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African Business

Smart Africa multiplie les partenariats

Le dispositif panafricain Smart Africa relève le défi de l’accès au numérique pour tous en Afrique. Quelques semaines après Hewlett Packard, la holding financière japonaise SoftBank vient se greffer à ses initiatives.

Par Kimberly Adams

« La vision de transformer l’Afrique en un marché numérique unique nous oblige à adopter des partenariats », justifie Lacina Koné, PDG de l’Alliance Smart Africa. En effet, l’organisation panafricaine du développement numérique accueille régulièrement de nouveaux partenaires.

Dernier en date, SoftBank Corp., spécialiste des investissements dans les NTIC (Nouvelle technologies de l’information et la télécommunication). Le but du partenariat avec le conglomérat japonais est le déploiement de ses solutions de réseaux non terrestres (NTN) afin d’offrir une plus grande connectivité au continent.

« Nos solutions NTN seront des technologies extrêmement efficaces pour fournir une connectivité aux pays et régions africains qui ne disposent pas d’un accès Internet suffisant. Avec nos solutions NTN optimisées par OneWeb, Skylo et HAPSMobile, nous travaillerons en étroite collaboration avec Smart Africa pour fournir des réseaux de télécommunications », explique Hidebumi Kitahara, vice-président de SoftBank.

Parmi les projets phares de l’Alliance Smart Africa figure la vision d’un réseau africain unique où les services numériques stimuleront le commerce et le développement économique, favorisant ainsi la croissance inclusive du continent.

La vocation de Smart Africa, confirmée par cette alliance, est bien d’améliorer l’accès des populations africaines au haut débit à des prix abordables. « Ensemble, nous serons en mesure d’injecter davantage d’innovation dans l’innovation numérique en Afrique alors que nous nous dirigeons vers la création d’un marché numérique unique d’ici 2030 », se félicite Lacina Koné.

Depuis décembre 2020, Smart Africa axe sa stratégie sur l’achat de capacités Internet en gros. Dans ce cadre, SoftBank et Smart Africa Alliance identifieront la demande de solutions de réseaux et mèneront des études de faisabilité. Cinq pays ont déjà manifesté leur intérêt pour le projet, le Maroc, Djibouti, l’Égypte, le Kenya et le Rwanda.

Pour eux, ainsi que pour les autres pays africains intéressés, SoftBank et Smart Africa Alliance élaboreront des plans de mise en œuvre et examineront les futures mises sur le marché.

À moyen terme, Smart Africa et ses partenaires entendent, via la transformation numérique de l’Afrique, faire entrer une large population à l’essor économique du continent, l’accès aux nouvelles technologies ne devant pas être réservé à une élite.

Stimuler échanges et commerce

Smart Africa s’enorgueillit également de l’adhésion de Hewlett Packard Enterprise (HPE). La société technologique américaine, engagée dans la réduction de la fracture numérique, appuiera les 31 pays de l’Alliance dans sa recherche d’accès universel aux NTIC.

« L’inclusivité numérique pour tous n’est possible qu’en créant une infrastructure numérique qui prend en charge toutes les organisations et tous les citoyens, dans tous les pays du monde », martèle Xavier Poisson, vice-président mondial de HPE. « En rejoignant la Smart Africa Alliance, HPE aide à établir des infrastructures Cloud contrôlées et d’autres projets de transformation numérique nécessaires pour stimuler les échanges et le commerce dans toute l’Afrique. »

Entre autres projets, l’entreprise américaine participera à l’élaboration de « preuves de concepts » pour les projets Cloud et Data Center de l’Alliance. Lesquels feront l’objet d’un livre blanc rédigé en commun. HPE parrainera le Transform Africa Summit 2021, l’un des principaux rendez-vous de la transformation numérique en Afrique. Et fournira une formation technique par le biais de la Smart Africa Digital Academy.

Le travail est grand : les capacités hébergées dans les centres de données établis sur le continent africain ne dépassent pas 1% du total mondial, déplore Lacina Koné.
« Notre vision est d’accélérer et d’augmenter l’empreinte mondiale des centres de données en Afrique à un minimum de 10% d’ici 2030. » Un premier pas a été franchi en juin 2021, avec l’inauguration du premier Data center du Sénégal, à Diamniadio.

« Le Sénégal dispose, avec cette infrastructure, du plus grand Data center en Afrique de l’Ouest, avec 1000 mètres carrés de salles techniques, 1,4 mégawatt de puissance énergétique et 1 000 téraoctets de disponibilité », a résumé, lors de son inauguration, Cheikh Bakhoum, directeur de l’Agence informatique de l’État, structure ayant porté le projet.

KA

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