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African Business

La croissance à grande vitesse d’une plateforme tunisienne

La plateforme éducative GoMyCode essaime en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, sans négliger son maillage territorial en Tunisie. Elle propose un système hybride mêlant cours en ligne et lieux physiques de partage de connaissance.

Par Aude Darc

GoMyCode se présente comme une plateforme éducative panafricaine qui aide les talents de demain à améliorer leurs compétences numériques. Elle propose des formations abordables et de qualité, ainsi que l’assistance d’instructeurs. Après ses succès à Tunis, dans d’autres grandes villes de Tunisie, la société a ouvert progressivement des Hackerspace à Paris, en Algérie, à Barheim, en Egypte, au Nigeria…

Et la voilà qui ouvre, en ce type d’espace de communautés d’informaticiens au Sénégal, au Maroc, en Côte d’Ivoire, ainsi que dans d’autres cités tunisiennes. Voilà qui répond à son ambition de devenir la plus grande communauté technologique et numérique d’Afrique et du Moyen-Orient.

« La proximité est un élément très important dans notre modèle. Elle nous permet d’atteindre des catégories de personnes plus variées et de les aider ainsi à intégrer l’économie du XXIe siècle », explique Amine Bouhlel, cofondatrice de GoMyCode.

Lancée en 2017 par Yahya et Amine Bouhlel, GoMyCode compte plus de 80 talents un réseau d’une centaine de formateurs. Les fondateurs veulent répondre au décalage criant entre les formations des jeunes Africains et les besoins des entreprises, afin de faciliter l’intégration des talents dans le marché du travail, au sein d’une économie numérisée.

La société estime qu’en Afrique et au Moyen-Orient, 42% des professions sont fortement impactées par la numérisation et 65% de la main-d’œuvre n’a pas les compétences nécessaires dans ce domaine. L’Afrique proposerait pourtant 400 000 emplois à pourvoir dans le secteur numérique. C’est pourquoi la méthode de la jeune entreprise fait se croiser les formations en ligne et les apprentissages, au sein de ses Hackerspaces.

Forte de cette vision, la start-up a formé plus de 10 000 étudiantes et étudiants, ces trois dernières années. Profitant de la centaine de partenaires de l’emploi en Europe, en Afrique et dans le monde arabe, près de 85 % des étudiants ont pu trouver un emploi.

Résolument futuriste, se voulant en rupture avec les schémas traditionnels d’enseignement, GoMyCode entend rendre accessible à tous des formations en développement web, en développement de jeux vidéo, en Intelligence artificielle, en Data science, en UX design, en Marketing digital et en Business intelligence. En octobre 2020, la société annonçait la levée de 850 000 dollars pour poursuivre son expansion.

Une équipe surmotivée

Le modèle est répliqué partout : une équipe jeune – en Côte d’Ivoire, le directeur exécutif a 23 ans, au Maroc, il n’a que 21 ans ! –, un lieu de rencontre, et un tissu de partenaires susceptibles d’accueillir les jeunes en quête d’emploi.

« Nous continuons à concrétiser notre vision d’un enseignement numérique de haut niveau avec une expérience d’apprentissage unique qui laisse des traces durables et a un impact positif sur la vie des gens », commente Yahya Boulel. « Nous allons investir massivement dans notre technologie, notre équipe et renforcer nos opérations », promet le PDG.

Vincent Leconte, est Country launcher de la société au Sénégal, c’est-à-dire en charge de la création ex nihilo d’une filiale à Dakar.

 « Après de nombreux voyages et plus de trois ans passés en Tunisie, j’ai eu l’opportunité de partir vivre au Sénégal, afin de construire le nouveau hub de formation digitale à Dakar. Cette opportunité formidable me permet ainsi de sortir de l’industrie aéronautique où j’ai fait mes premières classes, pour rentrer avec une équipe sur-motivée et une structure solide dans la formation des métiers de demain. »

Le jeune entrepreneur sait sa partition : « Grâce à un nouveau modèle de formation unique en active learning, bien plus adapté et performant que le passive learning du XXe siècle, GoMyCode peut offrir une ouverture et une accessibilité au monde international de la tech à une jeunesse avide de réussite dans l’un des pays les plus prometteur d’Afrique de l’Ouest. »

La plateforme éducative n’oublie pas le territoire tunisien en ouvrant ses portes, cette année, à Béja, Gabès et Gafsa. Cette démarche s’inscrit dans la démarche de la société d’étendre sa présence sur l’ensemble du territoire tunisien, en étant au plus près de ses étudiants. De nouveaux Hackerspaces ont déjà ouvert leurs portes à Nabeul et à El Menzah 5, en attendant l’ouverture prochaine dans d’autres régions.

« La proximité est un élément très important dans notre modèle. Elle nous permet d’atteindre des catégories de personnes plus variées et de les aider ainsi à intégrer l’économie du XXIe siècle », explique Amine Bouhlel. La démarche « participe également à développer l’écosystème du numérique dans la région d’implantation et à créer des communautés tech fortes autour de la société », conclut sa co-fondatrice.

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