x
Close
African Business

Favoriser la sécurité alimentaire grâce aux normes de conformité

Favoriser la sécurité alimentaire grâce aux normes de conformité
  • Publiédécembre 1, 2023

Soutenir l’agriculture sur le continent, c’est aussi permettre aux drones et aux satellites de cartographier la fertilité, d’augmenter la production et d’optimiser les engrais et les pesticides. Et d’établir en conséquence des normes de certification.

 

Lors de la récente Foire commerciale africaine (IATF) qui s’est tenue en Égypte, Bureau Veritas, leader mondial des services d’essai, d’inspection et de certification, a partagé son expertise en matière de productivité agricole et de commerce.

Ainsi Bertrand Martin, premier vice-président de Bureau Veritas Africa et président du Conseil des essais, inspections et certifications (TIC) pour l’Afrique, a-t-il évoqué la sécurité alimentaire grâce à la productivité agricole et au commerce intra-africain. Expliquant comment une structure comme la sienne aide les producteurs agricoles à garantir la productivité, la sécurité alimentaire et l’accès aux marchés grâce à une série de services allant de la ferme à l’assiette.

Tout d’abord, en amont, la cartographie de la fertilité est fondamentale pour les zones inexploitées afin de déterminer les cultures appropriées, ce qui est important pour déterminer les types de cultures qui pousseront le mieux dans la zone concernée. Des services tels que l’analyse des sols permettent d’y parvenir.

Le Maroc a été élu à l’unanimité, le 30 novembre 2023 à Rome, coordonnateur de l’Afrique au sein du Comité exécutif du code alimentaire (Codex).

Deuxièmement, il est important de garantir la qualité et la quantité de la production. Bureau Veritas, de son côté, aide ses clients grâce à la cartographie des cultures par satellite, qui permet de suivre la productivité de chaque zone. « Nous sommes en mesure d’indiquer s’il faut plus ou moins d’eau, ce qui est inestimable dans la chaîne d’approvisionnement. Nous devons lier le développement agricole de l’Afrique à des pratiques durables afin de garantir la pérennité de la sécurité alimentaire des populations », explique Bertrand Martin.

Les exigences en matière de sol, d’eau, de pesticides et d’engrais, ainsi que les tests hydrologiques, sont autant d’éléments qui déterminent le type de culture possible dans une région donnée. Le changement climatique a également eu un impact sur les processus de fertilisation et d’irrigation. Enfin, l’analyse du sol est décisive pour déterminer la teneur précise en éléments et en nutriments du sol. « En la comparant aux besoins de la plante, il est possible d’établir une stratégie d’apport optimale. Elle définit la bonne dose à appliquer au bon endroit et au bon moment. »

 

Des tests pour répondre aux normes mondiales

Bureau Veritas a collaboré avec Afreximbank pour développer le Centre africain d’assurance qualité (AQAC) au Nigeria, un laboratoire d’essai de pointe, afin de garantir la qualité des produits agricoles et d’aligner les normes des produits fabriqués en Afrique sur les meilleures pratiques internationales. Alors que la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) devient une réalité, les gouvernements et les entreprises doivent connaître les normes et les réglementations relatives aux produits afin de protéger les commerçants et la société, et de créer un environnement sûr pour l’exportation de marchandises dans les pays d’Afrique et à l’étranger. Pour assurer la durabilité de l’avenir, il est essentiel que les produits agricoles soient cultivés en Afrique, pour l’Afrique, et exportés à l’étranger dans le respect des normes mondiales les plus strictes.

Lors de l’IATF, les panélistes ont unanimement soutenu l’idée que le produit Made in Africa est aussi facilement respecté et reconnu à l’échelle internationale que n’importe quelle autre marque. En outre, les intervenants se sont accordés sur la nécessité d’une cohérence des normes dans tous les domaines afin de garantir la confiance des consommateurs. À cette fin, le Bureau Veritas a évoqué la nécessité de veiller à ce que les produits soient testés conformément aux normes internationales afin d’être acceptés sur les marchés mondiaux.

Bertrand Martin, de Bureau Veritas.
Bertrand Martin, de Bureau Veritas.

Les experts ont souligné le besoin vital de développement des infrastructures et d’un solide système de transport ferroviaire pour assurer l’intégration transfrontalière et régionale, essentiels à la croissance du secteur agricole. Ainsi que le besoin urgent de corridors économiques et de zones économiques spéciales pour encourager l’ensemble de la chaîne de valeur et compléter le processus « de la ferme à la table ».

Il semble également nécessaire de soutenir l’éducation et le développement des talents, en créant des partenariats avec des universités et en lançant des programmes d’apprentissage dans de nombreux pays africains pour soutenir les ingénieurs, les hydrologues, les chimistes et autres, garantissant ainsi des ressources et des talents locaux pour soutenir le secteur des TIC.

« Agir au niveau local, penser au niveau mondial. Nous aspirons à une vision internationale de la conformité, de la qualité et de l’harmonisation des normes des produits. C’est ainsi que nous cultiverons un environnement de confiance, où les citoyens pourront acheter des marques alimentaires locales de qualité, fabriquées en Afrique pour sa population et exportées en Afrique et dans le monde pour la consommation internationale », a conclu Bertrand Martin.

*****

 

En bref

Le choix du Maroc à la FAO

 

Le Maroc a été élu à l’unanimité, le 30 novembre 2023 à Rome, coordonnateur de l’Afrique au sein du Comité exécutif du code alimentaire (Codex). Une élection saluée comme une « avancée significative non seulement pour le Maroc, mais également pour l’ensemble du continent africain, dans le domaine de la sécurité alimentaire et du commerce international ».

Intervenue dans le cadre des travaux du Codex à la FAO, cette élection reflète « la crédibilité dont jouit le Royaume en matière de sécurité des produits alimentaires, ainsi que ses capacités à défendre les intérêts de l’Afrique », indique la Mission permanente du Royaume à Rome, dans un communiqué.

@AB

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *