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Améliorer la qualité des produits d’origine animale

Améliorer la qualité des produits d’origine animale
  • Publiéjuin 10, 2024

Au Sénégal, un nouveau programme permettra d’accroître durablement la compétitivité dans le secteur de l’élevage et les opportunités d’emplois des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur animales.

 

Le Programme national de développement intégré de l’élevage au Sénégal (PNDIES-P1) vise à développer les chaînes de valeur lait, viande et miel, c’est son nom. Il est promu par le ministère de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage du Sénégal, la BAD (Banque africaine de développement, la BID (Banque islamique de développement) et de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

La Banque africaine de développement déploiera tous les efforts nécessaires pour soutenir les équipes du ministère tout au long de l’exécution du programme.

La première phase du projet, d’un coût total de 78,60 millions d’euros, est financée pour 39,30 millions d’euros par la BAD, pour 39 millions d‘euros par la BID, et pour 300 000 euros par le Centre mondial pour l’adaptation climatique (GCA). L’objectif visé est d’accroître durablement la productivité et les productions animales, d’améliorer la transformation et la mise en marché des produits animaux et d’améliorer la professionnalisation des acteurs.

Le projet d’une durée cinq ans – jusqu’au 31 janvier 2028 –, sera mis en œuvre dans les régions de Dakar, Diourbel, Fatick, Louga, Kaffrine, Kaolack, Kolda, Sédhiou, Thiès et Ziguinchor. Au moins 32 000 personnes, impliquées dans les chaînes de valeur de l’élevage profiteront directement du projet parmi lesquelles 16 000 femmes et jeunes. En outre, 950 000 personnes (dont 51 % de femmes) bénéficieront indirectement de la mise en œuvre du projet.

Plus généralement, ce programme permettra d’améliorer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et la santé publique des populations rurales et urbaines du Sénégal grâce à la mise en place d’un système de contrôle des produits alimentaires d’origine animale, assurant ainsi la sûreté des produits. Le redéploiement du service vétérinaire sur l’étendue du territoire, avec la construction ou la réhabilitation de laboratoires régionaux, permettra de supprimer les abattages clandestins et d’améliorer ainsi l’hygiène et la sécurité sanitaire des denrées animales.

 

Un intérêt croissance pour l’élevage

Pendant deux ans environ, durant sa phase de conception, le projet a adopté une démarche participative, holistique et inclusive, associant l’ensemble des parties prenantes : services techniques des ministères concernés, organisations des producteurs et d’éleveurs, groupements de femmes et de jeunes, société civile, secteur privé et partenaires techniques et financiers.

La mise en œuvre du projet se fait autour de trois composantes : productivité et productions animales, transformation ; mise en marché des produits animaux et professionnalisation des acteurs et enfin, coordination et gestion du projet.

« Cet important volume de financement, qui est une première dans l’élevage, consacré à ce programme d’envergure nationale d’une durée d’exécution de cinq ans, traduit le nouvel intérêt grandissant pour l’élevage », a déclaré Ousmane Mbaye, représentant du ministère de l’Agriculture, cité par Le Quotidien. Le responsable s’exprimait lors d’une cérémonie de lancement du Programme, le 28 mai 2024. Au cours de laquelle il a reconnu que le projet n’aurait pas vu le jour sans le concours de ses partenaires.

« Le PNDIES cherche à améliorer la productivité et les productions animales, ainsi que la valorisation des produits animaux, par la mise en œuvre d’importantes activités portant notamment sur la santé animale, les cultures fourragères, l’amélioration génétique, des modèles de production animale innovants et la professionnalisation des producteurs », a-t-il détaillé. La réussite du plan constituera, a-t-il insisté, une avancée importante dans la quête de souveraineté alimentaire érigée en priorité par le nouveau gouvernement du Sénégal. 

De son côté, Hatem Fellah (BAD) a indiqué que la banque de développement déploiera tous les efforts nécessaires pour soutenir les équipes du ministère tout au long de l’exécution du programme.

Parallèlement, l’État sénégalais a alloué 120 milliards de F.CFA (183 millions d’euros) pour la campagne agricole 2024-2025, comprenant une subvention de 22 % sur les engrais et la distribution gratuite de phosphate.

@AB

Écrit par
Paule Fax

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