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African Business

Climat des affaires : Cultiver l’excellence au Togo

L’usine contribue à augmenter et à sécuriser le revenu de 10 000 producteurs, dont 40% de femmes, avec, à la clef, la création de 250 emplois. Notons également la construction de l’usine de transformation agro-alimentaire Delice, qui permet une production annuelle de 2 000 tonnes de jus d’ananas. L’infrastructure a nécessité un investissement de près de 1,5 million de F.CFA, créant 60 emplois directs.

Des progrès spectaculaires

D’autres projets d’envergure sont en cours, comme l’implantation du groupe Dangote dans la production de fertilisants et de ciments. Le Togo attend des investissements massifs dans le domaine des énergies renouvelables, comme un projet de centrale électrique de 65 MW.

Sur ce point, Sandra Johnson s’est voulue rassurante et proactive. La ministre-conseillère a promis l’accompagnement du gouvernement pour soutenir les entreprises. Des mesures d’aide seront annoncées très prochainement, afin de préserver le tissu commercial et industriel.

L’investissement serait de 64 milliards de F.CFA (97,5 millions d’euros). Selon Éric Galley, économiste à la CCA, le Togo, pour mettre en œuvre son plan de développement (PND 2018-2022) a besoin d’un financement de 4,6 milliards F.CFA (7 millions d’euros) dont 65%, soit environ 3 000 milliards de F.CFA, sont attendus du secteur privé. Pour cela, il faut continuer à améliorer le climat des affaires, a confirmé la ministre-conseillère.

Éric Galley a rappelé les progrès réalisés par le Togo portés par ses réformes, notamment les 59 places gagnées en deux ans dans le Doing Business, passé du 156 au 97e rang. Le pays vise une nouvelle amélioration de ce rang dans le prochain classement et juge possible une place dans les 50 pays les plus attractifs.

Pour cela, il faudra tant travailler sur les critères où le pays est encore en retard que sur les critères où il a déjà accompli les principaux efforts. Par exemple, le Togo est passé très rapidement à la 15e place mondiale sous le critères de la facilité à créer son entreprise.

Ce, à la faveur de cinq principales dispositions : la lourde procédure de consultation du nom ou de la raison sociale pour vérifier son antériorité est supprimée. La plateforme centralisée de création d’entreprise permet d’identifier immédiatement si une raison sociale est déjà utilisée. De même, le coût de création d’entreprise a été réduit de 1 000 F.CFA, uniquement par la suppression des droits de timbre.

Le 2 mars 2020, le gouvernement a décidé la suppression des frais d’annonces légales sur le site du Centre de formalités des entreprises qui s’élevaient également à 1 000 F.CFA jusque-là. Il y a quelques mois encore, ces frais étaient de 62 000 F.CFA…

De plus les délais de création d’entreprises ont été considérablement réduits, depuis que Master Card et Visa permettent le transfert des frais afférents. D’autres procédures sont accélérées, à la faveur notamment de l’interconnexion de bases de données (Registre du commerce, etc.).

Reste une inconnue conjoncturelle : face à la crise sanitaire mondiale liée à l’épidémie Covid-19, le Togo s’attend à un ralentissement de la croissance économique, cette année.

Sur ce point, Sandra Johnson s’est voulue rassurante et proactive. La ministre-conseillère a promis l’accompagnement du gouvernement pour soutenir les entreprises. Des mesures d’aide seront annoncées très prochainement, afin de préserver le tissu commercial et industriel.

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