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Énergie : Créer un climat d’investissement favorable

Énergie : Créer un climat d’investissement favorable
  • Publisheddécembre 1, 2021

L’Afrique a besoin d’une transition énergétique qui tienne compte des objectifs, des préoccupations et des priorités du continent. Sous certaines conditions, le continent peut tirer le meilleur parti de son potentiel énergétique et améliorer sa croissance.

Par NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie

À maintes reprises, le secteur pétrolier et gazier africain a prouvé sa résilience et son adaptabilité. Le Ghana, par exemple, a mené d’une manière efficace et transparente sa production de pétrole.

La bonne gouvernance pourrait créer un climat d’investissement favorable dans le secteur de l’énergie. Les pays africains mettent des années à mettre en œuvre leurs politiques, et peu de progrès sont réalisés en conséquence.

L’augmentation de la capacité de production du continent pour atteindre l’accès à l’énergie pour tous les Africains continue d’être un défi. Le monde a encore besoin de pétrole et de gaz, et l’Afrique détient un énorme potentiel inexploité.

L’Afrique bénéficiera grandement de la création d’un climat d’investissement favorable au développement de toutes les ressources énergétiques. Nous ne devons pas nous arrêter là. Il faut une transition énergétique afro-centrée sur le marché, avec un accent particulier sur le gaz naturel.

Le continent africain a la plus faible consommation d’énergie par habitant au monde. Avec 16% de la population mondiale, il consomme environ 3,3% de l’énergie primaire mondiale. Le pétrole représente la plus grande partie de la consommation énergétique totale de l’Afrique (42 %), suivi du gaz (28 %), du charbon (22 %), de l’hydroélectricité (6%), des énergies renouvelables (1 %) et du nucléaire (1 %).

Il ne fait aucun doute que la pauvreté énergétique doit être éradiquée. Les dirigeants africains sont encore trop lents à s’attaquer aux problèmes qui finissent par s’accumuler.

Un autre facteur inquiétant est que l’Afrique reçoit de l’aide depuis près de six décennies, et à ce jour, aucun progrès réel n’est ressorti de cette aide. Nous n’avons toujours pas assez d’emplois ou de moyens énergétiques durables au sein de nos communautés.

L’investissement crée des opportunités. Nos jeunes devraient avoir les moyens de construire une Afrique dont nous pouvons tous être fiers. Compter sur les mêmes vieilles politiques que par le passé, sur l’aide, ne va tout simplement pas résoudre nos problèmes.

Promouvoir des marchés libres

Alors que le monde fait face au changement climatique et à la transition énergétique, l’Afrique continue d’être le continent le moins exploré en matière de gaz naturel.

Dans un passé récent, lorsque les majors pétrolières touchaient du gaz, elles arrêtaient le forage et ne développaient pas la ressource. Et elles continuaient à brûler le gaz naturel associé lorsqu’elles puisaient dans les réserves de pétrole.

En tant que continent avec tant à offrir en termes de ressources naturelles, les discussions avec les investisseurs ne devraient pas porter uniquement sur ce que nous avons.

Les investisseurs en Afrique doivent stimuler durablement le développement. Il faut favoriser le développement d’une approche globale de lutte contre la précarité énergétique en privilégiant des initiatives de conversion du gaz en électricité.

Plus d’une douzaine de pays africains utilisent déjà le gaz naturel qu’ils produisent ou important pour produire de l’électricité. Et de nouveaux projets sont en route (par exemple, le projet GNL-to-power du Ghana, le premier en Afrique subsaharienne).

Nous avons besoin d’une transition qui ne soit pas réalisée selon le calendrier du monde occidental. Nous devons avoir une stratégie en place pour protéger et faire croître les économies africaines. Nous avons besoin d’une transition qui tienne compte des objectifs, des préoccupations et des priorités de l’Afrique.

L’Afrique bénéficiera grandement de la création d’un climat d’investissement favorable au développement de toutes les ressources énergétiques. Nous ne devons pas nous arrêter là. Il faut une transition énergétique afro-centrée sur le marché, avec un accent particulier sur le gaz naturel.

À la Chambre africaine de l’énergie, nous pensons que soutenir l’industrie énergétique, promouvoir les marchés, l’état de droit, et les libertés individuelles est un devoir pour tous les Africains.

C’est pourquoi nous pensons que les priorités sont la mise en œuvre de programmes tels que le contenu local, la diversification économique, des conditions fiscales compétitives, une bureaucratie réduite et une réglementation claire.

L’industrie pétrolière et gazière est une force pour aller dans le bon sens. Nous devons adopter l’espoir plutôt que la peur et l’autonomisation économique plutôt que l’aide au développement.

@NA

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Par NJ Ayuk

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