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African Business

Un Sommet porteur d’espoirs

Les 17 et 18 mai, le sommet de Paris a permis de grandes avancées sur la question des économies fragiles d’Afrique. Il a consacré des annulations de dettes, notamment à l’égard du Soudan. Nul doute que ses conclusions feront l’objet de débats ces prochaines semaines.

Par Laurent Soucaille

En conférence de presse, le président français Emmanuel Macron a plaidé en faveur d’« un New Deal » pour l’Afrique, au-delà des réponses à la crise sanitaire.

Il a promis de récolter 100 milliards de dollars pour l’Afrique. Y compris en recourant aux DTS (Droits de tirage spéciaux) dont la France serait dépositaire. Il faudra convaincre d’autres pays, notamment les États-Unis, de se joindre au mouvement.

Pour l’heure, les DTS sont émis à hauteur de 33 milliards $, dont 24 milliards pour les pays d’Afrique subsaharienne. Ce qui a été jugé insuffisant par les participants au Sommet. « Ce que nous avons dit c’est si les autres pays suivent ce que nous sommes prêts à faire, alors ça représentera 100 milliards de DTS », a déclaré Emmanuel Macron.

Le FMI conduira des travaux pour étendre les DTS ; « c’est le moment d’agir », a reconnu la directrice du FMI, Kristalina Georgieva.

Concernant la dette, la réunion a été l’occasion de rencontrer les principaux bailleurs, y compris les Chinois. « Nous avons réussi à mettre ensemble grâce à cette conférence les États-Unis, la Chine et l’Union européenne qui sont tous d’accord de regarder dans quel sens nous pourrons obtenir », moratoires ou annulations, a indiqué Félix Tshisekedi, le président en exercice de l’Union africaine. Prochain rendez-vous sur cette question : la réunion du G7, le 11 juin 2021.

D’autre part, les participants se sont prononcés en faveur de la levée des brevets afin de favoriser la production sur le continent et la vaccination massive. La France, un temps réticente, a plaidé en ce sens.

Félix Tshisekedi a souligné que l’enjeu résidait aussi dans le message à adresser aux populations, stigmatisant « le travail de sape des réseaux sociaux qui ont diabolisé la vaccination ».

Et pourquoi pas un vaccin Made in Africa ? Une idée qui semble réaliste aux yeux du président du Sénégal. Macky Sall a demandé davantage d’efforts des pays riches en faveur de la vaccination des populations africaines, jugeant alors possible la part de 40% de vaccinés à la fin de l’année.

LS

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