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African Business

Une crise moins profonde, un rebond moins fort

Le FMI a réajusté ses prévisions concernant l’économie mondiale. La récession pourrait être moindre que redouté cette année, mais le début du quatrième trimestre laisse présager un redressement plus faible en 2021. À surveiller pour l’Afrique : la demande occidentale et le pétrole.

Par Paule Fax

« L’économie mondiale s’extirpe du gouffre, mais les revers guettent », considère le FMI (Fonds monétaire international) dans son tableau d’octobre de l’économie mondiale. L’institution note « la bonne surprise » que constitue le redressement rapide de la Chine.

Dans l’ensemble les chiffres du deuxième trimestre ont été bien orientés. Néanmoins, la longue ascension de l’économie mondiale vers des niveaux d’activité comparables à ceux d’avant la pandémie demeure fragile.

Les disparités régionales restent frappantes, juge le FMI. La production devrait fortement baisser dans les pays d’Afrique subsaharienne exportateurs de pétrole touchés par la faiblesse des cours du pétrole, des troubles civils ou des crises économiques.

Cette crise est sans pareille, ce qui rend le rebond difficile à anticiper. Par exemple, le secteur manufacturier, d’ordinaire le premier à subir les chocs, est moins touché que les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, des loisirs. Lesquels ne sont pas proches de rebondir, tant qu’un traitement efficace ou qu’un vaccin n’aura pas été trouvé contre la maladie.

Les premiers indicateurs économiques laissent entrevoir « un fort rebond » de l’activité au troisième trimestre, mais une croissance plus molle en ce quatrième trimestre qui débute. Certes, l’action des pouvoirs publics, ainsi que celle des banques centrales, tant dans les pays développés que dans les pays émergents, ont limité la casse.

Le commerce mondial a amorcé son redressement en juin sur fond de levée des mesures de confinement. La Chine y contribue grandement : ses exportations se sont remises des lourdes chutes du début de l’année, à la faveur d’un redémarrage plus précoce de l’activité et d’une forte hausse de la demande extérieure d’équipement médical et de matériel facilitant le passage au télétravail. Voilà pour les bonnes surprises.

En revanche, relève l’OIT (Organisation internationale du travail), la réduction mondiale du nombre d’heures de travail au deuxième trimestre 2020 par rapport au quatrième trimestre 2019 équivaut à la perte de 400 millions d’équivalents temps plein. Soit une aggravation par rapport aux 155 millions d’équivalents temps plein perdus au premier trimestre.

De simples ajustements pour l’Afrique subsaharienne

Les femmes dans la population active, et plus particulièrement dans l’économie informelle, ont été touchées de façon disproportionnée par la pandémie et par les mesures de confinement nécessaires pour ralentir la propagation du virus : l’OIT estime que 42 % des femmes employées de façon informelle travaillent dans des secteurs économiques gravement touchés, contre 32 % des hommes dans l’emploi informel.

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