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African Business

Afrique : Brèves économiques et financières

Un nouveau terminal minéralier au port d’Abidjan avec SEA-invest

A l’occasion de sa visite en Côte d’Ivoire à la tête d’une mission économique, la Princesse Astrid de Belgique s’est rendue le 24 octobre au port d’Abidjan, où elle a été accueillie par le directeur général du Port autonome d’Abidjan (PAA), Hien Yacouba Sie, et les responsables de l’entreprise belge SEA-invest sur le site du terminal minéralier.

« Nous allons renforcer notre coopération dans un partenariat gagnant-gagnant, car le potentiel minier ivoirien est énorme. Vous pouvez compter sur nous pour que les entreprises belges travaillent davantage dans les ports d’Abidjan et de San- Pedro, afin d’accroître leur compétitivité », a déclaré le ministre des Transports Amadou Koné, précisant que le volume de minerais à traiter devrait passer de 5 à 20 millions de tonnes d’ici à 5 ans.

Le ministre a également exprimé son soutien au groupe SEA-invest dont les activités génèrent en Côte d’Ivoire 300 emplois directs et 1000 emplois indirects. Il a encouragé cette entreprise, qui a réalisé d’importants investissements dans le secteur minéralier, à continuer de partager la vision et la perspective ivoiriennes du développement des activités portuaires.  

Une vingtaine d’accords publics et privés ont été signés les 24 et 25 octobre, dont le plus important porte sur la construction d’un nouveau terminal minéralier au port Abidjan par SEA-invest. Le groupe belge n’a pas dévoilé les détails du contrat.

En marge de cette visite, le directeur général du PAA a reçu le 24 octobre plusieurs entreprises belges, dont Jan De Nul, Tractebel Engineering, Dredging International, Stractec, Widra, ainsi que le Port de Gand.

Des projets d’infrastructures majeurs pour le Grand Abidjan

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, a présidé le 27 octobre la cérémonie de lancement des travaux d’élargissement du boulevard de Marseille, dans la commune de Marcory à Abidjan. Long de 13,4 km, ce projet va décongestionner le trafic dans la capitale économique pour un coût évalué à 50,6 milliards de F.CFA. Les travaux, financés par la BOAD (32 milliards de F.CFA) et l’Etat ivoirien (18,6 milliards de F.CFA), dureront 18mois.

A cette occasion, le chef du gouvernement a annoncé le lancement de plusieurs projets d’infrastructures pour le Grand Abidjan : « Le gouvernement s’est engagé, depuis 2011, dans une dynamique de restauration du patrimoine routier interurbain et urbain. D’autres projets majeurs, d’un coût total de 475 milliards de FCFA, seront lancés dans les mois à venir.»

Ces projets portent sur : la réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny ; la construction de l’échangeur Akwaba; la construction du 4ème pont qui reliera Yopougon au Plateau en passant par Attécoubé et Adjamé; la construction des autoroutes de contournement d’Abidjan; le dédoublement de la route Abidjan-Dabou et de la route de la prison civile; le prolongement du boulevard Latrille ; et la construction d’échangeurs aux principaux carrefours du boulevard Mitterrand.

Quatre hôpitaux militaires avec l’Inde

Le ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la Poste, porte-parole du gouvernement, Bruno Nabagné Koné, a annoncé le 4 octobre à l’issue du conseil des ministres la construction ou l’équipement de quatre hôpitaux militaires  pour 41,8 milliards de F.CFA, afin d’améliorer les conditions de vie des soldats.

« La Côte d’Ivoire a signé une convention en vue de la construction de quatre hôpitaux militaires à Abidjan, Bouaké, Korhogo et Daloa. Cette convention de 71,4 millions $ a été signée avec l’Export-Import Bank of India pour améliorer les besoins les plus urgents dans nos casernes», a indiqué le ministre.

Le décret portant ratification de l’accord de prêt, adopté le 25 octobre par le gouvernement ivoirien, permettra la mise en place d’une nouvelle unité d’imagerie médicale à l’hôpital d’Abidjan ainsi que la construction des trois autres établissements.
Dans le même temps, le gouvernement a décidé de dégager immédiatement un montant de 5 milliards de FCFA pour la réalisation des travaux urgents dans les casernes militaires, notamment la construction et la réhabilitation de cuisines et de réfectoires. Ces travaux seront achevés dans un délai de trois mois.
Selon Bruno Nabagné Koné, il s’agit d’une réponse concrète apportée aux demandes faites par les soldats lors des visites effectuées par le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko.  

