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En finir avec les flux financiers illicites

En finir avec les flux financiers illicites
  • PubliéSeptember 30, 2020

« Les pays africains doivent également conclure des accords d’échange automatique d’informations fiscales pour s’attaquer efficacement aux flux illicites », juge la Cnuced qui regrette : « Les gouvernements africains ne s’engagent pas encore suffisamment dans la réforme de la fiscalité internationale. » 

En effet, les pays africains devraient avoir pour objectif de parvenir à une position commune, compte tenu de la dynamique actuelle des réformes internationales, considère la Cnuced. S’il existe bien des négociations en cours, ouvertes à tous, « il n’existait en mars 2020 aucune déclaration officielle sur une position africaine commune, ce qui soulève des interrogations quant au degré d’engagement des pays africains dans ce processus ».

Pourtant, les réseaux régionaux de connaissances, qui visent à renforcer les capacités nationales de lutte contre le blanchiment d’argent et de recouvrement des avoirs, sont essentiels dans la lutte contre la corruption et les flux illicites liés à la criminalité, indique le rapport. Ici, les auteurs se placent dans la perspective de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine),

Une nécessaire coopération internationale

Pour lutter contre la fraude fiscale, les pays africains doivent se doter de règles nationales sur les prix de transfert ; bien souvent les autorités judiciaires locales ne disposent pas des outils nécessaires pour contrôler les entreprises multinationales.

Bien sûr, ce problème ne concerne pas que l’Afrique : « Les flux financiers illicites revêtent un caractère multidimensionnel et transnational », fait observer le président du Nigeria, Muhammadu Buhari. « Ils ont des pays d’origine et des pays de destination, et il existe plusieurs sites de transit. C’est pourquoi l’ensemble du processus d’atténuation des flux financiers illicites implique plusieurs juridictions. »

Les solutions à ce problème doivent passer par une coopération fiscale internationale et des mesures de lutte contre la corruption. La communauté internationale devrait consacrer davantage de ressources à la lutte contre les FFI, notamment en renforçant les capacités des autorités fiscales et douanières des pays en développement.

La Cnuced émet une série d’autres recommandations comme le soutien aux « lanceurs d’alerte » et aux journalistes d’investigation, aux acteurs de la société civile qui dénoncent les fraudes (Panama Papers).

KA 

Écrit par
Par Kimberly Adams

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