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African Business

L’Afrique centrale présente ses projets inclusifs

La BDEAC précise que les « douze projets intégrateurs » prioritaires s’inscrivent dans le cadre du Programme économique régional. Lequel vise « la mutation profonde des économies de la sous-région » pour accroître leurs valeurs ajoutées et contribuer ainsi à la réduction du chômage et de la pauvreté.

Ils portent sur différents axes : la facilitation du transport et des échanges, la production et l’interconnexion des réseaux électriques et de communications, le marché commun et la diversification économique, le capital humain.

Il est également prévu la construction d’une université commune au Cameroun et au Congo. Certains de ces projets ont déjà trouvé une grande part de leur financement au sein de la Cemac

Plus généralement, « l’Afrique a besoin de 1 700 milliards d’euros pour combler les besoins en financement de ses infrastructures », calcule Karim Zine-Eddine, directeur des Études chez Paris Europlace (la Bourse de Paris). Le financement est rendu plus compliqué par la crise sanitaire, tandis que l’endettement des États africains devrait s’accentuer, à court terme.  

 « La dette progresse rapidement dans un certain nombre de pays qui sont par ailleurs, entrés dans la crise, déjà très endettés », confirme l’économiste.  Qui constate que plusieurs pays africains ont revu leur programme d’émission, ou l’ont arrêté comme le Nigeria, dès février. Les probables dégradations des notes attribuées par les agences internationales – comme tout récemment celles du Maroc et du Rwanda –, risquent d’exacerber la situation.

 Cette situation devrait ralentir certains projets. « C’est la raison pour laquelle l’Afrique doit développer l’investissement privé dans ses infrastructures, pour accélérer ses programmes de PPP et pour trouver des solutions, car les États seuls ne pourront pas répondre à leurs besoins immenses, en infrastructures. »

Concrètement, les projets vont de la construction d’un pont entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, qui doit aussi être reliée par une voie express au port de Kribi et le nord de la Guinée équatoriale, à l’achèvement de tronçons routiers. Ils prévoient aussi l’interconnexion de réseaux électriques dans la Cemac, le déploiement de la fibre optique…

Il est également prévu la construction d’une université commune au Cameroun et au Congo. Certains de ces projets ont déjà trouvé une grande part de leur financement au sein de la Cemac.

ML

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