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African Business

Deux milliards de dollars d’aide à la santé

Bras financier du gouvernement américain, Development Finance Corporation étend son réseau en Afrique par la promesse d’un soutien accru aux entreprises de santé. Une démarche qui répond à l’urgence sanitaire avant de s’inscrire dans le long terme.

Par la rédaction

L’agence américaine DFC (Development Finance Corporation) entend investir jusqu’à 2 milliards de dollars dans les pays en développement, notamment en Afrique, pour soutenir des entreprises du secteur de la santé. L’agence ciblera les sociétés confrontées à la crise sanitaire en cours. Par ce projet, baptisé « Initiative Santé et Prospérité », DFC souhaite également mobiliser des investissements du secteur privé pour soutenir la résilience sanitaire mondiale.

L’institution investira entre 5 et 500 millions $, sous forme de prise de participation, de prêt et de garantie contre des risques. Ces fonds ou capitaux seront orientés vers des structures de santé aux besoins urgents de matériels ou de soutien technique. DFC prévoit de mobiliser autres 3 milliards $, recueillis auprès d’institutions privées.

L’agence DFC est le nouveau bras financier du gouvernement américain pour le développement dans le monde. La structure remplace la Overseas Private Investment Corporation (OPIC), pour une capacité a été doublée à 60 milliards $.

 « La crise sanitaire sans précédent à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui souligne l’importance de systèmes de santé résilients pour la prospérité, la stabilité et la sécurité mondiales », commente le directeur général de DFC, Adam Boehler. « DFC s’engage à soutenir les solutions du secteur privé aux problèmes de santé dans les pays en développement, qui sont trop importants pour répondre aux seules ressources gouvernementales.»

La structure concentrera son attention sur les projets qui soutiennent la riposte mondiale à la pandémie, particulièrement par le biais d’investissements dans la capacité du système de santé. Ce, y compris les chaînes d’approvisionnement qui élargissent la distribution de diagnostics, de produits thérapeutiques, de vaccins et d’autres fournitures, produits et équipements médicaux.

Les projets éligibles devraient produire des résultats sanitaires tangibles dans les pays en développement, en renforçant les systèmes de santé, en soutenant le développement des infrastructures et en élargissant l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la nutrition. DFC accordera la priorité aux investissements qui complètent les autres programmes de santé mondiale du gouvernement américain. La structure accompagnera aussi les initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes.

Les promoteurs acceptent des propositions de projets dans tous les pays dans lesquels l’agence est autorisée à investir, « en mettant l’accent sur les pays d’Afrique particulièrement vulnérables aux problèmes de santé ». L’appel à propositions est désormais ouvert et acceptera les propositions aussi longtemps qu’il le faudra.

Prévenir de nouvelles épidémies

En réponse à la pandémie de Covid-19, « DFC travaille avec des clients existants et nouveaux pour proposer des solutions qui renforcent les services de santé et injectent des liquidités dans les pays en développement », explique l’agence. Laquelle travaille également avec d’autres entités du gouvernement américain, des ONG, des fondations, le secteur privé et les banques régionales de développement. Elle travaille aussi avec les institutions de financement du développement de quinze autres pays – regroupés sous le label DFI Alliance.

« En impliquant le secteur privé, nous pouvons promouvoir des investissements durables dans la prestation des soins de santé. Nous aiderons, par la suite, à renforcer la résilience nécessaire dans les contextes en développement pour prévenir de futures épidémies », a déclaré Nafisa Jiwani, directrice générale du pôle Initiatives de santé chez DFC.

La US DFC est le nouveau bras financier de l’État américain pour le développement dans le monde. La structure remplace la Overseas Private Investment Corporation (OPIC), pour une capacité a été doublée à 60 milliards $.

L’institution, qui travaille depuis peu avec la BAD (Banque africaine de développement), comptabilise plus de 7 $ d’investissement dans plus de 150 projets sur le continent. Dans la santé, donc, mais aussi dans l’énergie et les technologies.

Adam Boehler avait été nommé en février 2020, par Donald Trump, directeur exécutif de Prosper Africa, l’initiative visant à soutenir les échanges commerciaux et investissements entre les Etats-Unis et le continent africain.

L’Afrique ne représente que 1 % des dépenses globales de santé dans le monde. Le continent consacre environ 5 % de son PIB à la santé, tandis que ses importations en produits pharmaceutiques coûtent un peu plus de 14 milliards $ par an.

Ce retard justifie l’appel du pied du président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors d’une récente conférence virtuelle : « S’il existe 7 000 fabricants de produits pharmaceutiques en Chine et 11 000 en Inde, l’Afrique n’en compte que 375 alors que sa population représente environ la moitié de la population totale de ces deux géants asiatiques. »

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