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African Business

Microfinance : Un nouveau pas

En adoptant le progiciel de gestion bancaire SAB AT, six faîtières d’institutions de microfinances d’Afrique de l’Ouest mutualisent leurs outils et leurs moyens. Avec l’ambition de dépasser les 10 millions de clients d’ici à cinq ans.

Par la rédaction

La CIF (Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest) vient de mettre en production le Core Banking System SAB AT, dans une configuration d’une instance multi-établissements.

Le périmètre fonctionnel implémenté à la CIF comprend toutes les opérations courantes des succursales et du back-office. Son activité est essentiellement liée à la microfinance et à l’épargne ainsi que la gestion des états réglementaires définis par la Bceao (Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest), auxquels sont assujettis les Systèmes financiers décentralisés (SFD).

La CIF repose sur la solidarité de six grandes fédérations nationales de coopératives d’épargne et de crédit dans cinq pays de la zone Uemoa (Burkina Faso, Bénin, Togo, Mali, Sénégal).

En effet, le Core Banking System est un système intégré, aux caractéristiques identiques pour tous les agents qui y ont accès. Évolutif, il permet d’effectuer toutes les opérations courantes d’une banque, d’un organisme de crédit, tout en tenant compte des paramètres législatifs.

Le projet auquel ont participé plusieurs partenaires de SAB et de CIF a permis d’implémenter le progiciel de système bancaire central SAB AT et ceux des partenaires dans les domaines de l’éditique (outils d’édition de documents), de la gestion achats et de la gestion électronique de documents.

La réussite de ce projet est d’autant plus remarquable, insistent ses promoteurs, qu’elle intervient dans le contexte sanitaire que nous connaissons, avec interdiction des déplacements. Les équipes SAB ont assisté la CIF à distance ce qui souligne la grande autonomie sur la solution logicielle des équipes de la Confédération.

Mathieu Soglonou, directeur général de la CIF précise que le progiciel est déjà fonctionnel depuis mi-août dans 200 points et 39 caisses du réseau des Caisses populaires du Burkina (RCPB). La CIF se déclare « pleinement satisfaite » des premiers retours de sa mise en service sur le terrain au Burkina Faso.

Ses équipes projettent, à l’horizon 2021, d’opérationnaliser ce dispositif dans l’ensemble des six réseaux de microfinance battant pavillon CIF au Bénin, au Mali, au Sénégal et au Togo. Les ajustements sont toujours en cours pour une exploitation à 100% des potentialités du logiciel SAB-AT par le RCPB.

Un logiciel à déployer

En adoptant ce logiciel bancaire, « nous modernisons les coopératives d’épargne et de crédit pour réduire le temps d’attente dans les guichets ». En effet, la solution SAB donne aux membres ou utilisateurs la possibilité de réaliser via le téléphone mobile « SMS Banking », des opérations de retrait et de dépôt depuis n’importe quel endroit, et de consulter leurs comptes à travers la banque à distance e-banking.

De ce fait, ce nouveau système d’information et de gestion signe l’entrée du réseau CIF dans l’ère du digital avec la numérisation totale, à terme, des activités au profit de de ses 4,3 millions de clients actuels au sein de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine). « Grâce à cet outil intelligent, nous allons porter d’ici à cinq ans le nombre total de bénéficiaires de nos services à plus de 10 millions de personnes. »

De son côté, SAB s’est félicité de cette nouvelle référence opérationnelle, son plus gros client par la taille en microfinance. La mise en production de SAB AT s’est déroulée avec succès dans des conditions particulières du fait de la crise sanitaire Covid-19.

« Cette opération valide ainsi une nouvelle fois l’offre de SAB pour les établissements de microfinance », se félicite la filiale de Sopra Banking Software. Les prochaines étapes du projet consisteront à déployer SAB auprès des réseaux CIF du Sénégal, du Togo, du Bénin et du Mali.

La CIF est le regroupement régional de six coopératives financières – épargne et crédit. Elles étaient initialement regroupées au sein d’une société orientée vers la recherche de produits et services financiers innovants, dénommée Centre d’innovation financière (CIF-SA).

Aujourd’hui, la CIF repose sur la solidarité de six grandes fédérations nationales, dans cinq pays de la zone Uemoa. La Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB) ; la Faîtière des Caisses d’épargne et de Crédit agricole mutuel du Bénin (Fececam-Bénin) ; la Faîtière des unités coopératives d’épargne et de crédit du Togo (Fucec-Togo) ; l’union des Caisses mutuelles d’épargne et de crédit du Mali ; le Réseau des Caisses d’Épargne et de crédit du Mali ; l’Union des Mutuelles du partenariat pour la mobilisation de l’épargne et le crédit au Sénégal (UM-Pamecas).

Une réponse à “Microfinance : Un nouveau pas”

  1. Author Thumbnail Burkindi dit :

    Je pense qu’il faut aussi s’interroger sur le cout fixe du projet qui avoisine les 10 milliards ensuite vient le variable lié á l’hébergement de la solution dans le cloud,au support et des logiciels (oracle et microsoft) qui d’après nos estimations frôle les 1 milliard 500 millions par année. Vous n’êtes sans savoir aussi des problèmes réseau qui vont potentiellement subvenir.
    Je pense que cette solution va au contraire apporter plus de désagréments que d’améliorations.

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