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African Business

Le monde selon Tidjane Thiam

Comment faut-il aujourd’hui traiter la dette africaine ?

Sur le long terme, la seule solution à la dette est la croissance et celle-ci viendra des éléments dont je viens de vous parler. Regarder la dette, c’est souvent regarder le symptôme plutôt que le mal. La dette n’est pas mauvaise en soi si on a assez de croissance et qu’on la rembourse. Tous les États qui ont fait leur décollage économique se sont endettés à un moment parce qu’ils avaient besoin d’un capital supérieur à leurs capacités d’épargne propre.

L’obsession, ce doit être la croissance économique. Dans ce contexte, il faut à tout prix obtenir une meilleure mobilisation des ressources domestiques des économies africaines. Le développement d’institutions financières locales et en particulier celui de systèmes de retraite par capitalisation, compte tenu de la jeunesse de la population sur le continent, sont essentiels pour financer et stimuler l’investissement.

La croissance économique est un impératif d’autant plus important pour l’Afrique que la croissance démographique y est très élevée. C’est un peu moins le cas maintenant, mais à l’époque où il y avait 3,8% de croissance démographique en Côte d’Ivoire, chaque année où la croissance économique annuelle était inférieure à 4%. On reculait ! C’est quand même extraordinaire alors qu’avoir 4% de croissance est une très bonne performance économique. Cette pression supplémentaire en Afrique est réelle mais, la Chine l’a montré, il est possible d’avoir une croissance explosive et ce pendant longtemps.

 

Pourriez-vous donner un mapping personnel des pays qui sont en train de trouver leur trajectoire et une méthode ?

Je ne veux pas décerner de bons et de mauvais points entre les pays. Des choses sont en train de se faire qui marchent. Pour ce qui est des opportunités, il faut commencer par l’agriculture parce que l’une des premières opportunités économiques reste tout de même de nourrir les êtres humains, surtout dans le contexte d’une urbanisation croissante. Vous pouvez voir un grand dynamisme dans toute la filière agricole.

Les paysans africains suent sang et eau pour produire une récolte agricole dans un environnement très hostile où, bien souvent, de 40 à 60% de cette récolte est détruite par les insectes ou pourrit bord champ. Nous pouvons dégager des gains énormes à faire tout le long de la chaîne de production agricole. Il y a beaucoup d’entreprises qui se sont créées dans ce domaine. Par exemple, il y a souvent des tensions en Afrique de l’Ouest entre éleveurs et cultivateurs. Un jeune entrepreneur ivoirien fait des mini-moulins qui permettent de transformer le surplus de la production agricole en aliments pour le bétail. Subitement, cette entreprise a créé une situation gagnant-gagnant. La récolte du cultivateur, qui pourrissait, est à présent valorisée. L’éleveur qui était toujours en conflit avec lui est content parce qu’il peut à présent nourrir son bétail. C’est cela que j’ai à l’esprit quand je parle d’innovation, de capital humain, de créativité. Cette idée vient d’un ingénieur ivoirien. Il était dans la région qu’il connaît et où il a des amis. La combinaison du savoir et de la connaissance locale conduit nécessairement à des innovations qui améliorent les choses. Dans tout le domaine agricole, il y a des opportunités extraordinaires. En ville aussi.

En Égypte, on trouve des entreprises qui se développent beaucoup dans la livraison de proximité. Les services financiers sont un autre domaine où l’on sait très bien qu’il y a un problème majeur des financements des PME quand il s’agit de petits prêts, de l’ordre de 1 000 à 3 000 $. De nombreuses solutions numériques se mettent en place. Au Nigeria, j’ai parlé à des promoteurs qui font des prêts basés sur des recommandations et qui subissent moins de 1% de perte. Tout cela est fait de manière numérique en profitant de l’expansion des téléphones cellulaires.

Il existe une infinité d’opportunités d’investissement ! Un des aspects les plus intéressants chez toutes ces entreprises africaines qui gagnent, c’est qu’elles sont en train de s’étendre à 10, 14, 20 pays. Il y a une contagion du succès quand elles arrivent à réussir quelque chose. Cela se fait par osmose, sans grande déclaration ni grande conférence mais au raz du terrain.

