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African Business

Côte d’Ivoire : Accord avec Olam sur la transformation du cacao

Les principaux investissements comprennent : des usines modernes de transformation du cacao à Abidjan (Unicao) et San Pedro ; des usines de traitement de cajou à Bouaké, Dimbokro et Djekanou, employant plus de 3 000 personnes, dont 80% de femmes ; une usine de latex à Aniassué, dans l’Est du pays ; et des usines d’égrenage du coton à Ouangolodougou et Ferkessédougou, dans le Nord de la Côte d’Ivoire.

En Afrique de l’Ouest et centrale, outre le Ghana (depuis 1994), Olam est implanté au Nigeria (1989), au Burkina Faso (1994), au Togo (1996), au Sénégal (2008), ainsi qu’au Cameroun (1994), au Gabon (1999), au Congo Brazzaville (2011)… soit une quinzaine de pays au total. Le groupe singapourien, créé en 1989, est également présent en Afrique de l’Est (Mozambique, Soudan, Tanzanie, Ouganda et Ethiopie), en Afrique australe (Zambie, Zimbabwe et Afrique du Sud) et en Afrique du Nord (Egypte), pour un total de 70 pays au niveau mondial.

Coté à la Bourse de Singapour depuis 2005, Olam, dont les principaux actionnaires sont Temasek Holdings (52,2%), une société d’investissement basée à Singapour, et le japonais Mitsubishi Corporation (20,3%), emploie 70 000 salariés, gère 2,4 millions d’hectares de terres (204 usines de transformation), et a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 20,59 milliards de dollars singapouriens (15,3 milliards US $) correspondant à des ventes de 14,42 millions de tonnes. Le groupe se présente comme le 1er fournisseur mondial de fèves de cacao et de produits à base de cacao, le 1er fournisseur mondial de noix de cajou dont la Côte d’Ivoire est également le 1er producteur, le 2ème fournisseur mondial de café ainsi que de riz, le 2ème négociant de coton à l’échelle mondiale…

Le label « cacao ivoire » a été lancé en mars 2016 lors de la 53è édition du Salon international de l’agriculture de Paris (SIA). Ce lancement a été matérialisé par la signature d’une convention entre le gouvernement ivoirien, le syndicat des chocolatiers, et la fédération des chocolatiers et confiseurs de France qui produisent 25% du chocolat mondial. Le ministre ivoirien de l’Agriculture et du développement rural, Mamadou Sangafowa Coulibaly, et Florence Pradier pour les partenaires techniques et financiers, ont paraphé les documents.
« On ne peut pas faire de chocolat sans ajouter le cacao ivoirien, alors il est temps que les producteurs ivoiriens puissent bénéficier de la valeur ajoutée qui a été créée », déclarait le ministre.

Yves Ibrahima Koné,  nouveau directeur général du Conseil du café-cacao (CCC), l’organe de gestion et de régulation de la filière ivoirienne, a pris ses fonctions le 4 août dernier en remplacement de Massandjé Touré-Litse qui était en poste depuis 2012. Le développement de la cacaoculture figure parmi les axes majeurs des objectifs du nouveau responsable, avec un accent particulier sur les maladies qui menacent cette filière, notamment le ‘swollen shoot’. A cet effet, il a annoncé une intensification de la lutte contre cette maladie et le renforcement des liens avec les structures de recherches afin que le pays conserve son leadership et maintienne une bonne rémunération des producteurs.

Le nouveau siège de l’ICCO à Abidjan a été inauguré le 25 avril 2017, après 44 ans d’implantation à Londres. La 2ème réunion annuelle de l’Organisation se tiendra du 18 au 22 septembre à Abidjan, a annoncé son directeur exécutif, Jean Marc Anga, à l’issue d’une audience accordée le 13 septembre par le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan. Cette réunion portera sur la problématique des cours du cacao (en dollars, baisse de 11% depuis le début de l’année, et de 35% depuis un an), dont la transformation locale accrue permettra d’atténuer l’impact.

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