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African Business

AfricaWorks affiche ses ambitions

Khalil Ketari, CEO de AfricaWorks

Le spécialiste des espaces de coworking, AfricaWorks, prépare une seconde levée de fonds, destinée à financer ses projets d’implantation internationale. La crise sanitaire ne fait que renforcer le besoin en espaces de travail modulables.

Par Kimberly Adams 

AfricaWorks, qui se présente comme étant le leader panafricain des espaces de coworking flexibles et modulables, envisage un nouvel appel aux investisseurs, dès la mi-2021.

L’ambition de cette nouvelle levée de fonds sera de soutenir les nombreux projets d’expansion de la société pour les mois à venir. Le premier tour de table, qui avait permis de récolter 3,5 millions d’euros, avait dépassé ses premières attentes.

Fondée en 2019, la société dispose de locaux en activité à Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Le Cap et Nairobi. AfricaWorks propose des solutions locales, flexibles et modulables de bureaux et d’espaces de coworking répondant aux différents besoins d’entreprises, allant des multinationales aux PME et aux start-up.

Les perspectives de croissance prometteuses sur le continent africain, soutenue par des prévisions de dynamique de la population active, « appellent à d’immenses besoins d’investissements dans le secteur des espaces de coworking à travers le continent », jugent les dirigeants.

D’autant plus que la demande d’une offre de services professionnels est grandissante, renforcée cette année par l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur le monde du travail et le tourisme d’affaires.

Ces perspectives de développement s’inscrivent dans la continuité du besoin croissant d’espaces de bureaux flexibles, pratiques et stratégiquement situés, non seulement pour le secteur technologique africain en pleine expansion, mais aussi pour tous les écosystèmes internationaux évoluant avec le continent africain et ses entreprises en croissance.

AfricaWorks prévoit l’ouverture de dix nouveaux espaces en 2021, couvrant 15 000 m2 et pouvant accueillir jusqu’à 500 entreprises, ainsi que l’ouverture de trente nouveaux espaces dans les principaux pôles d’affaires africains au cours des trois prochaines années.

Parallèlement, AfricaWorks anticipe des implantations à Paris, Londres et Dubaï, d’ici la fin 2021. L’objectif est de placer la marque sur le devant de la scène des communautés d’affaires. Et à travers elle, y placer « l’Afrique et ses révolutions économiques, financières et industrielles ».

La réponse à un besoin

S’appuyant sur ses sept espaces inaugurés en Afrique au cours de sa première année d’existence, AfricaWorks compte déjà, parmi ses clients, des acteurs de premier plan qui se développent en Afrique, tels que L’Oréal, Uber et Universal Music. 

La société ambitionne de créer la première communauté d’affaires panafricaine à l’échelle régionale et internationale, en renforçant ses partenariats avec les acteurs de la formation, les offres de networking et les outils digitaux, dédiés aux entrepreneurs. 

Pour Grégoire Schwebig, fondateur d’AfricaWorks, cette première levée de fonds démontre la volonté des investisseurs de saisir les opportunités de croissance en Afrique. Selon lui, la crise mondiale actuelle « a accéléré la transformation en matière de consommation de bureaux, a modifié les exigences et a révélé de nouveaux besoins de la part des entreprises en Afrique et au-delà ».

La stratégie d’expansion « offensive » d’AfricaWorks pour 2021 « permettra de remédier à l’insuffisance d’offres d’espace de travail et de répondre aux besoins des entreprises et organisations grandissantes sur les marchés africains ».

Khalil Ketari, PDG d’AfricaWorks, confirme : « Ce premier Closing est un gage de confiance des investisseurs envers AfricaWorks et le continent. » L’offre de bureaux répond aux besoins actuels, « non seulement des organisations africaines, mais aussi à celle des multinationales qui cherchent à se développer sur le continent ».

La collecte de fonds actuelle a bénéficié du soutien de fonds de capital-risque mondiaux, de Family Offices européens et africains et d’investisseurs privés mondiaux.

D’ici la mi-2021, date prévue pour l’ouverture de la deuxième campagne de levée de fonds, AfricaWorks poursuivra ses discussions avec les investisseurs institutionnels et privés en Afrique, en Europe et aux États-Unis, particulièrement à l’affût des opportunités offertes par ces marchés.

KA 

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