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African Business

Afrique : Les entreprises françaises préparent l’avenir

Un soutien bienvenu

Parlant au nom du Togo, la conseillère présidentielle Sandra Ablamba Johnson rappelle la mise à disposition, dès le mois d’avril 2020, d’un fonds de solidarité de 400 milliards de F.CFA soit l’équivalent de 10% du PIB du pays. Une plateforme en ligne a permis à la population, dont les entrepreneurs, d’en bénéficier.

Tous ont pu demander des aides, des réductions ou suspensions de paiements de frais d’électricité et d’eau, ou des reports d’échéances fiscales pour les sociétés.. Au fait des enjeux du Forum, Sandra Ablamba Johnson a dit la gratitude du gouvernement togolais envers les entreprises françaises « pour le soutien dont elles ont fait preuve dans des moments difficiles ».

Pour le Gabon, le ministre des PME et de l’Industrie, Hugues Mbadinga Madiya, a expliqué les dispositions de soutien prises au titre du Comité de veille économique qui a poursuivi ce même but de continuité de l’activité. Outre des mesures sociales et fiscales, la Banque centrale gabonaise a été particulièrement sollicitée. « Elle a permis une injection de liquidités dans le système bancaire, soutenant nombre de secteurs. Lesquels ont pu repartir grâce à ces précautions, mais le tourisme et la restauration demeurent moroses. »

Ces constats auront l’occasion d’être actualisés cette année lors du prochain rendez-vous des membres du CIAN, en personne cette fois, le 1er juillet, avec la conviction que « les entreprises demeurent la clé du développement de l’Afrique », selon son président délégué Etienne Giros.

NB

ENCADRE : Un rapport annuel au diapason de la crise sanitaire

La publication du Baromètre du CIAN, menée par Sandrine Sorieul, vient rappeler que les entreprises françaises ne sont pas, comme on le croit trop souvent, cantonnées aux pays francophones du continent mais sont présentes dans presque tous les pays.

Les membres du CIAN donnent des points aux infrastructures des pays africains, en amélioration dans chaque région à l’exception de l’Afrique centrale. Ils notent que celles-ci sont plus nombreuses et qu’en particulier « les télécoms et l’accès à internet donnent satisfaction ». La qualité des réseaux électriques a été particulièrement appréciée en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Au contraire des inquiétudes qui ont traversé les acteurs économiques début 2020, la résistance des systèmes de santé nationaux a fait ses preuves. De la combinaison de ces facteurs émergent des profils de pays relativement préservés comme la Côte d’Ivoire, où 50% des entreprises interrogées ont conservé la valeur de leur chiffre d’affaires 2020, et le Niger où 60% l’ont conservé.

Certains dirigeants d’entreprise font aussi état de leurs mesures d’adaptation matérielles, à l’instar d’Orange, et ont investi pour numériser une partie de leur activité. Leurs prévisions pour 2021 englobent des profils très variés allant de perspectives sombres (faible croissance, faible bénéfice) en Tunisie, à Djibouti, au Congo et en Afrique du Sud, à des prévisions très optimistes pour les entreprises répondant en Mauritanie, au Niger, en Egypte et en Côte d’Ivoire.

Si les secteurs les plus touchés, l’aérien, l’hôtellerie et la restauration, sont identifiés depuis longtemps, ceux qui démontrent leur résilience sont désormais connus : transport maritime, logistique, l’alimentaire de base, les services… et bien sûr le numérique.

 

 

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