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African Business

Une crise moins profonde, un rebond moins fort

Globalement, le FMI prévoit une récession mondiale de 4,4% en 2020, soit 0,8 point au-dessus des prévisions établies en juin. En revanche, les économistes se montrent prudents pour 2021, anticipant une croissance de 5,4%, un ajustement de -0,2 point par rapport à juin.

Pour les pays dits « émergents », la croissance pourrait atteindre 6% l’an prochain ; une performance essentiellement due à l’économie chinoise. À noter que les experts se montrent particulièrement inquiets concernant l’Inde, qui pourrait subir une dépression de 10% cette année, avant un rebond de 8% en 2021.

Concernant l’Afrique subsaharienne, les analystes du FMI n’ont finalement que peu modifié leurs prévisions. Ils prévoient une récession de 3,0 % en 2020, soit 0,2 point de plus que dans leurs précédentes estimations.

En revanche, la croissance attendue de 3,1% en 2021 est inférieure de 0,3 point, principalement en raison de doutes quant aux redressements de locomotives comme le Nigeria (croissance attendue de 1,7% seulement en 2021, après -4,3%) et de L’Afrique du Sud (+3% en 2021).

À noter que cet ajustement en hausse pour 2020 et en baisse pour 2021 est particulièrement sensible pour les pays de la Zone euro, clients de l’Afrique. La Zone pourrait chuter de 8,3% en 2020, dont -9,8% en France, et ne rebondir que de 5,2% en 2021, dont 6% en France.

Le FMI se montre très prudent concernant les pays en développement, ne serait-ce qu’en raison des incertitudes sur les prix des matières premières. On voit que ses prévisions sont très pessimistes concernant les producteurs de pétrole, hormis, en Afrique, le Tchad. Le FMI retient l’hypothèse d’un baril de pétrole à 41 dollars en 2020 et à 43,8 $ en 2021. Rien n’indique, aujourd’hui, un rebond au-dessus des 48 $ d’ici un an. 

Les disparités régionales restent frappantes, poursuit le FMI. De nombreux pays d’Amérique latine durement touchés par la pandémie enregistrent des récessions très marquées.

Tandis que la production devrait fortement baisser dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, ainsi que dans des pays d’Afrique subsaharienne exportateurs de pétrole touchés par la faiblesse des cours du pétrole, des troubles civils ou des crises économiques.

PF

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