 

On sent en vous cette connaissance intime de la réalité. Êtes-vous tenté de basculer dans la politique ? 

Non, je préfère vraiment m’en tenir, pour l’instant, à ce que je connais. Je suis assez occupé comme cela et j’arrive à parler à tout le monde et à être écouté, ce qui est un avantage. Mon objectif pour l’instant est d’avoir de l’influence. Pour le reste, l’avenir nous le dira.

 

Avez-vous envie aujourd’hui d’écrire vos Mémoires, de conceptualiser et, surtout, de pousser plus loin cette vision analytique du monde ?

Oui, je travaille à quelque chose. Je crois que nous devons nous efforcer de poursuivre une tradition bien africaine, qui consiste à ce que les plus âgés partagent leur expérience avec les plus jeunes. J’ai beaucoup appris dans ma vie de mes lectures et j’espère ne jamais arrêter jusqu’au jour où je quitterai la planète. Tenez, je lis actuellement Homo Migrans, de la sortie de l’Afrique au grand confinement. Un livre extraordinaire et fascinant de Jean-Paul Demoule, très érudit, où il explique que nous sommes tous des descendants de migrants. Il donne une statistique que j’ignorais : à travers les âges et partout dans le monde, seuls 3% des êtres humains migrent. 97% des êtres humains meurent là où ils sont nés. C’est une statistique sur la très longue durée.

J’encourage tous ceux qui ont une expérience à écrire pour la partager. Pendant longtemps, j’étais dans l’action et me disais ce que disent les Anglo-Saxons : « Les actes parlent plus haut que les mots ». J’arrive à une position plus nuancée aujourd’hui, avec peut-être un meilleur équilibre entre « l’action » et « les mots »

Avec votre connaissance des continents, quel est celui qui vous a le plus inspiré ?

C’est juste une affaire de circonstances. Je pense que, si j’avais vécu au XIXe siècle, Cela aurait été l’Amérique. Le XXe siècle aura été largement, dans sa seconde moitié, le siècle de la Chine. L’échelle de cette transformation est sans pareil et sans précédent. Ezra Vogel, le plus grand spécialiste américain de la Chine, décrit par le menu la transformation que Deng Xiaoping a réussie et dit que jamais un être humain n’a permis la sortie de la pauvreté d’autant d’êtres humains. Je pense que c’est vrai : 700 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté. Quand je suis allé en Chine pour la première fois en 1984, on n’y mangeait pas à sa faim. La Chine avait 259 milliards $ de PIB pour 1,2 milliard d’habitants. Ce pays crée aujourd’hui 17 000 milliards $. Cette transformation a des implications extrêmement profondes pour tout le monde. Personne dans le monde ne peut penser ne pas être touché par un changement aussi majeur dans la répartition du pouvoir économique sur notre planète.

Les défis sont nombreux. Ce que nous avons, nous Africains, face à ces défis, c’est notre intelligence, nos capacités, nos émotions, notre détermination et nos convictions. C’est le seul matériau que nous avons pour travailler. Cette question de l’investissement dans les hommes, les femmes et les enfants est au cœur de tout. Nous ne pourrons nous en sortir que par cela.

On oublie aujourd’hui que, dans les années 1970, l’Asie était considérée comme un vaste désastre. On déplorait les guerres du Vietnam, du Cambodge et du Laos, les coups d’État des Philippines et de la Thaïlande. Beaucoup de gens croyaient alors plus en l’Afrique qu’en l’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui, c’est un océan de prospérité. J’ai eu la chance de rencontrer Lee Kuan Yew pendant quelques heures que je n’oublierai pas. Il m’a dit : « L’objectif de Singapour est de répandre la prospérité. » Il n’y avait au début que les quatre Tigres que sont la Corée du Sud, Taiwan, Singapour et Hong Kong, des exceptions dans un océan de misère. Regardez à présent le Vietnam où je suis allé très souvent, la Thaïlande, les Philippines et la Malaisie. Tous sont extraordinaires.

