émissions de CO₂, la durabilité des composants utilisés dans les projets d’énergie renouvelable devient primordiale.

 

La capacité de production d’énergie renouvelable en Afrique subsaharienne devrait presque doubler d’ici à 2027 (International Energy Agency, 2022), avec l’ajout de plus de 40 GW provenant de sources d’énergie alternatives. Plus de 60 % de cette croissance proviendra de l’Afrique du Sud, en grande partie grâce à son programme de producteurs indépendants d’énergie renouvelable (REIPPP). Cependant, comme l’attention du monde se porte de plus en plus sur l’optimisation de la consommation d’énergie et la minimisation des émissions de CO₂, la durabilité des composants utilisés dans les projets d’énergie renouvelable devient primordiale.

Le gouvernement sud-africain a annoncé, ce 12 décembre, une augmentation de la production d’énergie nucléaire, pour l’heure marginale dans le pays.

Andrew Dickson, directeur de l’ingénierie chez CBI-electric : low voltage, souligne que malgré leur nature écologique, toutes les technologies de production d’électricité, y compris les énergies renouvelables, émettent des gaz à effet de serre au cours de leur cycle de vie. « L’empreinte carbone des énergies renouvelables peut varier de 11 à 740 grammes d’équivalent CO₂ par kWh. Par conséquent, pour parvenir à une véritable durabilité, il est impératif d’adopter des technologies avancées et plus écologiques partout où cela est possible. »

Panneaux solaires

Et de citer en exemple : « Quelque chose d’aussi anodin qu’un disjoncteur devrait être pris en compte lors de la détermination de l’empreinte carbone d’une installation. Bien qu’ils soient essentiels à la protection des installations électriques, ils consomment de l’énergie électrique en fonctionnement normal et, bien qu’il s’agisse de dispositifs passifs, ils contribuent aux émissions de CO₂. » En outre, cette consommation d’énergie passive se traduit en fin de compte par des coûts monétaires. Compte tenu de la demande croissante de disjoncteurs basse tension à mesure que les projets d’énergie renouvelable se développent en Afrique du Sud et sur le continent, « il est essentiel de réduire ces émissions et ces coûts financiers tout en obtenant une efficacité maximale du système d’énergie renouvelable ».

À cette fin, l’ingénieur recommande de privilégier les disjoncteurs magnéto-hydrauliques (Hy-Mag) par rapport aux disjoncteurs magnéto-thermiques dans les projets d’énergie renouvelable. Les disjoncteurs Hy-Mag utilisent le flux magnétique pour commuter, en s’appuyant sur la relation entre le flux de courant et les spires de la bobine pour créer la force de déclenchement nécessaire. En revanche, les disjoncteurs magnétothermiques nécessitent le chauffage d’un mécanisme de bande bimétallique qui, par nature, consomme plus d’énergie électrique. Un atout, en matière de pertes d’énergie totales et d’émissions de carbone.

« En adoptant des solutions plus écologiques et plus efficaces sur le plan énergétique, l’industrie peut réduire les émissions de carbone, améliorer l’efficacité énergétique et garantir le succès à long terme des installations d’énergie renouvelable. À l’heure où l’Afrique subsaharienne et le monde entier s’orientent vers un paysage énergétique plus durable, ces innovations sont essentielles pour susciter des changements positifs », conclut Andrew Dickson.

 

PF, avec agence APO Afrique.

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En bref

L’Afrique du Sud mise sur le nucléaire

Le gouvernement sud-africain a annoncé, ce 12 décembre, une augmentation de la production d’énergie nucléaire, pour l’heure marginale dans le pays. En effet, l’Afrique du Sud ne compte qu’une seule centrale, celle de Koeberg, près du Cap ; laquelle ne fonctionne qu’à moitié de sa capacité. La deuxième unité vient d’ailleurs d’être fermée pour maintenance.

C’est pourquoi le gouvernement a lancé des discussions avec « plusieurs fournisseurs » afin d’acquérir de nouvelles centrales. Le pays se réserve le choix entre des réacteurs conventionnels et de petits réacteurs modulaires, moins puissants mais moins coûteux. Les premières unités de production pourraient entrer en activité en 2032-2333. Cette « étape importante », pour reprendre les mots du ministre de l’Electricité, Kgosientsho Ramokgopa, devrait apporter une capacité de production supplémentaire d’électricité de 2 500 MW.

L’Afrique du Sud fait face, depuis de nombreuses années, à de multiples coupures d’électricité qui affectent l’économie et exaspèrent les citoyens. Le réseau de centrales électriques de la compagnie Eskom est vieillissant et mal entretenu.

La centrale nucléaire de Koeberg (Afrique du Sud)
La centrale nucléaire de Koeberg (Afrique du Sud).

La Corée du Sud propose ses centrales nucléaires

@AB

 

 

Écrit par
Paule Fax

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