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African Business

L’OCDE revoit ses prévisions en (légère) hausse 

Moins pessimiste qu’il y a trois mois, l’OCDE appelle les gouvernements à intensifier leurs efforts de soutien budgétaire à l’activité économique. Non seulement pour répondre à l’urgence, mais aussi pour aller dans le sens d’une croissance inclusive et durable.

Par Paule Fax

L’OCDE pécherait-elle par excès d’optimisme ? Quoi qu’il en soit, l’organisation, dont les membres sont essentiellement des pays développés, a revu en hausse ses prévisions économiques pour 2020 et 2021. Non sans cacher l’« incertitude considérable » actuelle.

En effet, elle constate qu’après l’effondrement sans précédent du premier semestre, la production économique s’est certes redressée rapidement après l’assouplissement des mesures de confinement, mais que « la reprise s’est essoufflée dernièrement ».

Visiblement, les nouvelles restrictions imposées dans certains pays pour faire face à la résurgence du virus ont ralenti la croissance. Les perspectives d’une croissance économique inclusive, résiliente et durable dépendront de divers facteurs, souligne l’organisation.

La reconduction des aides publiques doit être de plus en plus subordonnée à des objectifs environnementaux, économiques et sociaux, considère l’Organisation. Un meilleur ciblage des aides sur ceux qui en ont le plus besoin permettra d’améliorer leurs perspectives.

Notamment de la probabilité de nouvelles vagues d’infections, de la rigueur avec laquelle les populations respecteront les consignes et les restrictions sanitaires, de la confiance des consommateurs et des entreprises. Sans oublier l’ampleur avec laquelle les initiatives prises par les pouvoirs publics pour préserver les emplois et aider les entreprises réussiront à stimuler la demande.

Dans ce contexte, le PIB mondial devrait diminuer de 4,5% cette année, avant de se redresser et d’afficher une croissance de 5 % en 2021. Ces prévisions sont moins pessimistes que les précédentes, essentiellement grâce aux résultats enregistrés en Chine et aux États-Unis au premier semestre 2020 et aux réponses apportées massivement par les pouvoirs publics.

« Néanmoins, à la fin de 2021, la production sera encore inférieure dans de nombreux pays au niveau auquel elle se situait à la fin de 2019, et nettement en deçà des prévisions établies avant la pandémie. » Concernant la Zone euro, grande partenaire économique de l’Afrique, l’OCDE prévoit une récession moins marquée que redouté en 2020 (-7,9%) mais un rebond moins vif en 2021 (+5,1%).

Menace d’un rebond de l’épidémie

À noter que l’OCDE a revu en forte baisse ses estimations concernant l’Afrique du Sud, compte tenu de la propagation prolongée du virus, des niveaux élevés de pauvreté et d’activité informelle, et de l’application de mesures de confinement plus strictes pendant une période prolongée. L’organisation table sur une chute de 11,5% du PIB cette année et un modeste rebond de 1,5% en 2021.

Si la menace de la Covid-19 se dissipe plus rapidement que prévu, le raffermissement de la confiance des entreprises et des consommateurs pourrait stimuler fortement l’activité mondiale en 2021. Dans le cas inverse, la croissance pourrait perdre 2 à 3 points de pourcentage, ce qui se traduirait par un chômage encore plus élevé et une période prolongée d’atonie de l’investissement.

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