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African Business

Cameroun : Course contre la montre pour les stades de la CAN

Le retour de AECOM dans le projet a été annoncé, indique Paul B. Bell, « d’où notre espoir que ce partenaire produise lui-même les études. Japoma a un sol sableux, les fondations sont donc capitales. On a bon espoir que les choses qui ont démarré récemment se passent comme convenu ».

L’objectif porte désormais sur une livraison du stade de Japoma d’ici à septembre 2018, respectant les exigences de la Confédération africaine de football (CAF).

La réalisation du stade d’Olembé à Yaoundé, en périphérie de la capitale, est par ailleurs en cours par l’entreprise italienne Piccini Construction, présente depuis mars 2016 sur le site de 32 hectares, dont les terrassements sont achevés. Sa capacité sera de 60 000 places, le complexe comprenant également deux stades d’entraînement, un gymnase…

Comme pour le stade de Japoma, les contrats ont été signés en décembre 2015 « et la première étude a été déposée en mars 2016 », indique Paul B. Bell. « La commission de suivi du dossier technique n’avait pas de financement. Ses membres ont néanmoins commencé les travaux vers novembre 2016, et les premières validations sont tombées vers décembre 2016.

Actuellement, nous avons déjà validé l’avant-projet sommaire et l’avant-projet détaillé. Nous sommes à la validation du projet d’exécution des ouvrages. Nous avons demandé à l’entreprise de nous produire ce document-là de manière progressive, car il est très volumineux. L’objectif est de rattraper le temps perdu. Les études des fondations sont donc en cours de validation et les travaux devront suivre immédiatement ».

Le gros œuvre en béton peut être coulé sur place, « ce qui va prendre du temps », relève le sous-directeur des Infrastructures. « On peut également faire des préfabriqués qu’on viendra agencer sur le site. Avec Piccini, nous sommes convenus qu’une bonne partie des pièces sera préfabriquée au Cameroun et en Italie. Piccini a pris sur lui de faire les préfabriqués en Italie. Cela va lui coûter plus cher, mais c’est la seule option pour rattraper le temps perdu. Le contrat signé en décembre 2015 est de 199 milliards de F.CFA. De toutes façon nous ne disposons pas, à notre niveau au Cameroun, de fonds supplémentaires ».

Evoquant la mobilisation des fonds, Paul B. Bell souligne qu’elle relève du ministère des Finances et du ministère chargé de l’Economie. « A la banque italienne Intesa Sanpaolo qui finance à 85% le projet, comme pour la contrepartie camerounaise, les fonds sont prêts et disponibles. Cependant, pour les décaisser, il y a des préalables à remplir. Piccini a demandé des avances de démarrage qui ont été payées. Les études ci-dessus ont été payées. Mais le paiement appelle décomptes et autres procédures, ce qui prend en général un peu de temps ».

Déplorant « un an de perdu à cause de diverses tracasseries et lenteurs administratives », le responsable du projet pour le compte de Piccini, Sam Thamin, assure que l’entreprise « fera le nécessaire pour respecter les délais qui sont impératifs », soit également septembre 2018.

Le futur stade de la capitale sera baptisé ‘Stade Paul Biya’.

La CAN Total 2019, dont le principal sponsor est le groupe pétrolier français, est la seconde organisée par le Cameroun après celle de 1972.

Outre Douala et Yaoundé, trois autres villes accueilleront les 16 pays en lice (y compris le Cameroun) : Bafoussam à l’Ouest qui bénéficie d’un nouveau stade de 20 000 places financé par la Chine sous forme de prêt de 190 millions de yuans (environ 16 milliards de F.CFA) et construit en 2015 au quartier Kouekong par la China Machinery Engineering Corporation (CMEC) ; Garoua dans le Nord ; et Limbé au Sud-Ouest.

Les ‘Lions indomptables’ camerounais, vainqueurs de la précédente CAN Total 2017 au Gabon, défendront leur titre à domicile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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