x
Close
African Banker

Un Fonds d’ajustement pour la ZLECAf

Un Fonds d’ajustement pour la ZLECAf
  • Publiéoctobre 6, 2023

Dirigée par Jean-Louis Ekra, une société basée au Rwanda pilotera le Fonds d’ajustement pour la ZLECAf, constitué de trois compartiments. Cet outil aide les pays et les entreprises à s’adapter aux nouvelles contraintes du libre-échange.

 

Le Secrétariat de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) et Afreximbank ont reçu mandat de rendre opérationnel le Fonds d’ajustement de la ZLECAf. Pour cela, les différents partenaires constituent une société ad hoc, qui centralise ses opérations au Rwanda.

Le Fonds soutiendra les pays et les entités privées par le biais d’un financement, d’une assistance technique, de subventions et d’un financement de compensation dans leur transition vers le nouveau régime commercial que constitue le libre-échange. Il atténuera tout impact négatif pouvant survenir au cours de ce processus. En fournissant un soutien ciblé, le Fonds vise à s’assurer qu’aucun pays n’est laissé-pour-compte et que les avantages de la ZLECAf sont partagés équitablement et de manière durable à travers le continent.

Le conseil d’administration, composé d’experts et de dirigeants motivés du continent, prendra les mesures nécessaires pour garantir le respect de toutes les règles et réglementations.

La réunion inaugurale du conseil d’administration du Fonds s’est tenue ce 6 octobre 2023 à Kigali, nous enseigne un communiqué d’Afreximbank. Les membres du conseil ont délibéré sur des questions clés qui serviront de base à l’opérationnalisation réussie du Fonds. Parmi ces questions figure la désignation du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), la plateforme d’investissement d’impact d’Afreximbank, en tant que gestionnaire du Fonds d’ajustement.

Le Fonds d’ajustement de la ZLECAf se compose de trois compartiments, à savoir le Fonds de base, le Fonds général et le Fonds de crédit. Le Fonds de base utilisera les contributions des États parties de l’accord de libre-échange ainsi que des subventions et une assistance technique pour remédier aux pertes de recettes tarifaires qui résulteraient de sa mise en œuvre de l’accord.

Le Fonds général financera le développement d’infrastructures propices au commerce, tandis que le Fonds de crédit servira à mobiliser des fonds commerciaux pour soutenir les secteurs public et privé afin de leur permettre de s’adapter et de tirer parti des opportunités créées par l’accord de libre-échange.

 

Une vision grandiose

Jean-Louis Ekra, président du Conseil d’administration de la Société du Fonds d’ajustement de la ZLECAf, explique l’enjeu : « Le Fonds d’ajustement n’est pas destiné à perpétuer la dépendance, mais plutôt à encourager l’autosuffisance. » Ses ressources visent à aider les pays à surmonter les obstacles temporaires et « à jeter les bases d’une résilience économique à long terme ». Grâce à des investissements judicieux et à une planification stratégique, « les États membres peuvent utiliser le soutien du Fonds pour renforcer leurs capacités de production, diversifier leurs économies et accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs de développement durable », explique Jean-Louis Ekra. L’ancien président d’Afreximbank invite les Africains à « saisir cette occasion historique de libérer le vaste potentiel de l’Afrique, de renforcer l’intégration régionale et de forger ensemble un avenir meilleur pour tous ».

De son côté, Wamkele Mene (photo ci-contre), qui dirige le secrétariat de la ZLECAf, salue la réunion inaugurale du Conseil d’administration du Fonds, « qui annonce une étape importante dans la mise en œuvre réussie de l’accord ». Les partenaires s’engagent « à fournir le soutien nécessaire aux États parties et aux entités privées par l’intermédiaire du Fonds d’ajustement ». Le conseil d’administration, composé d’experts et de dirigeants motivés du continent, prendra les mesures nécessaires pour garantir le respect de toutes les règles et réglementations.

Évoquant « la réalisation urgente d’une vision grandiose », Marlene Ngoyi, directrice générale du Fonds pour le développement des exportations en Afrique, considère que « cet accord transformateur a le pouvoir de créer un avenir plus prospère, plus équitable et plus durable pour des millions de personnes à travers le continent ».

@ABanker

Écrit par
Kimberley Adams

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *