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Africa50 – MMC : Investisseurs cherchent projets

Africa50 – MMC : Investisseurs cherchent projets
  • Publiédécembre 18, 2021

La Millennium Challenge Corporation et Africa50 ont signé, à Washington, un protocole d’accord afin d’engager une nouvelle phase dans le lancement de leur plateforme pour les infrastructures MMIA Africa. Reste à trouver des projets « bancables ».

Par Kimberly Adams

Un nouvel instrument a pour objectif de stimuler et d’attirer les investissements en Afrique pour des projets d’infrastructure « bancables ». C’est-à-dire ceux présentant un impact social et économique mesurable. MIIA-Africa est une plateforme de l’agence américaine Millennium Challenge Corporation (MCC) et du fonds Africa50.

Elle soutiendra la préparation de projets, s’attaquant ainsi à l’un des principaux obstacles au déblocage des capitaux au profit du développement des infrastructures en Afrique. Les investissements réalisés concerneront des projets dans des secteurs tels que l’eau et l’assainissement, l’agriculture, la santé, l’éducation, les transports, l’électricité et les télécommunications.

« Le déficit de financement des infrastructures s’est accru avec la crise de la Covid-19, pour s’établir entre 50 et 90 milliards de dollars par rapport à des besoins de financements estimés entre 130 et 170 milliards $ », calcule Africa50.

Les travaux de conception de MIIA-Africa étant à présent terminés, la MCC et Africa50 sollicitent activement des projets d’infrastructure susceptibles de faire partie du pipeline de projets.

L’équipe du MIIA va développer ses liens avec le secteur privé en lançant un appel à manifestation d’intérêt pour obtenir des informations sur des projets qui pourraient éventuellement être réalisés dans le cadre du MIIA.

« La performance de notre institution en matière de financement et d’exécution de projets d’infrastructure à impact en Afrique, fera la différence et permettra de répondre aux objectifs de l’initiative Reconstruire le monde en mieux », juge le directeur général par intérim de MCC, Mahmoud Bah.

« Grâce à la renommée et à l’impact d’Africa50 sur le continent, cette initiative a le potentiel de faire fructifier des projets présentant des opportunités économiques intéressantes ».

Alain Ebobissé, firecteur général d’Africa50, explique dans un communiqué : « Cette nouvelle étape importante du programme MIIA-Africa permettra d’accroître le pipeline de projets bancables et d’attirer davantage de capitaux dans les infrastructures africaines.

Africa50 apportera sa solide expertise en matière de développement et de financement de projets pour accélérer la réalisation de ces projets et soutenir une croissance économique durable sur le continent ».

Une carence et d’énormes besoins

L’Afrique représente environ deux tiers du portefeuille de la MCC, organisme américain qui aide les pays en développement à libérer leur potentiel économique. Africa50 est une plateforme d’investissement créée par des gouvernements africains et la BAD pour combler le déficit de financement des infrastructures en Afrique.

Elle privilégie les projets de moyenne et grande envergure ayant un fort impact sur le développement de l’Afrique tout en proposant un rendement attractif aux investisseurs.

Les besoins en infrastructures sont énormes sur le continent qui continue de connaitre une forte croissance démographique.

Par exemple, 565 millions de personnes n’ont pas un accès fiable à l’électricité. « Le déficit de financement des infrastructures s’est accru avec la crise de la Covid-19, pour s’établir entre 50 et 90 milliards de dollars par rapport à des besoins de financements estimés entre 130 et 170 milliards $», calcule Africa50.

Néanmoins, malgré la crise, les investissements privés dans les infrastructures africaines ont connu une légère hausse de 7,3% depuis 2019 contre une baisse de 52% dans d’autres marchés émergents.

Pour autant, le continent reste en retard en matière de collecte de fonds pour les infrastructures. Et pour cause : seuls 10% des projets parviennent au stade de la clôture financière, ce qui signifie que les projets sont souvent mal préparés.

De plus, le continent fait les frais d’une mauvaise perception du risque, quand bien même « l’Afrique était, en 2020, le second meilleur élève quand il s’agit de rembourser la dette sur les projets d’infrastructures ». En effet, le taux de défaut de paiement s’élève à 1,9% alors qu’il peut atteindre 4,6% en Europe ou 6,6% aux États-Unis.

Dénonçant ce paradoxe, Alain Ebobissé juge que la principale cause de cette carence provient de la préparation des projets et leurs développements. « Trop peu de ressources sont allouées à cette partie du process, la constitution d’un portefeuille bancable. »

@KA

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Par Kimberly Adams

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