27 réponses à “Le monde selon Tidjane Thiam”

  1. Author Thumbnail Diagana dit :

    Quelle belle présentation ! T. Thiam toujours à la hauteur.
    Mentor de la jeunesse Africaine. Nous sommes nous mêmes et nous le resterons. Est oui bientôt le monde cherchera à nous imiter et ils pourront garder leurs leçons pour eux mêmes.
    Merci!

    Diagana Mohamed
    Analyste Financier

  2. Author Thumbnail Ziago dit :

    Trop cool. Merci

  3. Author Thumbnail Lacina OUATTARA dit :

    C’était fabuleux et hautement inspirant !
    Tidiane Thiam comme je l’ai toujours aimé. Bravo et merci Hichem Ben Yaïche !

  4. Author Thumbnail Honoré dit :

    Bonjour très chère président vous êtes Pour moi et toute l’Afrique l’ incarnation d’une génération nouvelle celle dont l’Afrique a tant attendu dite seulement un mot et cette Afrique consciente se tiendra debout comme un seul homme pour vous mener a la magistrature suprême en Côte d’Ivoire
    technicien a EDF France

  5. Author Thumbnail Oumar DIOP dit :

    Très bel interview!
    Tidiane inspire de par sa sérénite, sa compréhension globale du monde et son expérience très diversifiée. Ça donne envie de lire ses mémoires et d’en faire un livre de chevet qui permettra d’éclore le talent qui dort en chacun de nous 😂😂

  6. Author Thumbnail F. ALLAMBA dit :

    Une source d’inspiration véritable. Mr Thiam est plus que le café pour moi. Juste merci.

  7. Author Thumbnail Mamadou YODA dit :

    Merci à T. Thiam
    Nous avons les conclusions de toute une vie d’expériences ! Merci pour ce partage et surtout la conclusion principale: Investir dans l’humain pour faire de l’Afrique, ce continent qui va étonner le monde.
    Yoda M

  8. Author Thumbnail Koné Hotien Auguste dit :

    Interview édifiante comme d’habitude avec Tidiane Thiam. L’Afrique n’est pas « une » mais plutôt diverse. C’est pertinent et les solutions aux problèmes doivent en tenir compte. La distinction entre le hard et le soft est à propos. On ne doit pas se limiter aux réalisations d’infrastructures pour prétendre que l’on se développe si c’est pour s’endetter, sans parvenir à les maintenir surtout dans la durée et sans les hommes et
    organisations pour les gérer. Il faut donc des compétences pour créer, entretenir et maintenir le cadre de l’éclosion et de la croissance des affaires. Une des solutions, ce sont ces initiatives qui se réalisent sans tambours ni trompettes et a l’échelle de plusieurs pays par des quidam entrepreneurs comme il l’a souligné. Mais pour moi, nous irions plus vite en Afrique si les décideurs et les premiers hauts fonctionnaires adhéraient a plus de réalisme et de transparence dans la conduite des affaires.
    Tidiane Thiam ferait l’affaire, mais je ne pense pas et ne souhaite pas qu’il ou d’autres comme lui viennent aux affaires dans cet environnement qui broie ou qui corrompt, ceux qui s’y essaient.
    Il faut plusieurs personnes de ce type ou que l’impulsion soit donnée par le premier leader ou les premiers, pour prendre des régions entières et ne pas se limiter au seul espace d’un pays. Merci pour cette vision.

  9. Ça vaut la peine d’être lu. C’est sûr. C’est d’une grande clarté, d’une grande vision qu’il s’agit. Derrière, il y a une trajectoire à décrypter, surtout à implémenter. Ce Monsieur a une histoire, un vécu à raconter, un message à transmettre. Je crois profondément qu’on est mieux placé à concrétiser sa propre histoire, ce que l’on pense vraiment sous un forme tangible, à HVA et à fort impact pour les gens, les citoyens, l’humanité? C’est l’inverse qu’on voit souvent sur le contient. Un livre ? Cette interview est déjà un bon tremplin pour un ouvrage de très haute facture à achever. Espérons qu’il le fera.
    A l’heure où nous sommes envahis par toutes sortes de populistes, ce texte donne du courage : tout n’est pas perdu.

