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Private Equity, crucial mode de financement

Le fonds de Private Equity impose des contraintes spécifiques, y compris humaines : en siégeant au conseil d’administration, son représentant crée une intimité parfois difficile à rompre à la sortie du fonds. À l’inverse, il est parfois difficile, pour les entreprises à caractère familial, d’associer les capital-investisseurs à sa gestion interne, avec des pratiques et une stratégie souvent différentes. L’expérience du groupe agro-industriel Somdiaa, relatée par son PDG Alexandre Vilgrain, est éloquente.

Certains facteurs ralentissent la progression du Private Equity sur le continent africain, en particulier le manque de disponibilité et de qualification du capital humain

À « l’électrochoc » des due diligences pendant lesquelles « le fonds déshabille la société, la questionne » et remet en cause sa stratégie, succèdent les négociations sur la valeur de l’entreprise, qui met en exergue la divergence de stratégie des deux acteurs. « Le fonds d’inves­tissement a clairement pour objectif de réaliser une bonne affaire à son entrée dans le capital de l’entreprise, alors même que le dirigeant est convaincu que la bonne affaire, c’est la sortie. » Sortie qui peut, paradoxalement, être tristement vécue « comme un divorce par les dirigeants », après plusieurs années d’étroite collaboration.

Certains facteurs ralentissent la progression du Private Equity sur le continent africain, en particulier le manque de disponibilité et de qualification du capital humain, et l’absence d’un solide réseau d’intermédiaires (conseillers, banquiers, courtiers et analystes).

Le risque politique, l’accès difficile à des informations fiables sur le marché, la mauvaise gouvernance d’entreprise et les conditions de sortie difficiles du fait de la taille modeste du marché, sont les principaux autres obstacles à l’essor du capital investissement en Afrique. L’autorité de régu­lation des assurances de l’Uemoa, la CIMA, n’autorise pas les compagnies d’assurances de la région à investir dans de tels fonds. Pourquoi le capital-investissement préfère- t-il les pays d’Afrique anglophone ?

Le contexte y est assurément plus propice. L’Afrique du Sud et le Nigeria ont défi ni une législation et des réglementations pour encadrer le marché des investissements. On y trouve davantage de gestionnaires formés dans les grandes écoles anglo-saxonnes, avec une démographie permettant une taille de marché intérieur plus importante au Nigeria, au Kenya ou au Ghana, par exemple.

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