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African Business

Réussir la ZLECAf, pour les jeunes et les femmes

En matière de croissance du PIB de l’Afrique, les gains annuels seraient compris entre 0,35% du PIB (ou 28 milliards de dollars) et 0,54% (44 milliards $) d’ici 2040, en fonction de l’ambition de la réforme. Tous les pays devraient en bénéficier. Pour tous, les exportations devraient augmenter entre 1,5% et 2,2% d’ici 2040. Sans doute faudra-t-il s’attendre à un tassement des échanges avec le reste du monde, en revanche.

 Des gains importants sont attendus dans tous les principaux secteurs (c’est-à-dire l’agriculture et l’alimentation, l’industrie, l’énergie et les mines) dont la valeur pourrait augmenter de 15% (50 milliards $) à 25% (70 milliards $). Plus des deux tiers des gains seront captés par le secteur manufacturier, suivi par le textile, l’habillement, le cuir, le bois, le papier, les véhicules et le matériel de transport, l’électronique.

Plus des trois quarts des gains du commerce intra-africain des pays les moins avancés proviendront de l’industrie, alors que pour les pays africains en développement, l’industrie représentera un peu moins des deux tiers de leurs gains commerciaux intra-africains.

Des gains humains indiscutables

Du côté des services, la levée des barrières non tarifaires devrait engendrer des gains supplémentaires, mal appréhendés par les modèles économiques. Car les services s’accompagnent d’achats de biens et sont donc aussi des catalyseurs du commerce des biens. Une expansion des secteurs de services clés tels que le tourisme, la finance, les communications, les transports et les services professionnels serait bénéfique, d’autant que ces secteurs devraient être libéralisés rapidement. Certains pays africains peuvent se spécialiser dans les secteurs de services, comme cela a été le cas pour plusieurs pays du Golfe.

Les gains s’accompagnent également de l’attente de progrès continus dans l’éducation, le développement des compétences, la santé et d’autres indicateurs de développement humain. À condition de mettre l’accent sur la modernisation des infrastructures liées aux activités commerciales, à la mobilité des facteurs, à la mise à disposition du financement du commerce, en particulier pour les petits acteurs, et l’amélioration des processus de facilitation du commerce aux frontières.

La Zlecaf pour les jeunes

Autant d’éléments essentiels pour réussir ce pari. Le rôle du secteur privé ne doit pas non plus être négligé. Les TPME, dont beaucoup sont dirigées par des femmes et des jeunes, sont essentielles à la croissance ; elles représentent environ 80% des entreprises du continent. Les jeunes sont 1,6 fois plus susceptibles de devenir entrepreneurs.

Les jeunes ont une présence solide dans les secteurs des services tels que le patrimoine, la culture, la musique, la mode, le design et les innovations numériques. Avec un soutien ciblé, les TPME sont bien positionnés pour surmonter la faible productivité, exploiter les économies d’échelle et utiliser le marché continental comme tremplin pour se développer sur les marchés étrangers. Ce, notamment par le biais des chaînes d’approvisionnement continentales et des chaînes de valeur mondiales.

Beaucoup sont déjà impliqués dans des activités transfrontalières dans le cadre des accords commerciaux des CER. L’égalité des sexes est explicitement mentionnée comme un objectif de la ZLECAf dans le préambule de l’accord-cadre. Son application pourrait conduire à augmentation des salaires et contribuer à réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes, grâce aux augmentations plus importantes pour les travailleurs non qualifiés et pour les femmes.

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