Au cours d’une rencontre avec des membres du gouvernement le 9 octobre à Abidjan, l’ambassadeur de l’Inde, Ragutahalli Ravindra, a annoncé que son pays a voté en faveur de la Côte d’Ivoire de nouvelles lignes de crédit de 130 millions $ (environ 72 milliards de F.CFA) au profit du secteur agricole, de la santé et des hôpitaux militaires.

MALI

Reconstruction du Marché rose

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a posé fin septembre la première pierre du chantier de reconstruction du nouveau Marché rose de Bamako. Cette infrastructure conciliera les architectures soudanienne et moderne.

« Le feu, en détruisant ce marché dans la nuit du 20 mars 2014, a détruit la vie de milliers de commerçants qui l’exploitaient et de ces milliers de familles qui se retrouvaient du jour au lendemain sans moyens d’existence et dans la plus grande précarité », a rappelé le président du comité de gestion du Grand marché de Bamako, Gaoussou Coulibaly.

Le projet, qui comprend également des halles aux légumes, représente un investissement de 37,8 milliards de F.CFA entièrement financé par l’entreprise malienne à capitaux turcs Pacray, acquéreur du site. Le Marché rose (7 étages, 2 607 magasins, 48 kiosques, 7 banques…) et les halles (132 boucheries, 95 stands de légumes, 3 chambres froides…) seront reliés par un tunnel qui accueillera 39 magasins. L’achèvement des travaux est prévu dans 24 mois.

MAURITANIE

Une ligne électrique avec l’Inde

Le ministre des Finances, Moctar Ould Djay, et le directeur général de l’Export-Import Bank of India, Harsha Bangari, ont signé le 4 octobre à Nouakchott un accord de crédit acheteur de 110 millions $, au titre du Compte d’assurance export national indien.

Cet accord porte sur le financement du contrat de conception, fourniture et montage de lignes de transport d’électricité 225/90 kV de Nouakchott à Nouadhibou, confié à l’entreprise indienne Kalpataru Power Transmission Ltd. (KPTL).

A ce jour, la banque indienne a déjà accordé au gouvernement mauritanien une ligne de crédit de 21,8 millions $ pour un projet d’eau potable et une usine de traitement du lait.

NIGER

Teyliom construit un nouvel hôtel à Niamey

A l’occasion des Rencontres Africa 2017 organisées à Abidjan du 2 au 4 octobre, Proparco, filiale de l’Agence française de développement (AFD) pour le secteur privé, a signé un nouveau projet avec le groupe Teyliom pour financer, à hauteur de 8,5 millions d’euros (5,6 milliards de F.CFA), la construction d’un hôtel haut de gamme à Niamey sous l’enseigne Noom.

Les déplacements professionnels constituent le principal motif de voyage en Afrique de l’Ouest (85%), mais Niamey manque d’une offre hôtelière aux standards internationaux, alors que la ville se prépare à l’accueil du sommet de l’Union africaine en 2019. Ce nouvel hôtel de 140 chambres, dont l’ouverture est prévue au premier semestre 2019, permettra à la ville de disposer d’un complexe hôtelier et de conférences intégré, facilitant l’organisation d’événements d’importance et renforçant l’attractivité de la capitale.

Le projet permettra de créer plus de 180 emplois la première année d’exploitation et soutiendra le transfert de savoir-faire et la formation des employés en dispensant des formations hôtelières en ligne avec les meilleurs standards hôteliers.

Ce projet est le second de Proparco aux côtés du groupe africain Teyliom, présidé par Yérim Habib Sow, après le Noom Hotel Conakry partiellement financé en fonds propres par le Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA) de l’AFD.

SENEGAL

Le Port du Futur en construction en 2018

Le président Macky Sall s’est entretenu fin septembre avec le Sultan Ahmed Bin Sulayem, PDG de DP World (Dubai Port World), qui compte accroitre le volume de ses investissements au Sénégal.

Selon le groupe émirati, les discussions, en présence du Premier ministre Mohammed Dionne, ont confirmé le plan pour le Port du Futur, dont la construction démarrera avant fin 2018, ainsi que l’accord sur l’allocation de terrain pour la zone franche associée. En attendant, DP World va aussi fournir un plan directeur pour le redéveloppement du port de Dakar actuel.

Pour un montant de 30 millions $, DP World va ainsi contribuer à la réalisation d’un deuxième port à Dakar (sur le site de Bargny, au sud de la capitale) et à l’acquisition de nouveaux équipements pour le Port autonome de Dakar (PAD).