    • Author Thumbnail Ahmed Elyaagoubi dit :

      Le Continent africain ne saurait évoluer et se hisser au niveau des grandes puissances qu entre Africains .
      En toute sincérité, les experts du Continent sont classés parmi les meilleurs profils en recherche ,innovation et créativité ( tout domaine confondu ).Ils doivent rentrer dans leur pays pour accroître l attractivité et le développement de leurs concitoyens par le biais de projets structurants.
      Cet article constitue un prétexte à méditer pour que tout s arrange à l ‘africaine .

  10. Author Thumbnail Mehdi Drissi dit :

    Très impressionné par la pertinence et la quintessence de votre réflexion dans sa globalité. Travaillant pour la FAO, je ne peux que m’associer à votre analyse. L’agriculture et la filière agricole sont une priorité majeure. L’ODD 2 est faim zéro en 2030. Il ne sera pas atteint. Votre exemple de situation win win entre cultivateurs et éleveurs est une source d’inspiration dans les modèles à inventer et promouvoir.

  11. Author Thumbnail coulibaly seydou sanogo dit :

    tres tres inspirant motivant et enrichissant cet entretien . T Thiam une chance pour l’Afrique. Nous sommes fier de vous.
    Merci T Thiam

  12. Author Thumbnail Boris Houenou dit :

    Oui la voix de l’Afrique s’entend partout, elle va rugir bientôt!
    Impatient de lire vos mémoires.

  13. Author Thumbnail Ndiaye iba gabar dit :

    Cet interview me requinque, solidifie mes espoirs sur l’émergence de l’afrique. Vivifiant !!

  14. Author Thumbnail THEA CECE dit :

    Une bonne présentation et schématique.Les Africains pensent que c’est le hard qui est le Developpement.Une large communication est indispensable pour un changement du comportement dans la prise des décisions de croissance du contiennent

  15. Author Thumbnail SAID HOULAD dit :

    C’est très édifiant. Le professionnel expérimenté, le Scientifique averti, l’homme de culture et de grande ouverture d’esprit, tout est bien noté.

    Le mal africain commence lorsque les africains se retrouvent aux Pouvoirs d’Etat……Ceux qui pensent que notre continent leur appartient vont déployer le rouleau compresseur et finalement leur faire faire et décider ce qu’il y a de plus nocif pour le continent et pour les africains.

    Beaucoup avant lui ont été présentés avec ces mêmes superlatifs. Au finish, ce sont de grosses confusions mélangées de désillusion.

    Ceux qui ont besoin de lui au pouvoir vont le promouvoir pour endormir les consciences. Quand il sera aux affaires, nos rêves d’africains seront encore froissés. Ils vont le prendre en OTAGE.
    [ simple avis]

  16. Author Thumbnail Diagne Babacar dit :

    Tidiane est un modèle pour tout jeune africain.
    Il a vécu parmi les occidentaux, a su s’imposer positivement tout en gardant son Africanité.

  17. Author Thumbnail Diomande dit :

    Vraiment très inspirant ! Je croire en une jeunesse travailleuse et participative au développement de l’Afrique si l’occasion telle qu’une éducation normalement bien suivie lui est accordée.
    Merci T.Thiam

  18. Author Thumbnail Amadou Kouotou dit :

    Merci Tidiane pour ce partage. Comme vous le avez dit la situation de chacun de nous comme celle de l Afrique est la résultante d’une volonté et des circonstances.
    Les circonstances ou la volonté sont elles nos barrières (surtout pour le leadership au pouvoir)
    L’approche win win mind and heart? Source de développement comment amener les leaders au pouvoir à le promouvoir ?

  19. Author Thumbnail OLLASSA Gabin Franck. dit :

    Merci T. Thiam, je lis tous les articles vous concernant depuis vos fonctions à Prudential. Vous montrez que en tant qu’ africain vous faites la fierté de notre continent. En tant que Manager vous mettez l humain au centre de vos actions. Vous êtes un exemple pour la jeunesse africaine.
    Merci encore.

