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African Banker

Une formation aux Fintech pour les journalistes

Une formation aux Fintech pour les journalistes
  • PubliéSeptember 16, 2022

Constatant un déficit d’information dans la presse africaine, Ecobank s’associe à AMA Academy pour lancer la première formation panafricaine sur les Fintech destinée aux journalistes. Formation doublée de prix du Journaliste Fintech de l’année.

 

D’un côté, Ecobank, le premier groupe bancaire panafricain, qui s’est engagé à développer et à soutenir les Fintech pour transformer la finance et la banque numériques. De l’autre, AMA Academy, la seule plateforme panafricaine d’apprentissage en ligne gratuite dédiée à la formation des journalistes en Afrique.

Les deux acteurs ont décidé de travailler ensemble pour élaborer des modules de formation sur mesure portant sur les Fintech à l’intention des journalistes du continent spécialisés dans l’économie, la finance et les technologies. Les modules seront disponibles en deux langues : l’anglais et le français.

Plus généralement, l’objectif de l’AMA Academy est de former et de certifier 10 000 journalistes et professionnels des médias d’ici 2027, en leur permettant d’acquérir des compétences dans tous les genres et secteurs du journalisme, afin de promouvoir des reportages de haute qualité.

Le programme en cinq modules sera dispensé en ligne par des experts du secteur et donnera lieu à une reconnaissance et à des distinctions pour les meilleurs journalistes Fintech d’Afrique. Il couvrira des sujets tels que l’histoire des services financiers en Afrique, leur transformation, la Blockchain, l’intelligence artificielle dans la Fintech et l’Open banking. Il portera également sur la sécurité, la réglementation, la gouvernance, l’inclusion et les tendances futures du marché des Fintech en Afrique. Le partenariat vise à apporter une connaissance et une compréhension plus approfondies de ce secteur qui connaît la plus forte croissance sur le continent, à améliorer la qualité des reportages et à susciter davantage l’intérêt du public.

Eloine Barry, fondatrice de African Media Agency

Eloïne Barry (photo ci-contre) est la directrice générale de African Media Agency et AMA Academy. Elle précise : « Nous sommes ravis de nous associer au Groupe Ecobank, qui est à l’avant-garde de la transformation et de la progression des Fintech en Afrique. Notre académie est également déterminée à améliorer les compétences des journalistes en leur donnant accès à des experts et à des formations. Les journalistes doivent souvent couvrir plusieurs sujets, et notre objectif est de les aider à améliorer la qualité et l’efficacité de leurs reportages ».

 

Déficit d’information africaine

L’Afrique représente 45,6 % des activités de paiement mobile dans le monde, un phénomène rendu possible par le développement rapide de l’accès à l’Internet et aux téléphones intelligents, et amplifié par la pandémie de la Covid-19, en 2020.

Selon les chercheurs du secteur des technologies, en 2021, les entreprises Fintech ont reçu 60 % des plus de 4 milliards de dollars d’investissements dans les technologies, dépassant ainsi le total des investissements réalisés dans l’écosystème plus large des start-up technologiques au cours des années précédentes. On estime que 6 millions de jeunes Africains accèdent à l’internet chaque année, ce qui offre des perspectives de croissance très intéressantes dans des secteurs Fintech émergents tels que l’agriculture, l’assurance, les soins de santé, les énergies propres et l’éducation. Ce, en plus de domaines relativement inexplorés tels que le crowdfunding, la technologie Blockchain, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée.

« Malgré tout le bien que l’on peut penser de la croissance de l’industrie africaine des technologies financières, il demeure des lacunes et un déséquilibre dans la façon dont elle est présentée », explique Eloïne Barry. Qui constate : « Aujourd’hui, ce sont les médias internationaux qui en parlent. Nous n’abordons pas suffisamment le sujet avec une analyse approfondie de ce qui se produit réellement en Afrique, par des Africains. »

C’est pourquoi cette formation « donnera aux journalistes la confiance, les compétences et la compréhension nécessaires pour devenir aussi pertinents et compétitifs que les journalistes spécialisés dans le même domaine dans les médias internationaux », conclut la fondatrice de AMA.

 

Prix du Journaliste Fintech de l’année

Djiba Diallo, conseiller Fintech chez Ecobank, précise l’enjeu de ce partenariat : « Le continent a vu l’essor de marchés émergents en dehors des bastions traditionnels que sont le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud, notamment en Éthiopie, au Ghana, au Sénégal, au Rwanda et en Ouganda, pour n’en citer que quelques-uns. Ce sont des pays où Ecobank est présente et où le cours de formation aux médias sur les Fintech aura un réel impact. » En tant que groupe bancaire panafricain, Ecobank « souhaite développer les solutions Fintech locales, dont beaucoup ont le potentiel de devenir des solutions mondiales, et donner à nos partenaires médias locaux les moyens de les faire connaître ».

Les journalistes qui suivront l’intégralité des modules de formation auront également la possibilité de recevoir le prix du meilleur journaliste anglophone et francophone dans le domaine de la Fintech lors d’une cérémonie de remise des prix organisée à l’issue de la formation.

Plus généralement, l’objectif de l’AMA Academy est de former et de certifier 10 000 journalistes et professionnels des médias d’ici 2027, en leur permettant d’acquérir des compétences dans tous les genres et secteurs du journalisme, afin de promouvoir des reportages de haute qualité. Elle aide également les journalistes à savoir tirer profit de leur métier et à diversifier leurs articles. L’AMA Academy est actuellement présente dans 23 pays africains.

En savoir plus au sujet de cette formation : https://amacademy.io/ecobank

 

 

@ABanker

 

Écrit par
Kimberley Adams

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