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African Business

Des moyens inégalés pour Gilbert Houngbo

Le FIDA bénéficiera d’un budget inégalé pour financer ses projets, sur la période 2022-2024. Son soutien « par le bas » aux petits agriculteurs permet de lutter contre les chocs externes et le changement climatique, explique Gilbert Houngbo, reconduit pour quatre ans.

Par Paule Fax

Un nouveau mandat, des ambitions décuplées. Gilbert F. Houngbo a été reconduit pour un second (et dernier) mandat de quatre ans à la présidence du FIDA (Fonds international de développement agricole). L’ancien Premier ministre du Togo rempile à la tête de l’organisme onusien, basé à Rome, avec l’assurance d’une plus grande latitude financière pour ses ambitions.

Sous la présidence de Gilbert Houngbo, le FIDA a l’ambition de doubler son impact d’ici 2030 et faire en sorte que 40 millions de personnes par an voient leurs revenus augmenter d’au moins 20% d’ici 2030, soit le double par rapport aux résultats obtenus.

En effet, le FIDA pourra désormais investir jusqu’à 3,8 milliards de dollars dans divers projets venant en aide aux populations rurales, dans le monde entier. Ceci, grâce à un objectif de financement record établi par les gouvernements de 177 pays, lors du Conseil des gouverneurs annuel du FIDA qui a renouvelé son mandat.

Voilà qui conforte la politique de soutien à un investissement rural efficace sur le long terme, afin d’atteindre les ODD (Objectifs de développement durable). Sachant que le FIDA et ses différents partenaires (banques de développement, États, etc.) doivent confronter à la fois les effets de la crise sanitaire de la Covid-19 et les effets des changements climatiques.

Grâce à ce capital sans précédent, le FIDA touchera environ 140 millions de personnes dans les régions les plus fragiles et les plus reculées du monde, en trois ans, entre 2022 et 2024.

Cette manne financière permet une extension du programme pionnier du FIDA d’a d’adaptation aux changements climatiques, ASAP+. L’organisme onusien annonce également un nouveau programme de financement du secteur privé et des cofinancements de partenaires nationaux et internationaux, à hauteur de 11 milliards $ minimum, entre 2022 et 2024. «Nos États membres ont clairement fait savoir que le sort des pauvres et des affamés nous importe », se félicite Gilbert Houngbo.

Qui rappelle l’enjeu, pour les pays développés et ceux sur la voie de l’émergence : il est moins coûteux d’investir dans le développement durable et dans une meilleure résilience aux chocs à long terme que de répondre à des urgences humanitaires répétées. C’est la raison d’être des ODD et de ce niveau accru d’engagements à l’égard du FIDA.

Affichant leur soutien, l’Allemagne et la France ont rendu publique une déclaration conjointe, « en réponse au caractère à la fois ambitieux et nécessaire de FIDA pour lutter contre la pauvreté rurale en cette période critique. Nous demandons à tous les États membres de nous rejoindre avec une contribution ambitieuse ».

Le FIDA occupe une place à part parmi les institutions financières internationales car un grand nombre d’États membres – plus d’une centaine en règle générale –, contribuent volontairement à son financement de base. Parmi eux, figurent certains des pays les plus pauvres du monde, dont la générosité exerce ainsi une pression sur les bailleurs de fonds traditionnels afin qu’ils aillent plus loin.

Une approche « par le bas », validée

Ce qui devrait être chose faite, une fois encore : les États-Unis, qui sont historiquement le plus gros bailleur du FIDA, ont annoncé une contribution de 129 millions $, soit une augmentation de 43% par rapport à la précédente. Rejoints par la plupart des pays du monde, y compris le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Mali, l’Ouganda, etc.

Gilbert Houngbo du FIDA

Il faut dire que l’Afrique subsaharienne, à elle seule, absorbera la moitié des fonds dévolus aux projets agricoles. De plus, les États membres ont convenu de financer un Cadre pour la soutenabilité de la dette réformé afin de garantir que les pays fortement endettés puissent continuer à recevoir des dons du FIDA.

 L’approche de développement rural adoptée par le FIDA, centrée sur les personnes, favorise la « croissance par le bas » avec des investissements à l’échelle locale dans les petites et moyennes entreprises, les petits producteurs et l’économie rurale non agricole.

Selon l’organisme onusien, les investissements au niveau local favorisent la prospérité, la sécurité alimentaire et la résilience à des changements météorologiques extrêmes, aux catastrophes naturelles, à des hausses de prix et à d’autres chocs externes comme la pandémie actuelle.

D’ailleurs, le FIDA entend tirer les leçons de la situation présente et mettre en œuvre un modèle opérationnel encore plus solide. Sous la présidence de Gilbert Houngbo, le FIDA a l’ambition de doubler son impact d’ici 2030 et de permettre à des millions de personnes supplémentaires de se libérer de la pauvreté et de la faim. Il s’agit de faire en sorte que 40 millions de personnes par an voient leurs revenus augmenter d’au moins 20% d’ici 2030, soit le double par rapport aux résultats obtenus par le FIDA à ce jour.

PF

3 réponses à “Des moyens inégalés pour Gilbert Houngbo”

  1. Author Thumbnail TETE victorien dit :

    Bonjour Mr je suis très ravie de voir cette publication je suis au Togo . j’aimerais bénéficier de vos prestations surtout l’appui dans le domaine des finances.en effet je suis un jeune producteur de papayers et je suis confronté à un problème d’eau . cette situation m’a rendu non productif cette campagne agricole passée.
    Pour y parvenir je voulais savoir dans quelle mesure je pourrais avoir un financement ou une subvention.merci pour ton ce que vous faites pour le monde rural.

  2. Author Thumbnail Assimti dit :

    Je suis un jeune togolais agricole (planteur de palmier dans la préfecture d’Avé).
    Peux je bénéficier de votre financement ? Si oui à quelles conditions ?

  3. Author Thumbnail De Souza Amira dit :

    Toutes nos félicitations Monsieur le Président ! Togolaise, je suis dans l’agroforesterie pastorale dans la préfecture de VO et j’ai déjà un plan d’affaire et des marchés mais je manque de garantie ou caution. Comment faire pour obtenir un financement auprès de votre institution pour ma ferme agricole en création au Togo ? Merci d’avance

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