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African Business

Vers une croissance limitée de l’Afrique en 2021

De l’utilité des plans de relance

Le problème majeur qui se pourrait se poser est que ces pays n’ont aucun antécédent historique en matière de stabilisation suite à une telle augmentation de la dette. La consolidation fiscale et la génération de revenus seront certainement des facteurs nécessaires pouvant améliorer progressivement leur qualité de crédit.

Au moment de présenter leurs stratégies, les représentants des pays participant – Ghana, Sénégal et Ouganda, ont mis en avant leurs spécificités qui selon eux, devraient être un facteur clé dans toute discussion avec des partenaires désireux de soutenir les efforts de relance post-pandémie dans le continent.

L’autre point clé qui a été soulevé est que ces pays mettent proactivement en place des plans stratégiques de relance économique qui sont à la fois une continuation de leurs efforts de développement durable et la mise en place des fondations nécessaires pour amortir les chocs futurs sur leurs économies.

Le Sénégal est classé deuxième sur 36 pays au niveau mondial pour sa riposte à la Covid-19. Selon Khalifa Sarr, qui représentait le ministère de l’Économie, cela n’aurait pas été possible, si le gouvernement n’avait pas mis en œuvre un programme de résilience économique et sociale de 1,7 milliard $ dès le début du mois d’avril 2020, ce qui représente 7% du PIB.

À son sens, « la communauté internationale devrait reconnaître que toutes les dettes ne sont pas égales ». Un programme socio-économique a un effet structurant : il a le mérite d’avoir sauvé des milliers de vies et renforcé les infrastructures sociales qui protégeront contre de futures pandémies.

L’Ouganda a aussi de son côté, adopté une position proactive, et devrait atteindre une croissance de 2,9% en 2020 et s’approcher de +4% en 2021. Le pays a mis l’accent sur la création d’emplois dans le secteur agricole, qui emploie 70% de la population. Autre exemple, le Ghana, dont l’économie est bien diversifiée, a été favorisé par la stabilité des prix du cacao et le regain d’intérêt des investisseurs pour l’or, ce qui a permis de contrer les effets de la baisse des prix du pétrole.

Pour une nouvelle approche des dettes

En outre, le Ghana a mis en place un programme de liquidités qui devrait stabiliser l’économie à court terme et revitaliser tous les secteurs lorsque le pays sortira de la pandémie.

Enfin, la communauté des investisseurs, représentés par Christopher Marks, directeur général de la banque MUFG, a invité les organisations multilatérales à repenser leur approche en matière de soutien aux dettes souveraines. Il suggère de se concentrer sur le financement des projets de développement d’infrastructures aussi bien sociales que traditionnelles, qui n’incluront pas de garanties souveraines.

Cela donnera plus de latitude aux banques commerciales quant à leurs bilans, afin de pouvoir apporter plus de soutien aux gouvernements qui commencent à renforcer leurs économies. 

*[Vidéo complète sur https://www.youtube.com/watch?v=Xf996Ub2Blo&feature=youtu.be]

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