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African Business

Greg Davis, directeur financier de Ecobank Group : « Un processus décisionnel plus efficace »

Pendant cette période, nous n’avons pas développé notre portefeuille de prêts à cause de nos nouvelles procédures, si bien que notre ratio crédits/dépôts est passé de 75 % à 60 %, à la faveur de la hausse des dépôts.

Nous sommes à présent prêts à octroyer davantage de crédits. Accorder des prêts est facile. Tout le monde veut de l’argent, mais nous veillons à ce que nous puissions obtenir un rendement élevé. Avec ces liquidités et nos nouvelles procédures, nous pouvons accorder davantage de prêts. C’est ce que nous allons faire de manière responsable, en 2019.

En termes de prêts, y a-t-il des secteurs ou des institutions qui vous intéressent ?

Nous soutenons les gouvernements du continent africain. La vérité, c’est que nos pays ont plus de difficultés aujourd’hui à accéder aux investisseurs internationaux.

De notre côté, nous sommes en mesure, avec nos partenaires, de financer le développement des infrastructures et les activités commerciales au niveau des États.

Un bon exemple est celui de la Côte d’Ivoire où les investissements dans les infrastructures sont importants. Ils contribuent à la croissance du PIB. Les conditions économiques sont favorables et les producteurs de cacao ou de noix de cajou voient leur activité prospérer. Nous pouvons aujourd’hui leur accorder des prêts, car nous avons une meilleure idée de ce que sera la situation économique dans dix ans, dans le pays.

Quels sont vos plus gros clients ?

Ce sont les gouvernements africains et les institutions internationales, telles que l’Union africaine, les Nations unies ou les grandes organisations de bailleurs de fonds qui envoient de l’argent depuis la Suisse, New York ou Londres. Puis, des géants de l’industrie comme Dangote, MTN, Ashanti Gold et des sociétés dans le secteur des matières premières dans certains pays : pétrole et gaz au Nigeria, cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire…

Quel est le montant des prêts accordés ?

Le montant le plus élevé est de 100 millions $.

Que pensez-vous des microcrédits, pour lesquelles la demande est élevée en Afrique ?

Actuellement, nous n’accordons pas de microcrédits. Les avancées technologiques devraient nous permettre d’évoluer. Comment recueillir, à faible coût, des informations sur des personnes qui nous permettront de leur proposer des microcrédits ? Nous voulons définir une stratégie pour ces clients modestes et obtenir des informations à leur sujet afin que l’on puisse, par la suite, leur accorder des prêts.

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