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African Business

Une feuille de route validée pour le Togo

Tandis que la Banque africaine de développement dresse un Document de stratégie pays qui rejoint les ambitions du Togo à moyen terme, le pays fait face à une résurgence de l’inflation. En attendant le retour au calme des prix, des mesures semblent inévitables.

Par Marie-Anne Lubin 

La BAD (Banque africaine de développement) a rédigé le nouveau Document de stratégie pays pour le Togo. Approuvé par le Conseil d’administration de la BAD le 17 décembre 2021, ce document servira de cadre de référence pour les interventions de la banque de développement au cours de la période 2021-2026. Il appuiera la Feuille de route gouvernementale 2021–2025 du Togo.

La stratégie vise à soutenir l’accélération de la transformation structurelle et la diversification de l’économie togolaise afin de créer « des emplois décents à forte valeur ajoutée ». Elle vise aussi à bâtir une résilience sociale et économique, à la faveur d’une croissance durable et inclusive.

Le gouvernement togolais est confronté à « une préoccupation majeure », pour reprendre les mots du ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya. L’inflation s’est hissée à 4,1% en moyenne sur les neuf premiers mois de l’année 2021. Dont une hausse de 5,9%, en glissement annuel, en octobre. Du jamais vu depuis dix ans.

Le document de la BAD s’articule autour des deux domaines prioritaires stratégiques complémentaires, le développement des pôles de croissance inclusive et des politiques d’inclusion sociale et le renforcement de la gouvernance financière et sectorielle.

La direction n’est pas nouvelle. Le Conseil d’administration de la BAD a d’ailleurs salué les réformes structurelles qui ont permis au Togo d’enregistrer une croissance économique soutenue au cours de la dernière décennie. Continuellement, le pays a amélioré sa gestion économique et l’environnement des affaires.

Selon les économistes de la BAD, ce maintien d’une forte croissance, voire son accélération, repose sur divers piliers. Une gestion macroéconomique et budgétaire qui va dans le bon sens, le renforcement de l’équité dans l’utilisation des ressources publiques et de l’efficacité dans la mobilisation des ressources.

Le pays a développé ses échanges commerciaux. De plus, la défense des droits de propriété et la gouvernance sont fondées sur les règles communes. Enfin, les reformes menées ont eu un impact en matière d’inclusions sociale et d’équité.

Une diversification en bonne voie

Ces réformes, juge la BAD, ont permis au gouvernement togolais d’engranger les satisfecit auprès des institutions internationales. Bien sûr, le choc constitué par la pandémie de la Covid-19 a contrarié cette dynamique positive de la croissance, mais la BAD salue l’« orientation prise par le pays, dans le cadre de la feuille de route, d’approfondir les réformes structurelles pour devenir un pôle d’attraction des investisseurs ».

En particulier, le Togo entend exploiter significativement son important potentiel agricole à travers le développement des zones de transformation agro-industrielles. « Cela pourrait accroître significativement la productivité, et répandre les effets de diffusion des innovations sectorielles et interindustrielles pour sa transformation structurelle », conclut la BAD.

D’autre part, le Conseil d’administration de la banque de développement a approuvé dans la foulée deux importants instruments d’appui au secteur privé : le Projet d’appui à la gouvernance et au développement du secteur privé, ainsi qu’un don pour l’appui à la promotion des investissements et au développement des partenariats public privé.

À brève échéance, le gouvernement togolais est confronté à « une préoccupation majeure », pour reprendre les mots du ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya. En effet, l’inflation s’est hissée à 4,1% en moyenne sur les neuf premiers mois de l’année 2021. Dont une hausse de 5,9%, en glissement annuel, en octobre.

Du jamais vu depuis dix ans. Le gouvernent réfléchit à une batterie de mesures – pour l’heure non dévoilées – pour casser cette « dynamique haussière du niveau général des prix », dont il souhaite qu’elle ne sera que temporaire.

La hausse des prix s’explique par le renchérissement de certains produits alimentaire, en raison de l’insuffisance de l’offre sur les marchés, ainsi que par la hausse des prix des produits importés « en liaison avec les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement ». En dépit de ces préoccupations, Sani Yaya confirme les prévisions de croissance économique établies en août, à savoir 5,3% en 2021, contre 1,8% en 2020.

@Malu

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