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African Business

Le Private Equity résiste au choc

En dépit du ralentissement de l’économie mondiale et des perspectives peu encourageantes à court terme, l’industrie africaine du Private Equity a fait preuve de résilience, au premier semestre.

Par Paule Fax

Le rapport semestriel de l’AVCA (African Private Equity and Venture Capital Association) constate que l’industrie s’est montrée « résiliente », malgré les perspectives peu favorables. Sans surprise, les chiffres collectés par l’association marquent néanmoins un recul marqué.  

« Nous nous attendons à ce que les entreprises de Private Equity et de capital-risque continuent de soutenir les économies africaines face à la tempête, au second semestre 2020 et au-delà. »

Toutefois, l’association a comptabilisé 1,1 milliard de dollars de fonds levés au cours des six premiers mois de l’année, y compris les clôtures finales et intermédiaires. Sur la période, l’AVCA a enregistré 81 transactions d’importance, qui totalisent 700 millions $.

Fin 2019, rappelle l’association des capitaux risqueurs, les perspectives macroéconomiques de l’Afrique étaient globalement positives, avec des prévisions d’une croissance économique robuste à travers le continent.

On envisageait une croissance moyenne de 3,9% en 2020 et 4,1% en 2011. Cependant, comme pour le reste du monde, la pandémie de la Covid-19 a précipité une crise économique, modifiant le paysage socio-économique de l’Afrique et ses perspectives de croissance de manière assez significative. « Les révisions à la baisse de la croissance de l’Afrique illustrent la nouvelle réalité économique, qui menace de bouleverser les progrès réalisés récemment en matière de développement », considèrent les professionnels du Private Equity.

Compte tenu des vulnérabilités structurelles préexistantes, certains marchés africains devraient sombrer dans une récession plus profonde à mesure que 2020 progresse, reflétant les contractions sévères de l’économie mondiale de manière plus générale.

Les mesures d’endiguement de la Covid-19 sur le continent ont interféré avec le commerce intra-africain et perturbé les chaînes d’approvisionnement régionales.

Néanmoins, l’industrie a su garder la tête froide, au premier semestre. La finance, les technologies de l’information et la consommation de biens secondaires ont été les secteurs les plus actifs, attirant 49% des transactions en volume.

Les entreprises technologiques ont représenté 51% des investissements. Le secteur des soins de santé représentait la plus grande part des transactions de Private Equity en valeur (24%), grâce à l’investissement de Mediterrania Capital Partners dans MetaMed, la plus grande plateforme de centres d’imagerie diagnostique en Égypte, en Jordanie et en Arabie saoudite. [Lire :

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Des sorties d’importance

Le secteur des technologies de l’information enregistre la plus forte hausse, tant en termes de volume (+17% contre +8% un an plus tôt) que de valeur (+16% contre +7%).

 Au premier semestre, 39% du total montant clôturé a été réalisé par des fonds de l’Afrique subsaharienne. Les fonds axés sur un pays spécifique représentant 30% du total des fonds levés. Les fonds panafricains et les fonds régionaux représentaient les 31% restants.

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