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WURI entre dans sa deuxième phase

WURI entre dans sa deuxième phase
  • Publiémai 4, 2020

Garantir la protection des données

Le Président entend attribuer à toute personne physique de nationalité togolaise ou résident au Togo, un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données démographiques et biométriques. Les données recueillies, ainsi que les NIU, permettront ainsi de constituer une base de données centrale, sécurisée et fiable. Elle servira de référence pour la vérification de l’identité des bénéficiaires de services publics, privés ou sociaux.

Ce système s’inspire du modèle d’identification Aadhaar en Inde, permettra de donner à chaque résident togolais une preuve d’identité unique quels que soient son origine ou son lieu de résidence. Bien sûr, cette preuve d’identité sera reconnue dans tous les pays de la Cedeao et au-delà.

Le Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) reçoit un nouvel appui de la Banque mondiale. Qui a approuvé un financement de 273 millions $ pour faciliter l’accès aux services à des millions de personnes.

« L’objectif est de combler le vide juridique constaté aux plans normatif et institutionnel dans le domaine de l’identification biométrique des personnes physiques », reconnaissait le Conseil des ministres du 5 mars 2020. Qui promettait de garantir « la protection des données à caractère personnel ».

Pour sa part, la Guinée est un pays pilote du programme WURI, en phase opérationnelle depuis le printemps 2019. « Il vise à procurer à un nombre important de Guinéens, une pièce prouvant leur d’identité reconnue par les autorités guinéennes », précise Ibrahima Sory Keïta, coordonnateur du Programme dans le pays.

Il part du constat que plus de 25% des adultes n’ont pas de pièces d’identité. « De ce fait ne peuvent pas se prévaloir des droits que leur confère l’identité dans d’autres domaines à savoir, la santé, l’éducation, etc. » Aussi, l’identification unique de la population « permettra-t-elle aux citoyens d’avoir accès aux services sociaux de base », conclut Ibrahima Kéïta.

Le futur Registre national des populations recensera l’ensemble des résidents de Guinée (y compris les étrangers, donc) ainsi que les Guinéens vivant hors du pays.

Écrit par
Par Laurent Soucaille

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