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Conjoncture : Une croissance robuste au deuxième trimestre

Le Sénégal affiche une hausse de 4,1% de son PIB au deuxième trimestre. Cette performance rend crédible l’objectif, récemment revu en hausse, d’une croissance de 5% sur l’année. Le pays, dans une optique de moyen terme, poursuit les réformes en direction du secteur privé.

Par Véronique Clara-Véronne

Le Sénégal enregistre une croissance appréciable, au deuxième trimestre, ce qui valide la révision des prévisions du gouvernement. Le PIB affiche une hausse de 4,1%, par rapport au trimestre précédent, une tendance observée aussi bien dans l’agriculture, l’industrie que les services.

Ces éléments confortent le gouvernement dans son pronostic d’une croissance de 5% en 2021, contre une estimation initiale de 3,7%. Le ministre sénégalais de l’Économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, y voit l’effet « des efforts d’exécution d’investissements structurants et à la reprise de l’économie mondiale ».

Sur la période, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont bonifiées de 4,6%, fait savoir l’ANSD, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

L’investissement (FBCF) a progressé de 1,5% sous l’effet de l’augmentation du secteur privé de 8,8%, tandis que l’investissement public s’est contracté de 22,0%.

Les exportations de biens ont bondi de 13% et la consommation finale a augmenté de 4,6%, comparées au premier trimestre de 2021.

Les statisticiens constatent la bonne tenue du secteur primaire (+4,4%) à la faveur de la croissance de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et, dans une moindre mesure, de la sylviculture (+2,9% en glissement annuel). De son côté, la pêche rebondi après une forte baisse au premier trimestre, marqué par la réduction des entrées de bateaux au port de Dakar.

Du côté du secteur secondaire, la croissance (+4,3%) est à mettre à l’actif du rebond de l’industrie chimique de base, des activités extractives et de l’électricité. Le repli est en revanche persistant dans l’industrie pétrolière, les importations de pétrole raffiné (+40%) ayant satisfait la demande des Sénégalais. Le secteur de la construction (-2,3% en un trimestre) marque le pas, après avoir fait preuve de résilience les trimestres précédents.

Enfin, du côté du secteur tertiaire (+3,9%), la reprise s’observe nettement dans le secteur de l’hébergement et de la restauration, mis à rude épreuve au premier trimestre face à un rebond de la crise sanitaire, ainsi que dans les transports.

Sur un an, les services de transports, du commerce, tirent l’activité, derrière le secteur de l’information et de la communication. Les progrès de ce dernier s’expliquent « par la bonne tenue des services de télécommunications et de la programmation télévisuelle et de la radiodiffusion », précise l’ANSD.

La loi sur les PPP en application

Ces éléments confortent le gouvernement dans son pronostic d’une croissance de 5% en 2021, contre une estimation initiale de 3,7%. Le ministre sénégalais de l’Économie, du plan et de la coopération, Amadou Hott, y voit l’effet « des efforts d’exécution d’investissements structurants et à la reprise de l’économie mondiale ». 

Pour le ministre, l’économie sénégalaise « est résiliente et surfe sur une dynamique qui augure des perspectives positives » en dépit de la persistance de la pandémie de la Covid-19.
 « La tendance conforte la pertinence des options du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré », déclarait-il lors d’une conférence de presse consacrée à la conjoncture du pays, le 17 septembre.

Le gouvernement s’active à faire appliquer la loi relative aux PPP (Partenariats public-privé) ; « Nous sommes au terme d’un processus de réforme majeure qui dote notre pays d’un cadre juridique attractif pour constituer des PPP de qualité, y compris au niveau des collectivités territoriales », s’est félicité le ministre.

Lequel voit là une preuve de la volonté du gouvernement de renforcer les chaînes de valeur locales en faisant la promotion du secteur privé. « Toutes ces réformes visent à créer un environnement propice à l’investissement privé, seul gage de renforcement pérenne des capacités financières de l’État », a poursuivi le ministre.

Qui reconnaît qu’à court terme, le gouvernement continuera de s’appuyer sur la coopération au développement pour mobiliser davantage de ressources. Le Sénégal a reçu 246,3 milliards de F.CFA comme quote-part des DTS (Droits de tirage spéciaux) accordés par le FMI cet été.

@VCV

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