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Coopération

Le Fonds africain pour la science, la technologie et l’innovation

Le Fonds africain pour la science, la technologie et l’innovation
  • PubliéSeptember 1, 2022

Un fonds financé par la Banque africaine de développement viendra compléter le programme Japan Africa Dream Scholarship qui octroie des bourses de deux ans à des étudiants africains pour leur permettre de poursuivre études de troisième cycle.

 

Lors de la récente TICAD (Conférence de Tokyo sur le développement) qui s’est tenu à Tunis le week-end du 27 août, le président de la Banque africaine de développement a chaudement félicité les promoteurs du programme Japan Africa Dream Scholarship. Ce programme est soutenu par le Japan Policy and Human Resources Development Grant, créé par la BAD et le gouvernement japonais. Il permet à des étudiants particulièrement brillants de poursuivre leurs études de troisième cycle dans des domaines de développement prioritaires sur le continent africain et au Japon.

Akinwumi Adesina qui s’était exprimé en marge de la TICAD par message vidéo, a annoncé que la BAD allait lancer le « Fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation » afin de promouvoir des économies fondées sur la connaissance.

Le fonds servira de mécanisme de cofinancement continental pour aider les pays africains à construire des économies fondées sur l’innovation et la connaissance. 

Ce fonds « servira de mécanisme de cofinancement continental pour aider les pays africains à construire des économies fondées sur l’innovation et la connaissance », a déclaré le président Adesina devant plus de 200 participants connectés à l’événement, organisé par la BAD et la JICA (Agence japonaise de coopération internationale) sur le thème, « Intérêt des études au Japon pour les jeunes en Afrique et accélération du partenariat entre l’Afrique et le Japon ».         

« Je sollicite votre ferme soutien au Fonds africain pour l’éducation, la science, la technologie et l’innovation afin de créer des opportunités d’apprentissage académique pour de nombreux jeunes africains. Des initiatives telles que le programme Japan Africa Dream Scholarship ne sont qu’un commencement. Ensemble, nous avons une occasion unique d’offrir une éducation à des millions de jeunes. »

Lors de la table ronde organisée en marge de l’événement, la vice-présidente de la Banque chargée de l’Agriculture et du développement humain et social, Beth Dunford (photo), a expliqué que le partenariat entre l’Afrique et le Japon offrait la possibilité de développer les compétences des jeunes Africains et leur intégration sociale et professionnelle.

 

Valoriser les acquis

« Dans un monde qui devient de plus en plus un village planétaire, et ce, grâce à la révolution technologique, les établissements d’enseignement doivent impérativement préparer les étudiants de manière adéquate pour qu’ils puissent occuper un emploi à temps plein. »

Beth Dunford considère que le programme Japan Africa Dream Scholarship constitue « un exemple de la manière dont l’excellente collaboration avec le Japon aide les étudiants à accéder à des expériences éducatives de qualité ».

Et d’ajouter : « Il est essentiel que les diplômés du programme mettent en pratique les compétences et les connaissances acquises pour améliorer les conditions de vie de leur communauté d’origine. »

Lors de cette conférence virtuelle, d’anciens bénéficiaires du programme Japan Africa Dream Scholarship et de l’initiative African Business Education ont expliqué la manière dont ces programmes les avaient aidés à construire leur carrière.

Edwin Mhede, un ancien élève venant de Tanzanie, a déclaré qu’il avait obtenu une maîtrise en Économie du développement à l’Institut national d’études supérieures de Tokyo et était rentré dans son pays en 2010 pour travailler au ministère de l’Industrie et du Commerce. Il est ensuite retourné dans le même institut pour son doctorat en économie du développement.

« Après mon retour au pays, j’ai occupé le poste de secrétaire permanent adjoint au ministère du Commerce », a déclaré le jeune homme qui a également assumé des responsabilités professionnelles au sein de la Tanzania Revenue Authority. « En l’espace de deux ans, ma contribution a permis au pays d’enregistrer une croissance de 13,6 % dans la perception des recettes », s’est réjoui Edwin Mhede.

Les principaux domaines d’étude de la bourse Japan Africa Dream sont l’énergie, l’agriculture, la santé, la durabilité environnementale et l’ingénierie. Le programme vise également à promouvoir la collaboration interuniversitaire et les partenariats université-industrie entre le Japon et l’Afrique. À la fin de leurs études, les boursiers sont censés retourner dans leur pays d’origine pour appliquer leurs connaissances et compétences nouvellement acquises dans les secteurs public et privé, et contribuer au développement socio-économique national et continental.

Le programme de bourses d’études couvre les frais de scolarité, une allocation mensuelle, un billet d’avion aller-retour, une assurance maladie et une indemnité de déplacement.

@NA

 

 

Écrit par
Paule Fax

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