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Essor du Private Equity

Un marché de niche

Ces dernières années, l’Afrique de l’Ouest et de l’Est rattrapent leur retard, et la part de l’Afrique du Sud dans les opérations de Private Equity est retombée à 20 % en valeur et 19 % en volume. Si l’activité reste concentrée sur les marchés situés en Afrique anglophone (Kenya, Nigeria), on note depuis 2011 une nette diversification géographique, avec des sociétés soutenues par des investisseurs en capital au Bénin, au Congo, au Ghana, au Liberia, à Madagascar, en Tanzanie.

Les capitaux-risqueurs s’intéressent aux opportunités croissantes du continent, déve­loppant des stratégies de niche sur des secteurs des biens de consommation, de l’énergie verte, des ressources naturelles, de l’impact investing ou des services financiers. Depuis 2010, le secteur de la banque et des services financiers en Afrique subsaharienne a reçu 772 millions $ de fonds en capital-investissement.

En Afrique, selon le rapport Private Equity Roundup 2014 d’Ernst & Young, 3,2 milliards $ (le double de 2012) ont été investis dans 98 fonds en 2013 (contre 77 fonds en 2012) et sensi­blement le même montant (3,3 milliards $) a été levé.

Le secteur des biens de consommation le suit de peu, avec 692 millions $. L’énergie et les ressources naturelles pèsent 1,2 milliard $. En cumulé, 1,399 milliard $ ont été investis dans le secteur des médias et des infrastructures télécoms sur la période. Les activités détenues par les fonds de Private Equity sont valorisées à plus de 1 000 milliards $ en capital dans le monde.

Pour autant, il s’agit bien d’un marché de niche, puisque le montant total des inves­tissements du Private Equity en Europe en 2010 (43 milliards d’euros) représente à peine plus de 1 % de la capitalisation de la Bourse de Londres. En moyenne, au sein de l’Union européenne, l’activité annuelle du Private Equity représente moins de 1 % du PIB. En cinq ans, la part des pays émergents dans le montant des fonds levés est passée de 12 % à plus 20 % (en 2013).

En Afrique, selon le rapport Private Equity Roundup 2014 d’Ernst & Young, 3,2 milliards $ (le double de 2012) ont été investis dans 98 fonds en 2013 (contre 77 fonds en 2012) et sensi­blement le même montant (3,3 milliards $) a été levé.

S’il s’agit du montant levé le plus important depuis 2007 (4,7 milliards $), il est à comparer aux 19,8 milliards $ enregistrés en Chine ou aux 5,6 milliards levés en Amérique du Sud en 2013. Le secteur demeure concentré, puisque le tiers des fonds a été levé par deux acteurs, Ethos (800 millions $) et Vital Capital (350 millions $).

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