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African Banker

Une activité toujours soutenue pour la BDEAC

Une activité toujours soutenue pour la BDEAC
  • Publiéjuin 21, 2024

La Banque de développement de la CEMAC affiche une légère baisse de son résultat net, qui demeure largement dans le vert. Elle multiplie les partenariats afin de poursuivre sa modernisation.

 

La BDEAC (Banque de développement des États de l’Afrique centrale) fait part d’une « intense activité en 2023 », en dépit du « ralentissement généralisé des économies aussi bien dans la sous-région que dans le reste du monde ». Aussi, le solde de l’exercice écoulé ressort-il en baisse, mais toujours largement positif.

En effet, pendant la période référence, la BDEAC l’institution régionale de financement du développement créée pour promouvoir le développement de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) a poursuivi la mise en œuvre de son Plan Stratégique « Azobé 2023-2027 ». Ce, à travers des activités de mobilisation et de diversification des ressources, de prise d’engagements nouveaux, de réformes structurelles et opérationnelles ainsi que de renforcement de la coopération avec les acteurs du secteur financier.

Afreximbank voit en la BDEAC « un partenaire régional stratégiquement important grâce auquel et avec lequel nous pouvons étendre nos interventions en faveur des États membres de la CEMAC ».

La banque, affiche un résultat net de 3,8 milliards de F.CFA, en repli par rapport aux 4,15 milliards enregistrés en 2022 et aux 5,8 milliards de 2021. Ces derniers mois, la BDEAC a décidé d’augmenter son capital social de 1 200 milliards FCFA à 1 500 milliards FCFA, ainsi que le niveau du capital libéré de 10% à 25%.

Ces mesures sur le capital ont permis, d’après la BDEAC, d’amortir les chocs externes subis des économies d’Afrique centrale et de contribuer à l’augmentation de ses fonds propres. La Banque de développement indique qu’elle entend améliorer sa gouvernance, à travers l’accélération des travaux de redéploiement de sa comptabilité aux normes IFRS et du démarrage effectif des travaux relatifs à la notation financière. Son objectif reste le même : se positionner comme une banque moderne au service du développement de la sous-région.

Quelques semaines après avoir renforcé ses liens avec la BADEA (Banque arabe de développement économique en Afrique), la BDEAC se tourne vers Afreximbank.

En effet, la Banque africaine d’import-export et la Banque de l’Afrique centrale ont conclu un protocole d’accord officialisant leur coopération et leur collaboration dans la promotion du commerce et du développement économique.

En vertu du protocole d’accord signé lors des Assemblées annuelles d’Afreximbank, qui viennent de s’achever aux Bahamas, les deux institutions, qui entretiennent déjà une relation étroite et de longue date, « élargiront et renforceront leur collaboration et leur coopération en unissant leurs forces pour soutenir le programme de développement économique de l’Afrique », souligne un communiqué commun.

Afreximbank et la BDEAC collaboreront également à travers une série d’interventions et d’initiatives, y compris la participation équitable, la facilitation de l’identification, la préparation et le cofinancement de projets, le renforcement des capacités, la consultation et l’échange d’informations.

Selon l’accord, le nouveau cadre de coopération ouvrira la voie à un programme de transformation structurelle dans la région de la CEMAC en combinant le développement des infrastructures, les interventions liées au développement durable et le financement du commerce.

Kanayo Awani, est vice-présidente exécutive d’Afreximbank, en charge de la Banque du commerce intra-africain et de développement des exportations. Elle considère que cet accord constitue « une étape importante » dans la consolidation des relations croissantes entre les deux institutions, tout en créant une plateforme officielle de coopération sur des questions d’importance mutuelle.

Kanayo Awani (Afreximbank), échange des documents de protocole d'accord avec Jean Paterne Megne Ekoga, vice-président de la BDEAC.
Kanayo Awani (Afreximbank), échange des documents de protocole d’accord avec Jean Paterne Megne Ekoga, vice-président de la BDEAC.

 

« Outre la possibilité de participations croisées dans nos capitales respectives, il permettra de mettre en commun nos forces pour soutenir des projets d’intégration encore plus ambitieux, en créant en fin de compte le cadre de renforcement des capacités nécessaire à la croissance continue à long terme de nos institutions. » Afreximbank voit en la BDEAC « un partenaire régional stratégiquement important grâce auquel et avec lequel nous pouvons étendre nos interventions en faveur des États membres de la CEMAC, dans le contexte du commerce intra-régional et de la mise en œuvre de la ZLECAf », se réjouit Kanayo Awani.

@ABanker

 

Écrit par
Kimberley Adams

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