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African Business

Les 250 premières entreprises africaines

Naspers demeure en tête du classement, mais sa valeur boursière, à 107 milliards $, soit 17 % de plus que l’an dernier, ne représente qu’une fraction de la somme de ses parties. En 2001, la société a acquis une participation de 33 % dans le géant de l’internet chinois Tencent. Bien qu’elle ait vendu 2 % de sa participation pour 10 milliards $ en mars 2018, Naspers détient toujours 31 % de Tencent, dont la valeur est au moins de 151 milliards $. La valeur de Tencent, comme tous les géants technologiques mondiaux, a plongé récemment, mais les analystes demeurent très optimistes pour les prochains mois et Naspers s’est engagé à ne pas vendre d’autres actions durant les trois prochaines années.

Le troisième secteur est celui des métaux et des minerais porté par la reprise des prix des matières premières.

Naspers continue d’étendre son empire et a fait savoir qu’elle allait utiliser les 10 milliards $ issus de la vente d’une partie de ses parts pour « investir afin d’accélérer la croissance des activités de petites annonces en ligne, de livraison de produits alimentaires sur l’internet et de fintech à travers le monde ». En décembre, le directeur financier, Basil Sgourdos, révélait que le consensus des analystes évaluait le reste des actifs du groupe à 180 milliards $. Mais la fuite des capitaux hors de l’Afrique du Sud a affecté sa valeur.

La société réfléchit à des moyens d’accroître son activité et sa valorisation, en réalisant l’introduction en Bourse de quelques sociétés, et en essayant d’accéder à de nouveaux capitaux hors de l’Afrique du Sud. Elle possède la plus grande chaîne de télévision payante d’Afrique, et des sites de commerce en ligne de la Russie au Brésil. Ses activités sur l’internet représentent 77 % de ses revenus et la société compte accélérer la substitution de ses journaux par des versions numériques.

Remontée d’Anglo American

La deuxième société de notre palmarès est toujours le groupe de produits de luxe basé en Suisse, Financière Richemont, coté à la Bourse de Johannesbourg, avec une valeur de 52 milliards $. Richemont possède Cartier, Montblanc et diverses marques de montres de luxe suisses, et s’intéresse de plus en plus à la vente en ligne étant donné que, même dans le secteur du luxe, les consommateurs achètent davantage via l’internet. La société figure dans notre palmarès africain car elle a été fondée en 1988 au moment où le groupe Rembrandt d’Anton Rupert en Afrique du Sud (qui s’appelle aujourd’hui Remgro) s’est séparé de ses actifs internationaux.

Les banques sud-africaines Firstrand (qui s’est hissée du 4e au 3e rang et dont la valeur a progressé de 51 % depuis l’an dernier) et Standard Bank (au 5e rang, après avoir gagné trois rangs, et enregistré une progression de sa valeur de 69 %) sont très emblématiques du succès du secteur financier sur le continent.

Le géant minier Anglo American est passé du 6e au 4e rang, après que sa valeur a grimpé de 64 % grâce à l’augmentation de ses bénéfices. Cotée à Londres (cotation principale), la société a des activités minières diversifiées, et extrait notamment les diamants, le cuivre, le platine, le charbon, le fer et le manganèse.

Les déboires de Steinhoff

Les sociétés de télécommunications Vodacom, au 6e rang, et MTN, au 8e rang, très présentes en Afrique, affichent de bons résultats, et gagnent toutes deux une place. L’assureur Old Mutual, dont la cotation principale se trouve à Londres mais qui est très implantée en Afrique, a grimpé du 12e au 9e rang, avec une augmentation de 37 % de sa valeur boursière, à 16,8 milliards $. Son concurrent, aussi de plus en plus présent en Afrique, est passé du 13e au 10e rang avec une valeur de 15,6 milliards $, soit 36 % de plus que l’an dernier.

Le changement le plus spectaculaire du palmarès est le fiasco retentissant de la société d’ameublement et de biens ménagers Steinhoff International, société d’origine allemande dont le siège social se trouve en Afrique du Sud, immatriculée aux Pays-Bas et cotée à Francfort et Johannesbourg.

Elle avait fait une entrée remarquée dans le classement 2017 au 3e rang avec une valeur boursière de 23,9 milliards $, et est vite devenue l’une des sociétés de détail à la plus forte croissance, en réalisant toute une série d’acquisitions qui lui ont permis d’atteindre plus de 12 000 magasins dans 30 pays. Mais, en décembre 2017, le conseil d’administration a annoncé la démission du PDG Markus Jooste et des « irrégularités dans la comptabilité », entraînant une chute des actions de 85 % dans les jours suivants. L’action a perdu au total 95 % de sa valeur depuis l’an dernier et la société se situe à présent au 116e rang du classement.

Les médias bien placés

La répartition des différents secteurs a peu évolué ; les banques pèsent davantage, avec près de 15 % de la valeur boursière totale, après une augmentation spectaculaire de 39 % de leurs fonds propres, résultant en partie d’une forte croissance des plus grandes banques, les sud-africaines Firstrand et Standard Bank.

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