  20. Author Thumbnail Benie Ferdinand. dit :

    Merci petit fils d’un grand homme qui a fait ce pays ,la fierté des Ivoiriens et Ivoiriennes,je demande à Dieu de te la force pourque tu puisses apporter ton expérience à ton pays la Côte d’Ivoire et à la nouvelle génération, pour 2025,si tu veux, decide-toi,et tu auras le soutien de tous ceux qui pensent à un changement avec des jeunes qui ont de bonnes idées pour leur pays et sa population, bonne chance,

  21. Author Thumbnail Mahamadou Bambo Sissoko dit :

    Très inspirant frère Thiam. Je lis toujours avec avidité vos interventions. Restons nous-mêmes.

  22. Author Thumbnail Kofi FOLIKPO dit :

    J’ai retrouvé davantage d’optimisme en tant qu’Africain vivant en Suisse après avoir lu cette interview.
    Je me ferais le devoir (et avec la permission de la Rédaction du Magazine de l’Afrique) de la partager au maximum afin que cela fasse émule auprès des nôtres.
    Encore une fois tous mes Respects au Grand-Frère Thiam.
    Kofi FOLIKPO

  23. On comprend mais on fera notre mieux

  24. Félicitations Tidjane. J’ai retenu 3 points dans vos réponses: 1. qu’il faut miser sur le capital humain; la résultante de nous tous est 2. La volonté, 3.les circonstances . Oui effectivement, au fil des années, j’ai compris que L’ÉDUCATION et la TRAJECTOIRE sont les 2 principales réalités qui déterminent l’individu, c’est ce que vous avez appelé VOLONTE ET CIRCONSTANCES: Sur la VOLONTE, je pense fondamentalement que c’est à travers L’ÉDUCATION que la capacité de vouloir, cette VOLONTE dont vous faites état est CONSTRUITE, autrement dit, c’est à travers L’ÉDUCATION que les bases qui vont produire ce qui va faire dire  » JE VEUX DEVENIR, JE VEUX FAIRE CECI OU CELA, etc.), comme on dit en Wolof, la langue la plus parlée au Sénégal comme vous le savez  » Deniou koy moniale ak » en référence à la VOLONTÉ, cela veut dire ce que je viens de souligner précédemment que la VOLONTÉ est un processus de construction éducatif qui commence dès la prime enfance et qui est cultivée par la suite. Précisons bien cependant qu’il s’agit là de L’ÉDCATION EFFICACE qui est un accompagnement pluriel qui conduit inévitablement à des personnalités plurielles qui se démarquent. C’est donc très JUSTEMENT pour toutes ces raisons que je suis d’accord avec Tidjane qu’il faut miser sur le capital humain, la VOLONTÉ, un mot simple certes mais qui peut soulever des montagnes, voire faire contribuer à soulever des montagnes, l’illustration parfaite se trouve dans la reponse du balayeur au Président de la république. Merci donc cher Tidjane du partage. Afin que toutes ces réponses de hautes qualités puissent continuer à servir, PERMETTEZ moi de vous SUGGERER d’investir svp dans L’ÉDUCATION, l’éducation efficace. Il existe aujourd’hui beaucoup de créneaux, très transparents et efficaces en Afrique qui s’investit dans la construction de l’humain pour entre autre booster cette fameuse VOLONTÉ. L’ONG AIDE ET ACTION INTERNATIONALE est un exemple qui se démarque.

  25. Author Thumbnail Moussa DIARRA dit :

    Comme quoi, aucune génération ne doit désespérer de sa suivante. On dit toujours vous les jeunes de maintenant, vous ne valez rien… Or, le progrès est est l’œuvre de génération qui se succède : ceux qui ont inventé le minitel ont été suivis par ceux qui ont inventé la 5G…
    Si jetais prof de lyse, je ferai lire cette interview par mes élèves. Elle vont tous les livres d’histoire et de d’économie, de sociologie et de psychologie. Merci Hicham pour cet accouchement heureux de connaissances par un homme de son siècle, Merci à Thiam pour sa sagesse

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