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African Business

Les projets intégrateurs de la Cemac sont financés

La table ronde organisée à Paris les 16 et 17 novembre a permis à onze projets majeurs d’Afrique centrale de trouver leurs financements. Elle a permis de mieux faire connaître le potentiel de la région dans le but d’attirer davantage de capitaux privés.

Par Laurent Soucaille

Le rendez-vous était attendu, il a tenu ses promesses. Au cours d’une table ronde organisée à Paris, les 16 et 17 novembre, les représentants de la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale) ont mobilisé un total 2 500 milliards de F.CFA. Soient près de 3,8 milliards d’euros, là où les organisateurs en espéraient 3,4 milliards.

« Le secteur privé nous paraît être le canal le mieux approprié pour une allocation optimale des ressources. Nos États ont fait le choix des investissements directs nationaux et étrangers pour accompagner leurs efforts de développement et de transformation structurelle ».

Cette rencontre, organisée quelques semaines après une réunion à Bruxelles, avait pour but d’intéresser les investisseurs à onze projets intégrateurs en cours dans la sous-région. Ces projets nécessitent un investissement global d’environ 2 500 milliards de F.CFA.

Ils s’inscrivent dans le cadre du Programme économique régional (PER), qui vise la mutation profonde des économies de la sous-région pour accroître leurs valeurs ajoutées et contribuer ainsi à la réduction du chômage et de la pauvreté.

Avant la rencontre de Paris, plus de 400 milliards de F.CFA avaient déjà été récoltés pour ces mêmes projets. Parmi les principaux contributeurs figure la BDEAC (Banque de développement des États d’Afrique centrale) qui s’intéresse spécifiquement à six des onze projets, et Afreximbank (Banque africaine d’import-export).

Le pays considéré comme la locomotive de l’Afrique centrale, à savoir le Cameroun, semble le principal bénéficiaire des projets financé ; le pays est présent dans sept des onze projets retenus. Il s’agit de la construction d’un pont sur le fleuve Ntem, notamment, ainsi que divers projets routiers.

La modernisation de la route transnationale Kribi-Campo-Bata reliant le Cameroun et la Guinée équatoriale, la construction de la voie express Lolabé-Campo entre le Cameroun et la Guinée équatoriale. D’autres projets cherchaient des financement dans l’énergie. Comme l’aménagement hydroélectrique de Chollet et des lignes électriques (Cameroun-Congo-Gabon-Centrafrique). Ou encore les interconnexions des réseaux électriques Cameroun-Tchad et des autres pays de la Cemac par la fibre optique.

Les autres projets sont relatifs à la construction des tronçons manquants d’une route sur le corridor Libreville-Brazzaville ; la construction d’une route pour relier le sud-est de la Guinée équatoriale au Gabon. Sans oublier le corridor Congo-Centrafrique-Tchad, et la construction du port sec de Dolisie.

Un appel d’air pour les partenariats public-privé

« Ces projets sont en parfaite synergie avec les plans de développement nationaux des pays de la Cemac, pour relever efficacement les principaux défis du développement durable. Leur réalisation à l’horizon 2025 devrait accélérer durablement l’intégration physique et commerciale de la sous-région », indique la BDEAC.

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