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African Business

Dossier Mauritanie : Préparer l’avenir

TROIS QUESTION A

Sidi Ould Salem

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

La Mauritanie est-elle en mesure, aujourd’hui de répondre aux besoins grandissants de ressources humaines qualifiées, notamment dans les secteurs en tension (mines, hydrocarbures, etc.) ?

Cela va prendre du temps, car la formation des cadres ne s’improvise pas : c’est un processus à long terme. Je peux vous assurer que la volonté politique est là et que nous allons tout faire pour y répondre. En plus de la réforme de nos filières d’enseignement supérieur pour laquelle nous avons reçu un soutien de la Banque mondiale (31 millions de dollars au total), nous avons commencé à travailler avec BP et Cosmos pour une meilleure adéquation des formations aux besoins du secteur « pétrole, mine et gaz ».

BP, par exemple, a donné dix bourses l’an dernier pour nos lauréats aux concours internationaux. Nous ouvrirons également en 2019 à Zouerate un Institut supérieur des métiers de la mine en partenariat avec la SNIM pour former 60 techniciens supérieurs en génie industriel. C’est là où sont nos besoins les plus criants. Sur un chantier, il faut vingt techniciens pour un ingénieur qui, lui, fait office de chef de chantier, mais ce sont les techniciens qui font le travail. Un peu comme pour les médecins qui ne peuvent pas opérer sans un personnel hospitalier bien formé autour d’eux…

Quels sont les secteurs dans lesquels vous constatez les plus gros déficits ?

Certainement dans le Génie civil et ce, essentiellement, pour des raisons culturelles ; n’oubliez pas que nous sommes à l’origine des nomades ! Le bâtiment et les travaux publics, culturellement, ne nous intéressent pas. Nous nous considérons plus comme des Oulémas avec des vues dans le droit, l’économie l’administration, etc. Mais cela est en train de changer. Nous avons beaucoup de demandes pour les filières informatiques et télécoms.

Il faut avoir une bonne analyse du marché et privilégier l’approche Training Vocational Education System (TVES) des Anglo-saxons. Nous sommes restés trop proches du système français. Il n’y a pas de formation par exemple pour les travailleurs sociaux en Mauritanie. Alors que beaucoup d’organisations internationales voudraient les recruter. C’est pour cela que le trio métier/compétence/ formation doit devenir l’outil de planification par excellence de nos pays africains.

assistance et, donc avec un taux de réussite minime. Avec la réforme,

À quelle sorte de résistances vous heurtez-vous depuis trois ans ?

L’université restant notre principal vivier pour la formation des diplômés, il a fallu la réformer en profondeur. Nous avons notamment dû fusionner deux campus en un. Évidemment, cela a suscité beaucoup de grogne parmi les enseignants. Je constate une percée des filles dans l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, 21 % des élèves à l’École supérieure polytechnique de Nouakchott sont des filles.

Notre plus gros déficit reste dans la Recherche & Développement, et le manque de stages. Or, un diplôme d’ingénieur, c’est 40 % de stages. À ce niveau, nous manquons encore de culture entrepreneuriale.

INTERVIEW

Diallo Mamadou Bathia

Ministre de la Défense

L’efficience du modèle

Le ministre de la Défense, Diallo Mamadou Bathia, explique le succès du modèle mauritanien en matière de lutte contre le terrorisme. Et revient sur le contexte politique préélectoral. Propos recueillis par Christine Holzbauer

Le G5 a tenu une nouvelle réunion à Nouakchott en marge du 31e Sommet de l’Union africaine. Il en est résulté un changement à la tête de son commandement. Reste la question de l’adhésion du Sénégal qui n’est toujours pas tranchée : quelle est votre position à cet égard ?

Le G5 Sahel est une jeune organisation qui évolue très vite. Je n’ai jamais vu une telle mobilisation de la communauté internationale (Nations unies, Union européenne, etc.). Depuis l’annonce de sa création à Bruxelles en 2014, le G5 Sahel est monté en puissance pour renforcer la lutte contre le terrorisme et les trafics illicites, dans cette région très exposée à ce genre de maux. La venue du président Emmanuel Macron, à Nouakchott, a marqué les esprits.

La France s’est beaucoup impliquée dans la sécurité au Sahel particulièrement au Mali. Nous avons une collaboration militaire exemplaire avec le Sénégal et nous effectuons souvent des manoeuvres communes. Le Sénégal, à ma connaissance, n’a pas encore fait de demande d’adhésion au G5 Sahel. De nombreux pays ont déjà demandé à avoir un statut d’observateur : La Tunisie, le Maroc, l’Égypte, et même l’Espagne.

La mutualisation des efforts en matière de défense voulue par la Mauritanie pour lutter plus efficacement contre le terrorisme a-t-elle changé sa vision en ce qui concerne sa propre défense ?

Non, la position de la Mauritanie est complémentaire de celle du G5 qu’elle a contribué à créer, mais elle n’a jamais changé sa propre vision. Le chef de l’État a toujours estimé que le pays ne devait compter que sur ses propres forces pour assurer sa défense. Dès son arrivée, d’importants investissements ont été consentis en faveur de l’armée mauritanienne.

Dès lors, nous sommes le seul pays du Sahel et dans toute l’Afrique de l’Ouest à ne pas dépendre des forces étrangères pour assurer notre sécurité. Il y a une aide technique, certes, fournie par la France et par les États-Unis, mais aucune troupe étrangère n’est présente sur notre territoire. Et cette politique a fini par payer, puisque depuis cinq ou six ans nous n’avons enregistré aucune attaque terroriste sur notre territoire.

Êtes-vous satisfait de la levée de la « zone rouge » sur le triangle touristique de l’Adrar ?

Pour nous, ce label ne se justifiait en aucune façon et relevait de la seule appréciation des autorités françaises quant à un éventuel risque de sécurité en Mauritanie…

Donc, effectivement, je suis très satisfait que la France ait fini par se rendre à l’évidence. Le retour du premier contingent de touristes français a eu lieu en décembre 2017 et tout s’est passé sans incident. Les tour-opérateurs qui avaient l’habitude de travailler avec nous étaient enchantés de revenir dans l’Adrar après toutes ces années. Ils prévoient un triplement du nombre de touristes pour la prochaine saison.

2 réponses à “Dossier Mauritanie : Préparer l’avenir”

  1. Author Thumbnail Maryam dit :

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  2. Author Thumbnail Myriam dit :

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