Le Port du Futur sera un port multi-usages avec une zone économique et une zone logistique à proximité du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), en voie d’achèvement. Il devrait être, selon DP World, l’une des zones franches d’Afrique les plus avancées et les mieux organisées, utilisant les derniers équipements et technologies de pointe. Le terminal conteneurs pourrait traiter jusqu’à 1,5 million d’unités par an.

DP World est déjà concessionnaire, depuis octobre 2007 et pour 25 ans, du terminal conteneurs actuel du PAD, dont il a doublé la capacité en novembre 2011 pour la porter à 600 000 TEU par an.

Le PDG de DP World s’est également entretenu fin septembre avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, pour discuter d’un plan directeur du commerce et de la logistique, doté notamment de systèmes douaniers électroniques. « Le Mali a une vieille histoire dans le commerce de l’or et des produits agricoles, et bien qu’enclavé, a l’opportunité de maximiser l’utilisation de ses 1 800 km de voies navigables intérieures comme le fleuve Niger pour connecter les agriculteurs et opérateurs locaux aux marchés internationaux », estime le responsable émirati.

Un programme national pour la sécurité alimentaire

Un atelier de validation du Programme national d’appui à la sécurité alimentaire et à la résilience (Pnasar), dont l’objectif est de « contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages, notamment les plus vulnérables, ainsi qu’au renforcement de leurs capacités de résilience, d’ici à 2022 », s’est tenu le 5 octobre à Dakar. Le Pnasar opérationnalise la Stratégie nationale de sécurité alimentaire et de résilience (SNSAR) dont l’Etat s’est doté en 2016, et s’articule autour de cinq sous-programmes.

Le sous-programme I, Amélioration de la disponibilité d’aliments diversifiés sains et nutritifs, représente 781,62 milliards de F.CFA (soit 32,25% du coût total) et s’appuie sur deux composantes : la gestion durable des ressources et l’augmentation et diversification des productions.

Le sous-programme II, Renforcement de l’accessibilité physique et économique des populations vulnérable à une alimentation diversifiée saine et nutritive, s’élève à 1151,548 milliards de FCFA (47,52% du coût total) et améliorera l’accessibilité des aliments pour les populations par la mise en place d’infrastructures d’amélioration de la qualité et la réduction des pertes. La transformation des produits alimentaires, première priorité des régions, est une composante essentielle de ce sous-programme. . L’accès à l’eau par l’extension du système d’approvisionnement en eau potable, les branchements sociaux de 60 000 familles rurales et 100 000 ménages urbains seront réalisés. Enfin, l’adduction d’eau du lac de Guiers à Dakar et au Ferlo en 2020 permettra de réduire le déficit en eau potable de Dakar et d’intensifier l’élevage dans la zone sylvo- pastorale.

Le sous-programme III, les Nouveaux terroirs résilients, rempart contre l’insécurité alimentaire, porte sur 160,97 milliards de F.CFA (6,64% du coût total) et se décline en trois composantes : le Système d’information sur les ressources des terroirs (SIRT), les Unités mobiles de prestations de services agricoles (UMSA) et les Exploitations familiales résilientes(EFR).

Le sous-programme IV, Renforcement institutionnel et gouvernance de la sécurité alimentaire et la résilience, coûtera 14,116 milliards de F.CFA (0,58% du coût total).

Le sous-programme V, Amélioration du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires, évalué à 315, 135 milliards de F.CFA (13,00% du coût total), consiste essentiellement en une amélioration de la protection sociale des ménages et des dispositifs de gestion de l’information sur la sécurité alimentaire.

Le coût total du Pnasar est ainsi estimé à 2 423,39 milliards de F.CFA pour la première phase quinquennale 2018-2022. Le Pnasar a pris en compte les 212 projets et programmes en cours de mise en oeuvre au sein des ministères sectoriels, financés à hauteur de 1 783,615 milliards de F.CFA soit 73,6% du montant total. Le solde de financement recherché est estimé à 639,774 milliards de F.CFA soit 26,4% du montant total.

« Le document soumis au Premier ministre attend sa validation politique d’ici à la fin de ce mois avant la table ronde des bailleurs de fonds », déclarait le 14 octobre Jean-Pierre Senghor, secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA), qui assure la coordination du Pnasar. La période totale de mise en oeuvre du Pnasar sera étalée sur une durée de 18 ans, articulée sur une approche par phases de cinq ans.

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