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African Banker>Évenements

Le business Private Equity

Les principaux acteurs internationaux du Private Equity misent désormais sur le marché émergent que représente le continent africain. Tous en soulignent le potentiel et se félicitent de succès probants.

La demande en capital en Afrique pourrait augmenter de 8 % par an d’ici à 2018, pronostique le cabinet McKinsey. Dans ce contexte, les acteurs du Private Equity consolident leurs positions. Dans un marché embryonnaire, quelques leaders mènent le bal et affichent leurs ambitions.

Ainsi, Wendel entend investir en Afrique, entre 2013 et 2016, près de 700 millions $. La holding française a déjà injecté, 475 millions $, lors d’une augmen­tation de capital de IHS Holding, l’opérateur nigérian de tours de télécommunications. En 2012, Wendel avait déjà investi 125 millions $ dans IHS Holding, qui fait également partie du portefeuille d’Emerging Capital Partners. 

CP, le capital-investisseur panafricain, revendique le titre de première firme de Private Equity à avoir cumulé plus de 2 milliards $ pour l’investissement en Afrique.

Pour Frédéric Lemoine, président du direc­toire de Wendel, il fallait « investir au coeur de la croissance africaine. IHS, en étant un acteur majeur de la téléphonie mobile, est bien placé pour la croissance à venir du continent.»

« critère extrêmement important pour nous était de ne pas dépendre de la situation d’un seul pays. IHS est présent au Nigeria, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et s’engagera dans d’autres pays à l’avenir. L’investissement permet d’équilibrer les risques liés aux situations géopolitiques. »

Au capital d’IHS, le premier actionnaire Wendel côtoie Emerging Capital Partners (ECP), le fonds souverain Korea Investment Corporation (KIC), l’institution financière de développement néerlandaise FMO et le sud-africain Investec.

ECP, le capital-investisseur panafricain, revendique le titre de première firme de Private Equity à avoir cumulé plus de 2 milliards $ pour l’investissement en Afrique. Avec plus d’une décennie d’expérience à travers sept fonds, 50 investissements, plus de 28 sorties ainsi que sept bureaux en Afrique, ECP gère plus de 630 millions $ d’investissements.

Et ses réussites en Afrique sont nombreuses. Par exemple, en janvier 2014, ECP a cédé sa parti­cipation dans la Société d’articles hygiéniques (SAH), leader tunisien dans la fabrication des produits d’hygiène féminine et pour bébé, via une introduction en Bourse de Tunis.

Par cette opération, réussie, l’investissement d’ECP affichait un multiple de cash de 2,4 x à la sortie. L’offre constituait la plus importante introduc­tion, depuis la création de la Bourse de Tunis, et la première sortie d’un investisseur.

Évocant l’attractivité et du potentiel de l’Afrique, Hurley Doddy, co-PDG d’ECP, explique dans une étude publiée par l’Asso­ciation africaine de Private Equity (AVCA), que l’Afrique est encore relativement sous-capitalisée et que le capital-investissement est encore jeune comparé à celui d’autres marchés émergents.

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