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African Business

Comment ancrer la culture de l’exportation

L’Afrique de l’Ouest se dote d’un dispositif d’aide aux jeunes souhaitant parfaire leur expertise en matière d’exportations et de conquête de marchés extérieurs. À l’heure de la Zone de libre-échange africaine, il faut désormais penser hors de ses frontières.

Par Kimberly Adams

Le dispositif TAI (Talents africains à l’international) a tenu, début juin, sa première réunion en Afrique de l’Ouest, plus précisément à Ouagadougou (Burkina Faso). Le programme est un mécanisme inspiré de l’expérience du Volontariat international en entreprise (VIE) français, dont l’objectif est d’appuyer les politiques nationales en matière d’emploi des jeunes et de leur intégration dans le tissu économique.

Il vise le développement à l’international des entreprises africaines, des plus petites aux plus grandes, ainsi que celle des organisations professionnelles intermédiaires. Ces dernières recruteront plus facilement les talents motivés. Les personnes recherchées sont des jeunes de moins de 35 ans, diplômés ou non, qui seront envoyés dans d’autres pays africains, pour un renforcement de leurs capacités à l’international.
 
Les premiers « Jeunes volontaires TAI » seront déployés sur le terrain au cours du premier trimestre 2022, pour une durée de deux ans. Pour la période 2022-2023, le dispositif pilote qui concerne dans un premier temps le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ; il sera ensuite étendu à tous les pays membres de l’Uemoa.

Business France, l’organisme français de promotion des exportations et de développement à l’international, est l’agence d’exécution chargée de mettre en œuvre ce projet. Qui reste sous la maîtrise de l’Uemoa, à travers son Réseau des organismes de promotion du commerce (ROPC-Uemoa), l’organisme présidé par Guy M’Bengue. Lequel dirige l’Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire (Apex-CI), un pays au cœur du dispositif.

Le programme « vise à renforcer la culture de l’exportation, en ayant comme levier des jeunes que les entreprises envoient à l’étranger, pour s’aguerrir à l’international », explique Guy M’Bengue. « Ces jeunes reviendront dans leur entreprise initiale ou créeront leur propre affaire. »

D’autres partenaires techniques tels que l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), le Centre du Commerce International (ITC) et l’Organisation Internationale des Volontaires (OIV) apportent également leurs expertises dans la mise en œuvre du projet.

S’aguerrir à l’international

Le dispositif TAI offrira aux institutions économiques et aux jeunes en quête d’expériences professionnelles en à l’international, un creuset pour se valoriser à l’étranger et contribuer à l’intégration régionale dans l’espace UEMOA, par extension, à la Cedeao et finalement, au niveau de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine).

Le programme « vise à renforcer la culture de l’exportation, en ayant comme levier des jeunes que les entreprises envoient à l’étranger, pour s’aguerrir à l’international », explique Guy M’Bengue. « Ces jeunes reviendront dans leur entreprise initiale ou créeront leur propre affaire. »

À terme, l’objectif est de créer une population de jeunes experts en commerce international, africain, de l’Uemoa, qui vont influer sur les exportations de leur pays. Il est attendu qu’au cours du premier trimestre 2022, les premiers candidats soient déployés sur le terrain, pour une durée de deux ans. En 2024, si l’expérience est concluante, elle enverra des missions des jeunes volontaires « TAI » au-delà de l’espace Uemoa.

Au Burkina Faso, par exemple, à la faveur d’une récente subvention de la France, une plateforme pour l’enregistrement et la sélection des candidats (entreprises et jeunes volontaires) sera bientôt ouverte. Elle permettra le placement des candidats sur les marchés cibles des pays voisins au sein de l’espace Uemoa.

« Le Burkina Faso exporte déjà, pour 50% du total, vers les pays de la Cedeao ; avec ces premiers succès, ce que nous ferons au niveau de la ZLECAf sera porteur d’emplois pour les jeunes qui seront formés dans les domaines du commerce international », explique Fallou Ciss, conseiller à la Présidence.

Lequel salue un projet qui vient « en support » des efforts de son pays pour la formation des jeunes, « sans même que nous l’ayons demandé ». En matière d’employabilité, explique-t-il, « on a tendance à regarder d’abord son marché domestique, grâce à des projets comme TAI, on prend conscience du potentiel à l’international ».

Bien sûr, les critères semblent privilégier le secteur informel, mais la « mutualisation » des projets, que souhaite Guy M’Bengue, permettra d’y inclure les apporteurs d’idées venus de l’informel.

KA

Une réponse à “Comment ancrer la culture de l’exportation”

  1. Author Thumbnail Atse martial dit :

    Bonjour a vous nous sommes intéressés par ce projet. Comment s’inscrire pas de site internet ?

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