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African Business

Bénin : Le cap est fixé pour Sonatel

Comme attendu depuis plusieurs semaines, Sonatel va reprendre la gestion de la SBIN, la Société béninoise d’infrastructures numériques. Le gouvernement du Bénin attend un partage de compétences et d’expérience pour bâtir un champion des télécoms.

Par Aude Darc

Le partenariat entre la SBIN et le groupe Sonatel a été officialisé le 21 mai 2021 à Cotonou, par la signature de la convention entre l’État béninois, représenté par plusieurs ministres et officiels, et l’opérateur multiservice de télécommunications. Cette signature n’est pas une surprise : le Conseil des ministres du 24 mars avait retenu la filiale d’Orange comme gestionnaire délégué de la SBIN.

À travers cette convention, « le Bénin choisit le groupe Sonatel comme partenaire stratégique pour son expérience et ses compétences avérées dans la gestion de réseaux et services de communications électroniques fixes et mobiles » se félicite la société basée à Dakar.

« Nous voulons d’une part que vous redynamisiez le secteur du numérique du Bénin en apportant de la valeur à l’ensemble des acteurs et d’autre part, faire de la place de Cotonou celle d’où partent les innovations en matière d’usages numériques, pour l’Afrique. »

C’est dans le cadre de la mise en œuvre des réformes structurelles dans le secteur des télécommunications que la SBIN a été autorisée, en plus de sa mission de gestion des infrastructures numériques et de vente en gros de capacités, à fournir des services de communications électroniques mobiles aux particuliers ainsi qu’aux entreprises. Voilà donc la SBIN devenir le troisième opérateur du pays en téléphonie mobile.

Pour relever ce défi et dans un contexte concurrentiel, « le gouvernement du Bénin a pris la décision de recruter un gestionnaire délégué bénéficiant de compétences solides et d’une expérience avérée », poursuit Orange. L’objectif étant de rendre la SBIN rapidement opérationnelle et efficace pour proposer des offres et services compétitifs aux consommateurs, aux entreprises et aux autres acteurs télécoms. L’État entend faire de la SBIN un opérateur majeur de services fixes et mobiles d’abord au Bénin, puis en Afrique de l’Ouest. 

À travers la gestion déléguée, Sonatel accompagnera la SBIN par un partage de compétences techniques et commerciales et un partage d’expérience dans l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan schéma directeur, avec le déploiement d’un réseau mobile de dernière génération, le lancement de services mobiles et de Mobile money et le renforcement des activités actuelles. 

Le début d’un autre cheminement

Pour le groupe de télécoms, il s’agit de poursuivre ainsi sa politique de diversification de marchés et sa transformation en opérateur multiservices. Politique qui lui a permis d’atteindre et de consolider une position de leader dans le secteur des télécommunications en Afrique de l’Ouest depuis une décennie. En plus de son marché historique au Sénégal, les opérations de croissance ont permis à Sonatel de maintenir des parts de marché dans quatre pays : le Mali, la Guinée, la Guinée Bissau et la Sierra Leone.

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Une « bonne croissance » pour Sonatel

Sékou Dramé, directeur général de Sonatel se dit « honoré » par ce choix porté sur Sonatel et affirme sa « détermination » à mettre en œuvre la vision du président Patrice Talon de « transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et de l’inclusion sociale ».

Les investissements prévus sur les prochaines années par l’État béninois permettront aux populations de profiter de l’expertise et du dynamisme des groupes Sonatel et Orange en matière d’innovation et de développement de l’écosystème numérique.

Pour la ministre du Numérique et de la digitalisation, Aurélie Adam Soulé, la convention est un tournant : « Cette signature marque le début d’un autre cheminement, celui qui va aboutir à la mise en place, conformément à la vision du gouvernement, d’une société robuste, qui va apporter aux populations béninoises, les services numériques, innovants et de qualité. » 

Dans un communiqué, le gouvernement béninois explique que sa volonté est « simple » : « Faire de la SBIN le catalyseur de l’écosystème numérique du Bénin. » Cet objectif, selon le ministre de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni, a conduit le gouvernement à faire le choix de la mise en gestion déléguée de la SBIN.

« Nous voulons d’une part que vous redynamisiez le secteur du numérique du Bénin en apportant de la valeur à l’ensemble des acteurs et d’autre part, faire de la place de Cotonou celle d’où partent les innovations en matière d’usages numériques, pour l’Afrique », a-t-il demandé à Sonatel. Tout en fixant ces objectifs, le ministre a assuré le groupe du « soutien indéfectible » du gouvernement pour les atteindre.

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