x
Close
African Business

Entente parfaite entre la BAD et les États-Unis

Entente parfaite entre la BAD et les États-Unis
  • Publiéjanvier 26, 2024

Washington et la Banque africaine de développement renforcent leurs liens pour stimuler la production alimentaire, un signe de vision commune dans les ambitions qu’à l’Afrique de se nourrir elle-même.

 

« Un travail extraordinaire est réalisé pour que l’Afrique se nourrisse elle-même et pour que l’Afrique nourrisse le monde. Je suis convaincu que cela est possible », a déclaré Antony Blinken, à l’issue d’une rencontre avec le président de la BAD (Banque africaine de développement), Akinwumi Adesina. Les deux hommes se sont rencontrés, le 23 janvier 2024 au siège d’AfricaRice, un centre d’excellence panafricain pour la recherche, le développement et le renforcement des capacités rizicoles qui met en œuvre les programmes agricoles de la Banque. Le secrétaire d’État américain a placé la Côte d’Ivoire au cœur de sa tournée en Afrique de l’Ouest.

Accueillant Antony Blinken, Akinwumi Adesina a fait observer : « C’est la première fois qu’un secrétaire d’État américain rend visite à la BAD et découvre son travail ! » Cette visite « historique donne un formidable élan à notre action visant à nourrir l’Afrique », a salué le président de la BAD.

Une fois achevé, le programme ferroviaire et routier élargira le corridor économique de Lobito, reliant l’Angola, la RD Congo et la Zambie aux marchés mondiaux.

Qui a remercié les États-Unis pour leur soutien aux initiatives agricoles clés de la BAD. « Je salue le travail que le président Biden accomplit pour la sécurité alimentaire mondiale. Je suis ravi du partenariat que nous avons avec le gouvernement américain pour nous aider à faire avancer la sécurité alimentaire en Afrique. »

Akiwumi Adesina a également remercié le secrétaire d’État Blinken pour un nouveau don de 9,5 millions de dollars destiné à soutenir l’initiative Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT) de la BAD. Ce don, qui s’inscrit dans le cadre plus large de l’initiative mondiale contre la faim du gouvernement américain « Feed the Future », sera utilisé pour la deuxième phase du programme de la Banque (TAAT II) afin d’aider les pays africains à accroître leur production alimentaire, à introduire des technologies intelligentes face au climat et à développer des services de vulgarisation. À ce jour, l’initiative TAAT a déployé des technologies agricoles et des engrais résilients au climat auprès de 13 millions d’agriculteurs africains dans quarante pays, pour aider à stimuler la production et la sécurité alimentaires du continent. Le don de l’USAID contribuera à étendre encore davantage la portée de TAAT II.

 

Des rendements agricoles plus élevés

Les États-Unis travailleront avec la BAD pour identifier les opportunités de partenariat avec les activités de la Vision for Adapted Crops and Soils (VACS) du département d’État américain et élaborer une stratégie d’investissement.

L’initiative TAAT vise à doubler la productivité des cultures de base, du bétail et de la pêche en mettant des technologies éprouvées à la disposition de plus de 40 millions de producteurs agricoles d’ici à 2025. Elle permettra de produire 120 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires.

Un rizicultrice présente au président de la BAD des variétés de riz cultivées à partir de semences résilientes au climat issues de l’initiative TAAT.
Un rizicultrice présente au président de la BAD des variétés de riz cultivées à partir de semences résilientes au climat issues de l’initiative TAAT.

« La BAD réalise les investissements nécessaires dans la production durable de manière intelligente et efficace, et, avec son programme AfricaRice, elle maximise les récoltes et produit des cultures capables de résister au changement climatique », a confirmé Antony Blinken. Au-delà des cultures telles que le riz, l’administration Biden est convaincue qu’il existe un énorme potentiel d’investissement dans la production de cultures résilientes au climat et hautement nutritives, y compris certains aliments traditionnels négligés de l’Afrique.

De son côté, la BAD a lancé l’initiative AfricaRice en 2018 pour stimuler la production de riz. Elle compte aujourd’hui 28 pays membres à travers l’Afrique, dont une quinzaine devraient bientôt atteindre l’autosuffisance en riz.

« Depuis 2018, les rendements en riz ont augmenté de 25 % et les moyens de subsistance de plus de 31 % », précise le directeur général d’AfricaRice, Baboucarr Manneh.

Les États-Unis sont le deuxième plus grand actionnaire de tous les pays membres de la BAD, et le plus grand contributeur en termes cumulés du Fonds africain de développement, qui fournit des financements concessionnels aux pays les plus pauvres d’Afrique. Au cours de la visite, Akiwumi Adesina a souligné l’impact durable des investissements américains dans les opérations de la Banque qui s’alignent sur les priorités communes de l’Afrique.

La Banque et le gouvernement américain ont une longue expérience de collaboration axée sur les résultats dans plusieurs domaines.

Visite d’Antony Blinken au siège d’AfricaRice à Abidjan, en compagnie d’Akinwumi Adesina et du directeur général d’AfricaRice, Baboucarr Manneh.
Visite d’Antony Blinken au siège d’AfricaRice à Abidjan, en compagnie d’Akinwumi Adesina et du directeur général d’AfricaRice, Baboucarr Manneh.

 

En matière de sécurité alimentaire, les États-Unis avaient décidé, en décembre 2022, un financement de 15 millions $ pour soutenir la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de la BAD.

En matière de transformation agricole, le gouvernement américain s’est également engagé récemment à soutenir le Programme de financement des risques de catastrophe en Afrique (ADRiFi) pour aider les pays africains à être plus résilients face aux chocs climatiques.

Enfin, les États-Unis et la BAD figurent parmi les signataires d’un protocole d’accord qui réunit des partenaires mondiaux en vue de mobiliser des ressources pour le corridor de Lobito. Une fois achevé, le programme ferroviaire et routier élargira un corridor économique reliant l’Angola, la RD Congo et la Zambie aux marchés mondiaux. Le programme offrira également des opportunités de développement de la chaîne de valeur agricole qui utilise les infrastructures de transport le long du corridor de Lobito.

 

PF, d’après un compte rendu de la BAD.

@AB

Écrit par
Paule Fax

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *