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D’ambitieux chantiers pour la FAO

D’ambitieux chantiers pour la FAO
  • Publiéfévrier 13, 2024

L’organisme onusien dirigera 48 projets et trois programmes visant à relever les défis à l’intersection de l’environnement, de l’agriculture, de la foresterie et des ressources marines et d’eau douce.

 

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a donné son feu vert à 48 projets dirigés par la FAO d’une valeur d’environ 2,9 milliards de dollars. Soit 294 millions $ en financement de projet et 2,6 milliards $ en cofinancement, qui auront central dans la transformation des systèmes agroalimentaires durables afin d’éradiquer la faim et de préserver l’environnement.

Ces initiatives, qui bénéficieront à 4,2 millions de personnes dans cinq régions du monde, permettront de restaurer plus de 474 000 hectares de terres, d’améliorer les pratiques sur plus de 24 millions d’hectares de terres et d’habitats marins, de créer et d’améliorer la gestion de plus de 2 millions d’hectares de zones protégées sur terre et en mer, d’atténuer 133 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre et d’éliminer 202 tonnes de produits agrochimiques dangereux.

En Tunisie, la FAO restaurera les forêts de pins d’Alep, qui ont souffert de la sécheresse et des incendies de forêt, grâce à une gestion durable des forêts et à l’amélioration des chaînes de valeur de l’agroforesterie.

« Il s’agit du plus vaste programme de travail des projets de la FAO approuvé par le Conseil du FEM », précise Maria Helena Semedo, de la FAO. « En travaillant étroitement sur le terrain avec les partenaires et les pays, ces projets ont le potentiel d’améliorer des millions de vies grâce à la transformation des systèmes agroalimentaires tout en contribuant à la réalisation des Objectifs de développement durable. Avec le FEM, nous nous efforçons d’assurer la sécurité alimentaire mondiale associée à une agriculture durable, inclusive et résiliente, au bénéfice des populations et de la planète. »

Le FEM (Global Environment Facility, en anglais) est la première structure indépendante mondiale de financements de projets liés à l’environnement. Pas moins de 46 se sont associés à la FAO pour accéder au financement du FEM dans le cadre de ce programme de travail.

Le Conseil du FEM a également approuvé trois programmes mondiaux et régionaux dirigés par la FAO et axés sur les systèmes alimentaires, les océans et la restauration des écosystèmes.

Le Programme intégré des systèmes alimentaires (FSIP), dirigé conjointement avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), financera des projets à hauteur de 252 millions $ et des cofinancements à hauteur de 2,2 milliards $ dans 32 pays. Le FSIP se concentre sur la transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux, de la ferme à la table, afin qu’ils soient durables, respectueux de la nature, résilients, inclusifs et exempts de pollution.

 

Pour des océans propres et sains

Le programme aura des retombées positives sur la biodiversité, la dégradation des sols et le changement climatique, tout en améliorant la sécurité alimentaire, la nutrition, les revenus, la durabilité des moyens d’existence et la résilience.

La FAO mettra en œuvre des projets dans 22 pays (dont Afrique du Sud, Angola, Bénin, Eswatini, Namibie, Nigeria, Tanzanie) pour soutenir les voies de transformation des systèmes alimentaires nationaux ou d’autres cadres gouvernementaux et respecter les engagements environnementaux.

Le programme se concentre spécifiquement sur huit chaînes de valeur et secteurs agroalimentaires : le maïs, le riz, le blé, le cacao, l’huile de palme, le soja, le bétail et l’aquaculture. L’initiative devrait également permettre de restaurer plus de 870 000 hectares de terres cultivées, de forêts, de prairies naturelles et de zones humides dégradées, ainsi que d’améliorer les pratiques de gestion de près de 14 millions d’hectares de terres.  Ces mesures permettront d’atténuer plus de 174 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre et d’éliminer 220 tonnes de pesticides très dangereux.

Un paysage de la Barbade, dans les Caraïbes.
Un paysage de la Barbade, dans les Caraïbes.

 

Parallèlement, le programme intégré pour des océans propres et sains financera des projets à hauteur de 100 millions $ dans quatorze pays, avec un cofinancement de 748 millions $, afin de réduire la pollution terrestre des océans dans neuf grands écosystèmes marins, dont les Caraïbes et la mer Rouge.

Le programme s’attaque aux zones hypoxiques marines – également connues sous le nom de « zones mortes » – en réduisant les sources terrestres de pollution provenant de l’agriculture (utilisation excessive d’engrais, pollution du bétail) et des sources industrielles et municipales (eaux usées non traitées) grâce à des mesures politiques et réglementaires et à des investissements dans les infrastructures, combinés à une gestion durable des ressources naturelles et à des solutions basées sur les écosystèmes.

L’initiative, expliquent ses promoteurs, améliorera la gestion de plus de 520 000 hectares de terres et de 423 000 hectares de zones marines protégées, tout en restaurant près de 97 000 hectares de divers écosystèmes.

 

Résilience des populations

Le programme, qui devrait également séquestrer plus de 9 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre, est co-dirigé par la FAO et plusieurs institutions financières de développement.

Enfin, la FAO soutiendra les pays par le biais de projets individuels axés sur la conservation de la biodiversité, la dégradation des sols, l’adaptation au changement climatique et la gestion des systèmes d’eau partagés. Par exemple, au Togo et en Guyane, les projets FAO-FEM viseront à renforcer la connectivité des écosystèmes et la gestion durable des forêts.

À la Barbade (Caraïbes), un projet soutiendra une production alimentaire résiliente au climat, à faibles émissions et sensible au genre, notamment en augmentant la réactivité au climat de la prise de décision grâce à des données agrométéorologiques et à des programmes de formation pratique sensibles au genre.

Au Niger, un projet améliorera la résilience climatique des populations rurales dépendant de l’agriculture, de la sylviculture et de l’élevage grâce à la restauration des forêts et des paysages et à la gestion intégrée des bassins-versants.

En Tunisie, la FAO restaurera les forêts de pins d’Alep, qui ont souffert de la sécheresse et des incendies de forêt, grâce à une gestion durable des forêts et à l’amélioration des chaînes de valeur de l’agroforesterie.

Au Sud-Soudan, la FAO encouragera l’adaptation au climat dans les secteurs agricoles en mettant en œuvre des solutions fondées sur la nature, une planification intégrée de l’utilisation des terres, un accès financier tenant compte des conflits et des approches tenant compte de la parité hommes-femmes.

 

PF, d’après un compte rendu de la FAO.

@AB

 

 

Écrit par
Paule Fax

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