Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Uncategorized

Private Equity, crucial mode de financement

En Afrique, selon le rapport Private Equity Roundup 2014 d’Ernst & Young, 3,2 milliards $ (le double de 2012) ont été investis dans 98 fonds en 2013 (contre 77 fonds en 2012) et sensi­blement le même montant (3,3 milliards $) a été levé. S’il s’agit du montant levé le plus important depuis 2007 (4,7 milliards $), il est à comparer aux 19,8 milliards $ enregistrés en Chine ou aux 5,6 milliards levés en Amérique du Sud en 2013. Le secteur demeure concentré, puisque le tiers des fonds a été levé par deux acteurs, Ethos (800 millions $) et Vital Capital (350 millions $).

Un modèle adapté à l’Afrique

Selon un rapport sectoriel rédigé par la société Preqin fin 2010, 172 gestionnaires de fonds ont un service dédié à la région Afrique, mais seulement 2 % de tous les fonds d’inves­tissement privés actifs en Afrique ont un siège social sur le continent africain. Les gestion­naires de fonds africains sont regroupés dans quelques pays comme l’Afrique du Sud (qui en héberge 5 %), l’Égypte (9 %), l’île Maurice (7 %) et le Maroc (6 %).

Si le Private Equity constitue un passage obligé pour le développement du continent, il peut parfois s’avérer contraignant pour les entreprises. Pour Jennifer Choi, vice-présidente de l’Emerging Markets Private Equity Associa­tion (Empea), le Private Equity peut dépasser les insuffisances structurelles des marchés de capitaux : « Particulièrement bien adapté au contexte africain, le modèle du capital-inves­tissement séduit une catégorie d’investisseurs de plus en plus internationale et diversifiée. Le capital-investissement offre une solution à des institutions qui auraient pu investir directement dans des entreprises, mais qui en sont dissuadées par l’opacité des marchés. »

« Ces jeunes structures ne sont pas assez solides pour prétendre aux prêts bancaires, mais elles ont besoin des capital-risqueurs »

Il est également un outil pour pallier les difficultés rencontrées par les petites entreprises pour accéder au crédit bancaire. Selon les consultants Jean-Claude Fontanive et Louis-Lyonel Voiron « le microcré­dit et les financements publics à grande échelle des infrastructures ne peuvent pas, à eux seuls, mettre l’Afrique sur la voie d’une croissance durable. Pour que le continent demeure sur cette courbe vertueuse, les fonds de Private Equity sont un passage obligé, dans la mesure où ils permettent de financer l’amorçage et le développement de jeunes entreprises à fort potentiel de croissance. Ces jeunes structures ne sont pas assez solides pour prétendre aux prêts bancaires, mais elles ont besoin des capital-risqueurs, et de l’appui de professionnels qui peuvent les aider à négocier des périodes délicates souvent fatales aux aventures entrepreneuriales.»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts