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Energie

Un Fonds panafricain pour les énergies renouvelables

Un Fonds panafricain pour les énergies renouvelables
  • Publiéjuin 21, 2022

Un nouveau véhicule d’investissements, le Paref, doté de 300 millions de dollars, financera des projets d’énergie verte en Afrique subsaharienne. Un moyen d’accélérer le passage du continent au « net zéro » émissions de carbone. La liste des investisseurs sera bientôt dévoilée.

 

Par Aude Darc

D’un côté Harith General Partners, l’un des plus grands investisseurs dans les infrastructures africaines, et de l’autre Anergi Group, l’un des principaux fournisseurs d’énergie africains. Ces deux structures se sont associées pour créer le Fonds panafricain pour les énergies renouvelables (Paref) afin d’accélérer l’adoption des énergies renouvelables en Afrique. Ce fonds sera doté de 300 millions de dollars. « Il sera essentiel pour combler le fossé de l’accès à l’énergie sur le continent, tout en contribuant à la transition énergétique équitable en accélérant le passage de l’Afrique à des économies à faible émission de carbone d’une manière socialement responsable », explique un communiqué commun. Harith détient des intérêts dans divers pays d’Afrique subsaharienne, de la Côte d’Ivoire, à l’ouest du continent, à Maurice à l’est.

Le Paref est une réponse importante et urgente au changement climatique, en accélérant la course de l’Afrique vers le « net zéro », en assurant la transition vers un avenir à faible émission de carbone et en connectant des millions d’Africains à une énergie verte et durable, considère le PDG de Harith, Sipho Makhubela.

L’AIE (Agence internationale de l’Énergie) estime que combler le fossé de l’accès à l’énergie dans les pays d’Afrique subsaharienne nécessitera un investissement annuel de 28 milliards $  d’ici à 2030, dont 13 milliards pour les mini-réseaux, 7,5 milliards pour les investissements dans les réseaux et 6,5 milliards pour les investissements hors réseau.

Dès lors, les investissements du Paref viseront à accélérer l’exécution de projets d’énergie renouvelable sur le continent grâce à des mécanismes de développement et de financement novateurs destinés aux projets sur site dénué d’existant. Le Paref cherchera également à convertir les sources d’approvisionnement en électricité à forte émission de carbone en options à moindre intensité de carbone, et accélérera l’adoption de technologies de production et de stockage d’électricité à valeur ajoutée. Le Fonds aura pour stratégie de fournir des sources d’énergie sûres, abordables et à faible teneur en carbone pour stimuler les activités industrielles et la croissance du continent.

 

« Une occasion unique »

Les promoteurs du fonds s’appuieront sur l’expérience d’Anergi, un véhicule d’investissement énergétique soutenu par Harith, dans le développement, le financement et l’exécution de certains des plus grands projets énergétiques indépendants en Afrique. Le portefeuille d’Anergi comprend cinq actifs opérationnels et une capacité renouvelable et thermique installée totale de 1 413 MW, alimentant jusqu’à 23 millions de clients au Ghana, au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud.

Les deux partenaires ont l’habitude de collaborer depuis plus de treize ans. Par exemple, Anergi fournit une expertise et des ressources en matière de développement de projets, et Harith suit avec des capitaux d’investissement. Harith est tenu au courant des étapes de la phase de développement et se mobilise vers la fin de la phase de développement de chaque projet pour, entre autres, élargir l’accès du projet au financement et optimiser les conditions de financement. Charge aussi à Harith de gérer le Fonds et d’attirer de nouveaux investisseurs. La durée de vie du Fonds serait de dix à douze ans, pour un rendement envisagé de 8% à 12%, variable en fonction de l’orientation des investissements. Les investisseurs sont tant à regarder du côté des institutionnels sud-africains que des fonds privés européens.

Le PDG de Harith, Sipho Makhubela, considère que le Fonds offre « une occasion unique » d’investir dans la transformation de l’économie énergétique de l’Afrique. Le Paref est une réponse importante et urgente au changement climatique, en accélérant la course de l’Afrique vers le « net zéro », en assurant la transition vers un avenir à faible émission de carbone et en connectant des millions d’Africains à une énergie verte et durable. Le charbon, le pétrole et la biomasse continuent de jouer un rôle important dans la chaîne d’approvisionnement énergétique de l’Afrique et le continent reste extrêmement vulnérable au changement climatique. « Le Paref aura pour objectif de faire entrer l’approvisionnement énergétique de l’Afrique dans le XXIe siècle afin de permettre la transition vers un avenir à faible émission de carbone. »

De son côté, Neil Hopkins, PDG par intérim d’Anergi Group, « engage pleinement » sa société à utiliser son expertise et ses ressources en matière de développement de projets « pour convertir les opportunités dans le renouvelable en actifs opérationnels qui fournissent des sources d’énergie sûres, abordables et à faible teneur en carbone aux particuliers et aux industries du continent africain ». 

Harith devrait faire connaître dans les semaines qui viennent la liste des investisseurs engagés dans le Fonds.

@AB

Écrit par
Aude Darc

1 Commentaire

  • Je cherche un financement pour mon projet denergie renouvelable

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