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Pour la Banque mondiale, il faut préserver les acquis du développement

Les institutions de Bretton Woods poursuivent leurs actions en faveur des pays touchés par la crise sanitaire. Elles viennent de débloquer 160 milliards $ pour les plus démunis et poursuivent leurs réflexions vis-à-vis des pays les plus endettés.

Par Laurent Soucaille

Le Groupe de la BM (Banque mondiale) et le FMI (Fonds monétaire international) ont réuni leur Comité de développement, soient les représentants de 189 pays et…

La Banque mondiale et le FMI devront passer en revue le problème de  la dette des pays à revenu intermédiaire, et examiner rapidement une panoplie de solutions aux tensions budgétaires et au fardeau de la dette, au cas par cas.

…les partenaires financiers (banque de développement, institutions financières multilatérales, etc.) afin d’intensifier et de coordonner les réponses sanitaires et économiques à la pandémie de Covid-19.

La réunion virtuelle s’est tenue le 17 avril à l’initiative du président de la BM, David Malpass, et de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, quelques jours après la décision des pays du G20 de suspendre un an la dette des pays les plus pauvres.

Les Institutions de Bretton Woods se déclarent en capacité de fournir « massivement d’entrée de jeu » 160 milliards de dollars de financement au cours des quinze prochains mois.

Ce montant comprend 50 milliards de dollars sous forme de dons et de crédits hautement concessionnels fournis par l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. La BM avait déjà annoncé, voici quelques semaines, le déblocage de 57 milliards $ à l’intention de l’Afrique.

« Cette crise a aussi fortement resserré les conditions des financements extérieurs pour les pays sur toute l’échelle des revenus, et perturbe les échanges commerciaux, les chaînes d’approvisionnement et les flux d’investissement. Une coopération multilatérale est nécessaire pour contenir la pandémie et pour atténuer ses conséquences sanitaires, sociales et économiques », a commenté David Malpass.

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« Si nous n’agissons pas rapidement pour renforcer les systèmes et la résilience, ce sont les acquis du développement engrangés ces dernières années qui pourraient facilement être anéantis », a alerté le président du Groupe de la BM dans sa déclaration liminaire au Comité du développement.

Et si le monde entier pâtit des effets de la pandémie, « cette crise frappera probablement le plus durement les pays — et les populations — les plus pauvres et les plus vulnérables ».

Améliorer la capacité d’intervention des États

En conclusions de ses travaux, le Comité de développement « accueille favorablement » le fait que, dans le cadre de cette réponse globale, et à travers le Mécanisme d’aide accélérée face à la pandémie, la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement), l’IDA, mettent à disposition des fonds.

Le doublement des niveaux annuels d’accès aux lignes de crédit d’urgence du FMI est « une réponse importante aux défis qui interpellent les membres, tout comme la décision d’accélérer les procédures internes pour assurer des décaissements plus rapides ».

Ils serviront à soutenir les programmes d’urgence établis dans les pays en développement afin de faire face à la menace pour la santé publique, à mesure qu’ils renforcent leurs systèmes de santé, resserrent leurs filets de protection sociale et améliorent l’accès aux services.

Chacun doit aussi développer sa capacité d’intervention et en consolidant leurs mécanismes de surveillance épidémiologique. IFC (Banque mondiale) met aussi des fonds à disposition pour fournir rapidement un appui financier à court et à moyen terme en vue de faciliter les échanges commerciaux et de soutenir le secteur privé dans son ensemble.

La MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements) proposera des garanties accélérées pour répondre aux besoins de financement pour des interventions d’urgence dans le secteur de la santé et pour le redressement économique.

Faisant suite à la requête adressée par le G20 aux banques multilatérales de développement, le Comité charge la Banque mondiale d’étudier plus avant les possibilités de surseoir aux paiements au titre du service de la dette au-delà de la période de suspension.

Néanmoins, l’Institution doit préserver sa capacité financière, sa cote de solvabilité actuelle et le faible coût de ses financements. La BM doit rendre compte de ses travaux à ses Administrateurs « dans des délais raisonnables ».

La BM et le FMI devront passer en revue le problème de la dette des pays à revenu intermédiaire, et examiner rapidement une panoplie de solutions aux tensions budgétaires et au fardeau de la dette dans ces pays, au cas par cas. Le Gabon, par exemple, pourrait être concerné.

Le Comité se réjouit aussi que « le FMI augmente ses concours financiers en faveur des pays en développement dans le cadre de ses mécanismes de financement ordinaires et ses lignes de crédit d’urgence ». Ces pays pourront obtenir l’aide dont ils ont grand besoin « au moment où il leur manque la marge de manœuvre et l’espace budgétaire nécessaires pour agir ».

Le doublement des niveaux annuels d’accès aux lignes de crédit d’urgence du FMI est « une réponse importante aux défis qui interpellent les membres, tout comme la décision d’accélérer les procédures internes pour assurer des décaissements plus rapides ».

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