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African Business

De précieux soutiens pour l’Africa Finance Corp.

Le Fonds OPEP octroie un prêt de 50 millions de dollars à Africa Finance Corporation afin de soutenir les projets d’infrastructure africains. L’objectif est de soulager les États engagés dans des dépenses d’urgence face à la crise sanitaire.

Par Paule Fax

Le Fonds OPEP pour le développement international et Africa Finance Corporation (AFC) ont signé un accord de prêt d’un montant de 50 millions de dollars. Ce prêt est destiné à promouvoir le financement et la construction des projets d’infrastructures nécessaires au redressement post Covid-19 de l’Afrique. Il s’agit de la première coopération financière directe entre ces deux institutions.

Avec le crédit accordé par le Fonds OPEP, qui suit de quelques jours celui de l’agence américaine DFC, l’institution africaine est renforcée dans sa capacité d’investissements dans des projets d’infrastructures. Elle est davantage en mesure d’élargir sa base d’investisseurs.

Ce prêt accordé à l’AFC, d’une durée de dix ans, permettra de contribuer à la réduction du déficit de financement des infrastructures en Afrique. Il facilitera également l’augmentation des flux de capitaux en direction de l’Afrique. En outre, ce prêt contribuera aux efforts de reprise des économies africaines, en permettant aux gouvernements de dégager des fonds publics pour faire face aux besoins de financement urgents liés à la pandémie.

Son PDG, Samaila Zubairu, explique que l’AFC a pris attache avec des partenaires du développement dans le monde entier afin de trouver les moyens d’agir ensemble pour mobiliser les fonds nécessaires au redressement de l’Afrique, après la pandémie.

D’autre part, il paraît nécessaire d’agir ensemble afin d’optimiser le déploiement de ces fonds. Ce prêt s’inscrit dans la lignée des efforts déployés par l’AFC pour soutenir le financement des infrastructures, de l’énergie aux transports en passant par le commerce, essentielles au développement de l’Afrique.

De plus, l’AFC œuvre pour remettre l’Afrique sur la voie d’une croissance pérenne et d’un développement durable. « Nous nous engageons à travailler avec le Fonds OPEP et d’autres partenaires, catalyseurs essentiels du développement des infrastructures essentielles en Afrique », conclut Samaila Zubairu.

Au nom du Fonds OPEP dont il est le directeur général, Abdulhamid Alkhalifa considère également que l’« Afrique a des besoins de financement urgents pour ses infrastructures, et ceux-ci sont devenus encore plus prononcés depuis l’apparition de la pandémie ». Laquelle a freiné la croissance économique et les investissements sur tout le continent.

Un lien pérenne et productif

« Grâce à notre soutien à l’AFC, nous contribuerons à offrir un financement durable aux projets d’infrastructure, ce qui permettra d’améliorer la connectivité, les transports, la logistique, le commerce et la création d’emplois en Afrique », juge Abdulhamid Alkhalifa.

Qui espère que le partenariat avec l’AFC sera « pérenne et productif », car « c‘est en travaillant avec des partenaires régionaux expérimentés que nous sommes en mesure d’amplifier notre impact sur le développement. »

L’AFC est une institution financière de développement qui compte 28 pays membres. Elle a été créée pour accorder des financements et proposer des solutions engagées par le secteur privé dans les domaines des infrastructures, des ressources naturelles et des projets industriels dans toute l’Afrique. Le Fonds de l’OPEP a signé un accord de coopération avec l’AFC en 2017 et ce prêt a marqué le début de leur collaboration sur le terrain.

En début d’année, l’AFC avait reçu un soutien de l’agence américaine de financement pour le développement international. La DFC lui avait accordé un crédit de 250 millions $. L’institution africaine est ainsi renforcée dans sa capacité d’investissements dans des projets d’infrastructures. Elle est également davantage en mesure d’élargir sa base d’investisseurs.

Par exemple, sa filiale Arise IS, premier fournisseur d’infrastructures en Afrique, mettra son expertise à la construction de l’axe routier de quelque 700 km reliant la capitale du Togo, Lomé, à Cinkassé, localité proche de la frontière du Burkina Faso.

La politique d’investissement de l’AFC repose sur une connaissance approfondie du secteur et met l’accent sur les conseils financiers et techniques, la structuration et le développement des projets et le capital-risque. La stratégie vise à répondre aux besoins de développement des infrastructures et à assurer une croissance économique durable en Afrique. À ce jour, l’AFC a investi plus de 8,4 milliards $ dans 35 pays africains.

PF 

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